‹ Considérations sur les fractures spontanéesChapitre 23 sur 28 · RAY · texte numérisé non relu

RAY

Sur la partie externe de la cuisse se trouvent quelques bourrelets de peau, dans le sens longitutinal du membre, bourrelets s'effaçant par les mouvements.

La forme de la cuisse est celle d’un cône tronqué.

La cuisse toute entière est raccourcie el mesure depuis l'épine iliaque antérieure et supérieure jusqu'au condyle interne du fémur une longueur de 23 centimètres.

L'articulation de la hanche jouit de ses six mouvements, la flexion, l'extension, l'adduction, l’abduction, la rotation et la circonduction. Le mouvement de l'extension est limité. Le mouvement d'abduction est le plus étendu, la jambe et la cuisse pouvant être placés entièrement sur leur partie latérale externe où elles reposent sur le plan du lit. Ces mouvements sont ceux exécutés par la malade elle-même. On peut les produire aussi complètement qu'ils sont décrits ci-dessus. Dans les mouvements provoqués on entend parfois, surtout quand le membre est placé dans la rotation au dehors, des craquements très prononcés, dus sans doute au frottement de deux surfaces rugueuses.

Nous induisons de la description ci-dessus qu'il y a une luxation de la hanche. La tête fémorale étant portée en haut et en dedans, la variété de luxation est complète et de cause pathologique.

Le fémur, très raccourci, ne présente point d'altération

-dans sa partie inférieure ni dans sa partie moyenne, jusques et

compris le grand trochanter. Dans toute cette partie de la diaphyse et de l’épiphyse de l'os. il ne se rencontre ni solution de continuité ni augmentation de volume.

Il n’en est point de même plus haut, où nous trouvons l'impuissance du membre, celui-ci ne pouvant être détaché completement du plan du lit, surtout le talon. Il existe également à la racine du membre de la mobilité anormale, ainsi que de la

-crépitation, caractères indiquant une fracture au col anatomique

du fémur, par suite fracture intra-articulaire; tels sont les signes rationnels et sensibles les plus accusés qu'il nous soit permis de constater par l'examen.

Membre inférieur droit. — Sa longueur est de 74 centimétres, par conséquent de 12 centimètres de plus que celui du côté opposé ; celte longueur est mesurée depuis l'épine iliaque antérieure et supérieure, jusqu'a la malléole externe. Le membre est placé dans la rotation en dedans, le genou et le bord inférieur du pied reposent sur le plan du lit. Des plis moins nombreux mais plus obliques que ceux décrits pour le membre opposé, existent à la partie interne de la cuisse depuis le hord interne du genou jusqu'au pli de l’aine. On peut en compter six ou sept assez marqués, s'étendant depuis le genou ainsi que depuis la partie interne de la cuisse jusqu'à quelques centimètres de l’épine iliaque antérieure et supérieure. Ces plis remontent obliquement de bas en haut, de dedans en dehors, pour se diriger dans un sens oblique et presque vertical.

Le grand trachanter est remonté et placé sur une ligne qui joindrait tranversalement l'épine iliaque antérieure et supérieure à l'ischian.

Les divers mouvements de l'articulation coxo-fémorale droite peuvent être exécutés par la malade elle-même. On peut aussi les provoquer ; mais tandis que les mouvements d’adduction et de flexion sont exagérés, par contre, les mouvements d'abductiou et de rotation en dehors sont limités et même notablement diminués. C'est en produisant ces mouvements que l'on éprouve la sensation de craquements dans l'articulation coxofémorale. Le fémur, dans toute sa longueur, ainsi qu'à ses deux extrémités, ne présente aucvne solution de continuité et aucune augmentation daus son volume ; la tête du fémur peut se sentir facilement à travers la veau, du côté de la partie externe

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