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rhumatismales, en 1866, puis en 1871 et depuis. A partir de cette époque, paresthésies variées surtout dans la région lombaire. L’ataxie des jambes date de 1881. Actuellement il persiste un grand nombre de symptômes caractéristiques du tabes ; perte du reflexe pupillaire, signe de Romberg, douleurs fulgurantes, crises viscérales, abolition des reflexes rotuliens, etc. Mais ce qui nous intéresse c’est l’état du rachis, qui est, notonsle, la seule partie altérée du squelette.
Interrogé sur l'intervention possible d’un traumatisme antérieur, le malade se rappelle qu'en 4877, il a éprouvé subitement comme une commotion douloureuse, toutefois pendant les trois années suivantes, rien d’anormal ne survint du côté du rachis. En 1880, il prétend avoir non seulement senti, mais encoreperçu par l'oreille un déplacement des os au niveau de l4 colonne vertébrale, un peu au-dessous du milieu de cette dernière. Enfin, en 1882, un jour qu’il traversait une rue, se hâtant pour éviter une voiture, il aurait senti, suivant som expression, comme une boule dure pressant d'arrière en avant sur le bas ventre, et lui faisant perdre l’équilibre, il n'évita une chute en avant qu'en rejetant fortement le torse en arrière. Depuis ce temps, il a tendance à choir en avant ; la marche est difficile, il ne peut se passer d’une canne. Actuellement, il est fortement déformé. Etant debout, il se tient fortement penché en avent. Le thorax s’est rapproché du bassin ; en même temps, il s'est considérablement incliné à droite. La distance de la symphyse à l'appendice xyphoide est de 19 centimètres au lieu de 23 à 25 centimètres qui représenteraient la distance normale. Le rebord costal à droite descend dans le bassin et la crête: iliaque le déborde, à gauche il repose simplement sur cette crête. Le rachis présente une configuration anormale. Dans la région cervicale, effacement de la lordose physiologique, les. saillies épineuses se rangent suivant une ligne verticale que:
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continuent les apophyses des 5 premières vertèbres dorsales. Au-dessous de la 5° vertèbre du dos, jusqu'au sacrum, le rachis décrit une courbe à convexité gauche, en même temps on note une lordose de la partie inférieure du segment thoracique et une légère cyphose lombaire. La 9° apophyse dorsale est -épaissie et douloureuse à la pression; la 7° et la 8° sont, elles aussi, douloureuses à la pression, mais à un moindre degré ; un intervalle exagéré les sépare. Au rachis lombaire, cet endolorissement est marqué surtout au niveau des apophyses transverses, il a son maximum en un point suité a droite, à trois -centimêtres de la crête iliaque, à quatre centimètres de la digne médiane. En ce point aucune modification objective n'est appréciable au palper. Parmi les mensurations prises nous relevons ceci : la taille que le livret militaire évaluait à 178.55 <entimètres n’est plus que de 172,2 centimètres soit 6.35 centimètres en moins. Hauteur de la crête iliaque droite, 97.5 centimètres ; gauche : 97,0 centimèlres.
Le malade étant assis, la déviation latérale devient encore
plus évidente. On peut, en soulevant le thorax augmenter de
5 centimètres la distance qui sépare l’appendice xiphoïde de la
symphyse; la palpation pratiquée pendant cette manœuvre ne
décèle nettement aucune lésion, aucune mobilité anormale des
corps vertébraux. On peut, par des manœuvres appropriées, redresser notablement le thorax.
Le sujet étant couché sur le ventre, les modifications des régions dorsales inférieure et lombaire se laissent reconnaître avec plus d’exactitude. Les apophyses épineuses lombaires semblent épaissies, difficiles à délimiter par la palpation, on a la sensation de masses calleuses siégeant à ce niveau et contribuant pour une grande part à la production de la cyphose lombaire. En cette région, la pression, la percussion provoquent -une sensation désagréable, qui n’est pas une douleur véritable.
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Malgré la maigreur du patient, il est impossible de distinguer les unes des autres les apophyses épineuses de la 7° à la 3° dorsales ; il semble donc qu'il y ait là des masses calleuses englobant et réunissant les apophyses en question.
Dans le décubitus dorsal, on arrive sans peine à percevoir à travers l'abdomen, à un centimètre environ, au-dessous d’une ligne réunissant les deux épines illiaques antéro-supérieures, un corps dur, à arête aiguë, légèrement inégal, possédant une large surface dirigée en bas et en arrière ; c’est vraisemblablement le disque iutermédiaire à la 5° vertèébre lombaire et au sacrum. Sur la face antérieure, à deux centimètres au-dessus du bord à arête aiguë se trouve une saillle qui répond au bord antérieur, legèrement proéminent, de la vertèbre sus-jacente. La saillie étant douloureuse au palper, et le malade ayant refusé de se laisser endormir au chloroforme, il fut impossible de compléter davantage l'exploration. Le reste du segment lombaire est facile à sentir, il paraît être porté en totalité d’arrière en avant.
Dans le décubitus latéral, on peut déplacer le thorax entier de gauche à droite, sans qu’un déplacement correspondant se manifeste du côté des corps vertébraux palpés dans le même temps à travers l'abdomen.