‹ Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des Mémoires sur les principes de la stratégie; de l'Examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un Mémoire sur l'artillerieChapitre 18 sur 95 · Tombe d'équerre · texte numérisé non relu

Tombe d'équerre

La première de ces deux directions est toojours la plus avantageuse, car non-seulement le fleuve protège un des flancs de la ligne d'opérations , mais il peut servir aussi de ligne de communication. U faut nécessairement que ses points de passages soient assurés; c'est alors qu'il favorise les grandes opérations sur les deux rives et nous oO're, par conséquent, lafacullé d'avoir deux lignes d'opérations, l'une

Î3E LU STRATÉGIE

aossî innUgetiee qoe Tantre , et deareaBonices nnltiples pour dm moureoieats offeosib.

Dans le sectmd eu, ai les points de passage du ffeare ne sont pas assurés par les ressources ^ l'art, les avantages inlrlDsèques de cette IJ^oe deneaiMDt moins considérables.

An reste, on n'est pas toujours en droit de meUre k profit les différentes direclions des Heures. Ces masses d'eau , ayant le plos soa- ▼ent des cours parallèles aux frontières, se présentent communément d'équerre aux lignes d'op^tions.

Hais lorsqu'aux ressources que la nature a accwdées aux fleuves, on ajoute encore les avantages que nous procure l'art, on en fait quelquefois des lignes inexpugnables, et qu'on ne parvient à conquérir que par un équilibre pr^iondârant de forces physiques. C'était le cas de l'armée française en 1815 , lorsqu'elle occupait la position centrale de Dresde.

Les fieuTes sont des accidents de terrain d'autant plus avantageux que, formant des lignes non interrompues, ils peuvent offrir à l'art partout les mêmes difficultés à vaincre et les mêmes avantages dont il puisse profiter.

Le réseau que forment les fleuves, sert aussi de base aux dispositions pour la défense des États par les fortifications. Des places fortes assises ii cbeval sur de grands fleuves , dont les cours font partie intégrante de l'échiquier stratégique, sont d'an avant^^e incalculable. La EKÎIité de pouvoir manœuvrer sur les deux rives, oblige les ennemis i partager les forces elles constitue en lignes de défense intérieures. C'était le cas avec l'Elbe en 1813.

Les propriétésdes fleuves, envisagés comme lignes dérenstves, ne consistent pas seulement dans les diiBcultés que nous offre leur passage. La direction de leurs cours, en décrivant des lignes droites, convexes ou concaves; leurs affluents, en compliquant le réseau des masses d'eau , influent beaucoup aussi sur les positions stratégiques qu'on prend sons leur protection.

Nous pouvons envisager ces positions sous I^usieurs aspects différents.

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