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de la hanche. Elle est portée directement en arrière et en haut. Il existe donc là une luxation-ilio-ischiatique.
Membre supérieur gauche. Il présente des lésions à l'épaule et à l'avant-bras. Le bras mesure, depuis l’'acromion jusqu'à l'épitrochlée une longueur de 31 centimètres. Il est, par conséquent un peu allongé. Le moignon de l’épaule est manifestement aplati. La paroi antérieure du creux de l’aisselle présente plusieurs plis verticaux. Les mouvements divers de l'articulation scopulo-humérale sont produits spontanément avec une vivacité anormale,conséquence de l’ataxie dont est atteinte la malade. On peut également prevoquer ces mouvements ; le mouvement d'élévation du bras est le plus limité ; les mouvements d'adduction sont diminués.
La malade ne pouvant rapprocher complétement le bras du tronc ; les signes de la luxation existante ne sont pas très accusés ; Loutefois, nous trouvons, en palpant le creux de l’aisselle, la tête humérale rapprochée de la partie interne et abaissée. Nous concluons de cet ensemble de signes à une luæation souscoracoidienne complèle; la crépitation est très accusée dans les mouvements. Le reste de l’humérus est sain. à
L'avant-brâs gauche paraît légèrement raccourci, il présente une augmentation de volume dans son tiers supérieur. Nous trouvons là, en effet, un cal un peu difforme occupant les deux os. commençant au niveau du tiers supérieur du cubitus à près de six centimètres de l’olécrâne, pour se diriger en descendant dans l'avant-bras du côté du radius. Ce cal décrit une courbe à convexité en avant et à concavité en arrière. Il s'étend jusqu’à près de quatre centimètres de l'apophyse styloïde du radius. Il englobe tout l'espace inter-osseux vers le tiers supérieur de l'avant-bras, surtout postérieurement. Ce cal volumineux, allongé de haut en bas. de dedans en dehors, est l'indice d’une fracture ancienne et consolidée. Cette fracture spontanée
a intéressé les deux-0s, le cubitus à son tiers supérieur, le radius à sa partie moyenne, c'est-à-dire qu'il y a eu là une fracture oblique de l’avant-bras. Le cal. tel qu'il vient d’être décrit, gêne notablement les mouvements de flexion et d'extension des doigts. Les doigts de la main gauche sont habituellement allongés, mais leur extension comme leur flexion se font complètement ; toutefois, dans l'état habituel, les doigts sont placés dans une position différente les uns par rapport aux autres, l’indicateur étant celui dont l'allongement est permanent.
Membre supérieur droit. — Sa longueur, mesurée depuis l'acramion jusqu'à l'épithroëélie, est de 29 centimètres : il est par conséquent moins long de 2 centimètres que celui du côté opposé ; il ne présente point de luxation de l'épaule. Les mouvements de l'articulation scapula-humérale se font tous en totalité. Il y a seulement par moments quelques craquements dans les mouvements, ce qui est l'indice d’une arthrite commençante.
L'avant-bras présente des lésions analogues sinon identiques à celles décrites ci-dessus pour l'avant-bras gauche. Il existe là un Cal volumineux dont nous allons faire la description. Ce cal est l'indice d'une fracture ayant intéressé les deux os près et au-dessous de la partie moyenne. Le cal le plus volumineux est celui du cubitus : il est placé sur le bord interne de cet os. Ce cal a une longueur d'environ 4 centimètres, et descend jusqu'à cette même longueur de la partie inférieure de cet os. L'épaisseur en est d'environ 3 centimètres ; beaucoup moindre en longueur est le cal du côté externe, c'est-à-dire celui du radius, son épaisseur pouvant être considérée comme sensiblement la même que celle de son os congénère. Les mouvements des doigts c'est-à-dire ceux produits par l’action des muscles fléchisseurs et extenseurs des doigts, se font beaucoup plus aisément que ceux exécutés par les membres du côté opposé.
Cette facilité plus grande des mouvements doit être attri-