INTRODUCTION
En récapilnlant les moctulalions des grandes balailles des guerres modernes , le militaire atteotif se convaiacra facilement que le moyen le plus fréquent , je dirai même l'unique (<) , que les géoéraux en chef des armées ont employé pour assurer les victoires, ont été les mouvements de conversion. On débordait un des flancs de renaemi.et, eu menaçant d'intercepter ses communications de retraite et de prendre ses lignes à revers, on le forçait d'abandonner le cbamp de ba- Uille.
(i) Car, entre eeol exeraplet que je ponmis citer, vue eiceptîon ne peut pss mâme être envisagée eommB une modiflcatioo k la règle , ma» plutût comme l'elTet d'un huard.
(*) Car il ne fiut pas confondre une déroule amenée par les moaTemeota stratégiques, eomme celle de léaa,
Les monvements de conversion ont toujonrs été un moyen de victoire, je n'en disconviens pas ; mais on ne me contestera pas non plut que celles qu'on remporte à l'aide d'une opération pareille, n'ont jamais fini par la déroute d'une armée et la perte de son matériel : vicissitudes qui sont, ordinairement, la conséquence d'une défaite complète (i). C'est une preuve qu'en débordant son ennemi on peut le forcer ï évacuer le champ de bataille , mais que rarement on le désorganise au point de lui enlever un grand nombre de prisonniers et une partie
avec vne désorganisation k laquelle soecombe une ariDée sur le champ de bataille, comme k Austerliti. Si, en 1800, Napoléon nes'ètait pas rendu mattre des lignes les plus courtes qui menaient k Berlin, et par conséquent au cŒur de la monarcbie, jamais les résultats de la jourote de léna D'auraieat pu être aussi désastreux.
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