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lition du reflexe patellaire, les crises viscérales, l'incoordination, ete. Il nous faudrait maintenant pénétrer plus avant et rapprocher entre eux les signes secondaires, les figurants au même titre accessoires de la scène morbide que nous venons de nommer.
Nous ne pouvons donner ici l’exacte hiérarchie numérique de ces faits, n'ayant pratiqué aucune recherche en ce sens, mais ce que nous pouvons affirmer, c'est l’'extrème distance qui, au point de vue de la fréquence, sépare les fractures des arthropathies malgré l'évidente parenté que nous avons déjà signalée à plusieurs reprises.
Les observations d’arthropathies que nous avons eu l’occasion de rencontrer au cours de nos recherches, sont, à la vérité, bien nombreuses déjà et c'est par centaines qu'on peut les compter. Peut-être est-ce à cause d’une pareille profusions de faits que beaucoup d'auteurs ont considéré les fractures du tabes, leurs voisines dans toutes les descriptions classiques, comme si communes. A notre sens, des recherches destinées à comparer entre eux tous ceux parmi les signes du tabes qu’on est convenu d'appeler accessoires, offrent une importance de premier ordre. Ces considérations sont peut-être de nature à éclairer les difficiles problèmes de la pathogénie du tabes. Lorsqu'on saura combien souvent tous ces symptômes se montrent solidaires entre eux, combien en revanche ils évoluent tous d'une indépendante et capricieuse manière sans se laisser influencer par les grands symptômes du tabes, combien ils semblent régis par une autonomie propre on admettra peut-être qu'ils n’ont rien à voir avec la selérose des cordons postérieurs. Déjà nous avons signalé cette
L'Art SA
pe SE Linge 4 TES manière de voir qu'appuient les recherches de Pierret. LE = Appenheim, Dèjerine. Pitres et Vaillard, ete. Re Quel est sur le squelette le lieu d'élection des fractures er tabétiques ? Tel est ce troisième et dernier point que nous bre AS nous sommes proposé de résoudre ici.
RE Ex Pour fixer nos idées à cet égard, il nous faudra parler 5 Me un peu le langage des chiffres. Sur un total de quarante- A Re Eee deux fractures, les fémurs ont été brisés dix-sept fois, les Pu æ + os de la jambe dix fois, ceux de l'avant-bras six fois, la Re 2 clavicule trois fois, deux fois seulement l'humérus. SE Ex Peine à SEE omoplate, les os du bassin, le maxillaire inférieur, | | L'® F e | 7: ee __ les côtés (1) fracturés se comptent par unité. | Line Ge AE. = Autrement dit vingt-sept fois, c’est le membre infé- RP ENS 2% ESA ne se rieur quia été atteint, huit fois seulement c’est au membre ie Sr supérieur que siégeait la lésion. Voilà ce que nous rapporte € ER la statistique relatée par Simon (?). SE sÈ et e— Ro. Raymond (3) donne un orcre de fréquence qui LS 4 QE Fr diffère p peu: les os dela jambe, de l1 cuisse, du bras, de SRE 2 LS J'avant-bras, lomoplate, ie claviculé, sont dit-il les sièges Ca # en SE d'élection. DES Sn cr. LB ve Enfin nous avons Gone dans les fn ñ la moelle RP ee Marie, les 0 récentes de Max x Flatowy que HS APR É * Sopis WE re. ; RE: : ; dE 6 Fractures de fémur : dix-neuf cas s portant: ut sur PR DCE æ Le iaphys 7e : dans quatre cas, fracture APCOR ee parer Re PSE ee de jambe : dix- -sept\ CBS Le HOT NAN ENRRE Cn … Fractures de l'avant-bras : ne cas. | de FA Se ic ules ratios du système nerveux, p- 399 HUREE o et nn Déchambre. | : LAS RARES SC sn RE ve “. AE A u. ; Je. ; ë 17, tri + É > ne res V3
Au total, tout le monde est d'accord sur uu fait, c’est qu'incontesteblement, le membre inférieur est le lieu d'élection du mal. Plus rarement l’avant-bras et la elavieule sont le siège d’ostéopathie. Exceptionnellement enfin, l’'humérus. la clavicule, l'os coxal, le maxillaire sont pris. Nous ne connaissons pour chacune des trois dernières variétés qu'un seul exemple, c'est cette rareté qui nous a engagé à les rappeler plus loin.
Avant de clore définitivement celte série numérique, et s’il nous est permis d’apporter-une légère modification, nous réserverons une place entre les cas rares (avant-bras) et les cas exceptionnels (os du bassin) et nous y rangerons le pied tabétique et la fracture vertébrale dont nous connaissons du premier sept cas, et dont nous rapportons de la seconde cinq cas.
Qu'on veuille bien nous permettre encore une réflexion. Pourquoi cette prédilection aussi manifeste pour le membre inférieur ? Est-ce que, comme on l’a pensé, la raison doit en être recherchée dans ce fait que les traumatismes sont plus fréquents chez les ataxiques dont les mouvements sont désordonnés ? C’est possible, encore que bien rare.
En effet, comme l'a fait remarquer Charcot, comment interpréter alors le cas où l'accident surprend le malade à la période toute précoce du mal, ou bien au contraire très tard alors que, devenu, complètement impotent le mal-
heureux conserve le lil. En réalité les causes physiques:
sont impuissantes à elles seules à rendre compte de tous ces accidents. Un autre élément intervient ici qui prime 4oul. C'est que « comme le dit Marie, le tabes étant surtout « une affection de la moilié supérieure du système ner-
« veux, il n'est pas étonnant qu’à tous égards,les membres « inférieurs soient plus atteints que les membres supé- « rieurs ».
Terminons rapidement ce fastidieux exposé statistique, en rappelant que pour quelques-uns les fractures sont plus fréquentes à gauche (Simon) à l'inverse des arthropathies qui siègent indifféremment des deux côtés pour ee qui est des membres inférieurs, que pour d’autres au contraire (Marie) il ne paraît pas y avoir de prédilection pour l'un ou l’autré côté. A ce sujet M. Marie (1) soulève une judicieuse remarque : « Peut-être, dit-il, les fractures se « recherchent-elles plutôt du côté où les manifestations « tabétiques se sont montrées avec plus d'intensité, dans « les cas où une asymétrie au point de vue des symptômes « à pu être constatée ». C’et là un point à rechercher.
Citons aussi la coexistence frc juente des fractures avec des arthropathies chez le mên:e malade, point déjà signalé par nous et dont on a ar; ué pour conclure à l'identité de nature entre ces deux sortes d’altérations. Cette coexistence se trouve relatée dans cinq pour onze des cas par Leroy. Elle est d’après Simon, de sept pour vingt-six, soit un quart, et d'après notre relevé de douze sur trente-deux.
Citons encore la prédominance très marquée chez les femmes. Sur les trente-deux cas de Max Flatow, il y avait. quinze femmes. Etant donné la rareté du tabes chez la femme, ce chiffre est considérable.
(1) Marie. Lésions de la moelle, considérations étiologiques sur les maladies de la moelle, p. 233.