‹ Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des Mémoires sur les principes de la stratégie; de l'Examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un Mémoire sur l'artillerieChapitre 63 sur 95 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

Hark-Kleeberg; le régîmeat -des hussards de Grodno devait prendre position devant Wa* chau, tandis que le régiment de landwehr de Stlésie lui servirait de réserve.

I^ général comte de Pahlen engagea le combat en faisant avancer une batterie d'ar* tillerie à cheval, et fit faire nn feu meurtrier . sur les masses de cavalerie ennemie. Sa cavalerie marchait dans l'ordre suivant : Les régiments de hussards de Sonm et de Louben étaient en léte , après eux venaient le régiment des cuirassiers de la Prusse Orientale et les uhlans de Silésie ; ensuite venaient les cuirassiers de Brandebourg et de Silésie. Les uhlans de Tschougouet et le régiment de cosaques de Grecof reçurent l'ordre de se porter de St^rmthaï dans le flanc droit des ennemis.

La cavalerie française, sons le commandement du roi de Naples, forte de 8,000 chevaux, se forma en une colonne profonde; elle se trouvait sous la protection d'une artillerie nombreuse, qu'on plaça sur les hauteurs derrière Wachau, dont le feu meurtrier, en prenant les alliés en flanc, paralysait leur mouvement offlensif. Persuadé que l'ennemi recevait le combat dans laplaine entre Liebertwolkovilz . et Gossa , le comte de Pahlen résolut de tomber sur son flanc gauche, et rassembla la majeure partie de ses régiments (5 régiments de cuirassiers, 1 régiment de dragons et 1 régiment de uhlans) sur son flanc droit.

L'ennemi prit l'initiative des mouvements, et attaqua la cavalerie des alliés. Les chocs se succédaient presque sans interruption. Les escadrons repousses se repliaient sous la pro> leclion de leurs réserves, s'y reformaient etrevenaienl de nouveau à la charge. L'artillerie i ' cheval rasso-pmssienne se signalait par un feu meurtrier et par sa coopération aux attaques de la cavalerie.

L'équilibre des forces physiques n'étant pas en faveur des alliés, et une partie de leur cavalerie du flanc droit ayant été désignée ponr tourner le flanc gauche des ennemis, leur première ligne de bataille succomba momentanément aux attaques réitérées de la cavalerie française. Heureusement, les r^meots du flanc droit, à force de manoeuvres el d'eff'orts, parvinrent à mettre l'aile gauche des ennemis en danger; avantage d'autant plus grand, qu'il paralysa leurs mouvements ofl'ensib. La cava-

lerie française, qui venait de combattre en ligne, se vit obligée de former des colonnes pour assurer son flanc.

Dans ce moment on vit paraître le corps du comte Klenau, qui arrivait de Thrana. La cavalerie alliée du flanc droit s'apprêta alors à tomber sur l'aile gauche des ennemis. Le comU Klenau fit avancer son artillerie dans li direction dans laquelle la cavalerie devait faire son attaque, et fit un feu meurtrier. La cavalciù alliée saisit ce moment, et tombe à bride àa\r tue sur les ennemis, en cernant leur flinc gauche ; les Français sont mis en déroule d abandonnent le champ de bataille.

La retraite élant devenue indispensable, le roi de Naples fit avancer l'infanlerie qui occupait Wachau, et plaça une nombreuse artillt rie sur les hauteurs entre Liebertwolkoviki H Wachau ; et c'est sous la protection de ces deui armes réunies qu'il parvint à se soustraire à tous les désavantages d'une retraite opérée soiis les yeux des ennemis.

En rappelant à notre mémoire les principes généraux que j'avais énoncés, ainsi qoe \a difl'éreats mouvements que le comte de Pihka fit faire à ses troupes au combat de Lidiertwolkovitz, nous verrons, en dernier résulUl, que l'artillerie et la cavalerie l^re eniaoïèrent le combat , les lignes de bataille se formèrent sous la protection de leur action combinée. Celle des escadrons des lignes de baUille était tantàt alternative , taintâl combioÉe avec le feu de l'artillerie ; ce que l'une commeoçiii, l'autre l'achevait, et le combat ne s'est décliré qu'au moment oii l'on mit la réserve en action eten faveurde celui qui sut le mieux l'uliliseT' Le comte de Pahlen s'y est couvert de gloire

Obligé d'abandonner le champ de bataille. le roi de Naples aussi, comme militaire prévoyant, fit avancer aussitâl de rintanterie et de l'artillerie, les deux ennemiefl les plus terribles de la cavalerie. C'est sous leur protection qu'il opéra le mouvement rétrograde, et voilà pourquoi il parvint à l'exécuter avec ordre et sans grandes pertes.

Combinaiion de l'infanterie avec la cMdent-

Ladiflîérencequi existe entre les mvuvemcaLi de ces deux armes est tellement grande, qu'elle ne rend leur secours réciproque bien intime

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