‹ Considérations sur les fractures spontanéesChapitre 11 sur 28 · LL UE · texte numérisé non relu

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des fragments qui indolents glissent sans cesse l’un sur l’autre. 2° C’est qu'il se produit souvent en même temps, un même travail d'usure osseuse à l’une des extrémités de l'os, dans les articulations, voisines, et qu’il y a fréquemment coexistence d’une arthropathie. On sait combien par exemple, la résorption du cal fémoral peut être poussée loin, à tel point que dans quelques cas tout le tiers supérieur du femur peut disparaître par évidement. Voilà ce qu'il faut rechercher et dont il faut aussi tenir compte, avant de parler d’un racourcissement spécialement accentué. Ainsi done, pour nous, le racourcissement pas plus que le cal n’a aucun caractère de spécificité, n’est en aucun cas et ne doit jamais être considéré comme signature de la fracture tabétique.

Telle est la terminaison classique de la fracture tabétique. Les auteurs signalent encore deux autres terminaisons ; l’une est la pseudarthrose, l’autre c’est l'apparition : d'un ahcès. Est-il bien vrai que ces deux modalités terminales appartiennent à la fracture tabétique comme on la dit ? Voici les cas rapportés par Ancelin. Il s'agissait d'un homme ataxique depuis treize ans qui se fractura le maxillaire inférieur en cassant avec ses dents un morceau de

/ sucre candi ; quelques semaines après, il se forma un abeès dont l'ouverture spontanée donna issue à une quantité depus très notables et à un séquestre du volume du petit doigt long de deux centimètres environ. Quelques semaines après plusieurs petites esquilles se détachèrent à leur tour mais la réunion des fragments ne s'était faite que par un Cal fibreux qui permettait à la branche correspondante du maxillaire une grande mobilité,

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