‹ Considérations sur les fractures spontanéesChapitre 9 sur 28 · ÉLUS · texte numérisé non relu

ÉLUS

que M. Richet à vu venir à l'hôpital, malgré une fracture de cuisse. Dans son intensilé, ce signe réalise toute une gamme, depuis une douleur vive (cas exceptionnel) jusqu'à l'indolence complète, absolue (c'est là, nous l'avons dit, le fait le plus habituel) autant de cas particuliers qui peuvent mettre le diagnostic en déroute.

Quoiqu'il en soit, jamais fracture labétique ne s'est montréeaussi douloureuse qu'unefracture ordinaire, jamais non plus fracture ordinaire, même chez l’ivrogne le plus avéré ne fut à ce point aussi parfaitement indolente que la fracture tabétique. Retenons ceci. Voyons pour en finir quelle interprétation semble légitime de ce symptôme. Il est rationnel, peusons-nous d'expliquer ce qui se passe dans la profondeur, par la théorie qui rend comple des phénomènes de la superficie. L'anesthésie par plaques irrégulières est fréquente au cours du tabes comme on sait. Dans la profondeur, tous les plans musculo-fibreux jusqu'au périoste participent sans doute à la même anesthésie. Il est donc utile, comme nous l’avons dit ailleurs, de rechercher par des observations attentives dans quelle proportion les troubles de la sensibilité coexistent avec les fractures, rapprochement d'autant plus justifié, répétonsle, qu'il s'agit là de troubles de même nature survenant au même titre comme élément accessoire de la scène tabétique.

Absence d'impotence fonctionnelle. — Il existe de ces faits un grand nombre d'exemples. La faculté de conserver le mouvement, malgré la rupture sur un point du squelette, n'est en réalité et en partie qu'une consé-

quence du signe précédent. Vienne à disparaiire la dou-

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