PS
Parfois même, cet intervalle libre se compte par semaines ou par mois. L'évolution des accidents, par étapes d’aggravations successives, correspondant à des reprises de lhémorragie et séparées par des périodes d'amélioration apparente, est également assez particulière aux hémorragies intra-durales (Henschen). Les signes généraux de compression cérébrale y existent comme dans les hématomes extra-duraux.
L’hémorragie intra-durale se faisant ordinairement en nappe mince et étalée, détermine une compression assez superficielle du cortex et, par conséquent, des phénomènes d’excitation plutôt que d’inhibition.
D'autre part, l’épanchement peut agir sur des régions de l’encéphale éloignées l’une de l’autre, en laissant indemnes les régions intermédiaires.
Les signes de localisation appartiennent exclusivement aux hématomes de la convexité. Les signes d’irritation méningée appartiennent en propre aux hémorragies intradure-mèriennes; une douleur localisée, très vive, de la raideur de la nuque, le signe de Kernig, une agitation délirante, des absences. La ponction lombaire montre du sang dans le liquide céphalo-rachidien.
Ces hémorragies sous-dure-mèriennes ont été encore peu étudiées en France. A l’occasion de deux remarquables observations de Fèvre et Bertrand, portées devant la Société de chirurgie de Paris, Mondor à réuni les observations éparses dans la littérature, une quinzaine environ.
Parmi les observations antérieures, quelques-unes sont particulièrement intéressantes; celle de Mac Erven pour sa date: 1879; celle de Vacari, qui concerne un enfant de
11 mois; celle de E. Orven pour le bon résultat obtenu