‹ Considérations sur les fractures spontanéesChapitre 8 sur 28 · DO À 1 EUR · texte numérisé non relu

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tion de tout symptôme, si le mal tabétique, ne nous offrait, à chaque instant et dans le cours de sa carrière, d'aussi étranges et d'aussi variables phénomènes. Trois signes négatifs acquièrent, en l’espace, une valeur de premier ordre et par leur réunion constituent le cachet le plus caractèristique de la fracture tabétique :

Les auteurs, Charcot, Bichet. Trélat. ont bien su reconnaitre l'importance de cette triade séméiologique et n'ont pas manqué d'en bien présenter les principaux caractères.

Indolence : voilà le signe de premier ordre, le plus constant, qui à lui seul donne immediatement l'éveil au chirurgien soucieux d’interprèter les faits. Aucun symptôme ne mérite mieux d'attirer l'attention que celui-ci, mais, par suile même de ses qualitès de fréquence et de netteté, c'est peut-être, contraste frappant, celui de tous les symptômes qui risque le mieux de passer inaperçu, parce quil demande a être recherché et qu'il n'attire pas l’œil. Que de fois des fractures aussi typiques n'ont-elles éte découvertes qu'aux autopsies ! Le malade était resté au lit, un os s'était rompu à son insu ; il n’en souffrait pas

‘et quel n’est pas l’étonnement du médecin quand après la

mort, il reconnait une aussi grosse lésion restée ainsi pendant la vie entièrement méconnue, Non seulement au ‘repos le foyer brisé est d’un parfaite indolence, mais même pendantles mouvements, mème pendant la mar-

‘che, il se peut que le patient ne se ressente d'aucune gêne,

d'aucune souffrance, A preuve, le sujet observé par M. Ricard dans le service de M. Verneuil, qui avait marché ‘pendant quinze jours A preuve encore, cet autre malade

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