‹ Considérations sur les fractures du crâne chez l'enfantChapitre 4 sur 19 · LA LE · texte numérisé non relu

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pour ses conseils éclairés et bienveillants dans la rédaction de ce travail.

Dans notre travail, nous rappellerons brièvement l’anatomie pathologique et la clinique des fractures du crâne chez l'enfant, en insistant particulièrement sur les épanchements sous-dure-mèriens et extra-dure-mèriens.

Ensuite, nous étudierons les signes qui doivent plaider en faveur de la trépanation, et les résultats qu’on en obtient chez l’enfant.

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Considérations anatomiques et cliniques sur les fractures du crâne chez l'enfant

Les fractures incomplètes de la voûte sont rares; en effet, la voûte est peu épaisse, le diploé est peu abondant, les sinus et cellules aériennes manquent.

Les fractures complètes, qui sont le plus souvent loca-

lisées à la voñte, présentent plusieurs variétés.

jo — FEnfoncements avec fracture

C’est une variété qu’on rencontre très souvent chez l'enfant. On peut la diviser en deux sous-variétés :

a) l’enfoncement simple ou le fragment enfoncé n’est pas complètement détaché;

b) l’embarrure des anciens auteurs, où le fragment est complètement détaché.

Ce sont des lésions assez fréquentes, Sorrel, dans sa statistique portant sur 109 cas, signale 25 enfoncements dont 11 avec embarrure.

Dans nos observations sur 11 cas, nous trouvons deux enfoncements, un enfoncement avec embarrure et un enfoncement avec fragment détaché de la table intérieure.

Ce sont des lésions graves, qui s’accompagnent le plus souvent d'atteinte encéphalique ou méningée, surtout les

embarrures.

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20 — Enfoncements sans fracture

Ce sont des lésions assez rares. Broca les signalait chez le nourrisson sous le nom « d’enfoncement en balle de celluloïd ». Sorrel, sur ses 109 cas, n’a vu cette variété que deux fois.

30 — Fissures

La forme fissuraire des fractures du crâne chez l’enfant diffère peu de celle qu’on a rencontrée chez l’adulte, du moins en ce qui concerne la lésion osseuse seulement. En général, la fissure est simple, rectiligne, parfois elle est rameuse. Elle est souvent transversale et franchit alors souvent la ligne médiane, mais elle n’atteint que rarement la base du crâne.

Parfois, elle se rapproche de la direction antéro-postérieure et se prolonge alors souvent jusque sur le frontal et la paroi supérieure de l’orbite, ou sur la lame criblée de l’éthmoïde.

40 — Disjonctions suturaires

C’est une particularité anatomique de l’enfance. On l’observe en général avec d’autres fractures plus ou moins graves, mais elle peut devenir dominante. Chez l’enfant, il n’est pas rare qu’une fracture, de la suture sagittale en particulier, se coude en baïonnette, empruntant sur une longueur variable le trajet de la suture disjointe.

Le trait de fracture irradie assez rarement de la voûte à la base.

Les fractures isolées de la base du crâne ont été considérées comme rares chez l’enfant, mais tout récemment Beckmann, en radiographiant systématiquement 331 cas de traumatismes crâniens chez l’enfant, a décelé une lésion

de la base dans 74 cas, dont 11 sans aucun signe clinique.

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Lésions meningo-encéphaliques

Le fait anatomo-pathologique le plus important chez. l'enfant est que la fissure la plus simple se complique souvent d’une déchirure de la dure-mère et de contusion cérébrale. On sait que chez l’adulte, la dure-mère, très résistante et peu adhérente à la voûte, se laisse facilement décoller sans se déchirer. Il n’en est pas de même chez l’enfant, où la dure-mère, très adhérente à l’os, ne peut guère se décoller et se déchire habituellement au ras même du trait de fracture. Donc, tous les épanchements qui, chez l’adulte, ont une tendance à se faire dans la cavité cranienne et qui peuvent y provoquer des symptômes de compression, vont pouvoir passer facilement dans les tissus superficiels, pour s’y collecter ou s’y diffuser et se résorber.

Pourtant, il ne faut pas croire qu’il soit exceptionnel de rencontrer des épanchements intracrâniens, soit sus-dure-

mèriens soit sous-dure-mèriens.

Hématomes extra-dure-mèriens

Tous les traités classiques enseignent que les hématomes extra-dure-mèriens chez l’enfant sont exceptionnels.

Si l’on se reporte au travail de Gérard-Marchant, paru en 1881, sur les épanchements crâniens consécutifs aux

traumatismes, on lit :

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