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de son matériel (i) . Et poarqnoi T paroe qu'un
général en chef qui se voit tourné sur un des flancS) et qai oe possède plus assez de moyens de résister ans iatenlions hostiles de 'son ennemi, préfère une retraite prématurée, mais en bon ordre > au désavantage de laisser son adversaire aciiever un mouvement qui est l'avant-coureur d'une grande défaite.
Cette retraite se fait en bon ordre , i l'exception de quelques cas fortuits qui sont peu fréquents (s) , parce que toutes les parties de l'ordre de bataille étant liées ensemble, se soutiennent réciproquement, et peuvent défendre avec vigueur le terrain qu'elles abaodonnenl.
Les grandes déroutes, an contraire, sont la conséquence de la rupture do centre (s) ; on en profite pour séparer les troupes des deux ailes, et on prépare à l'année adverse une défaite qui dégénère en fuite désordonnée, et plus tard en désorganisation complète.
Ces déroutes sont extrêmement rares, par la raison que t'attaque par le centre et la s^>aration des ailes a toujours été i'écueil oîi venaient se briser les efforts des plus grands capitaines, et la valeur des armées les mieux disciplinées.
Appuyons mon assertion par des exemples ; conmsençons par rechercher, dans les faits que nous livre l'histoire , la différence des résultais matériels qui existe entre les victoires remportées k la suite d'un mouvement de conversion , et celles qui ont été la conséquence de la rupture do centre des lignes de bataille, et finissons par énumérer les grandes difficultés qu'engendre ce dernier genre d'attaque.
Cette différence s'étant présentée d'une ma-
(i) 1 moins qu'on n'ait en rimpradeoce de combattre nr uo champ de bataille , «Tant nu BeuTe à dos, et qu'on *e soit ravi tous les mofeni da hire une retraite bien ordonnte , comme l'eiemple qoe nous olfre la bataille de Ftledland.
[t) L'opiniltreté de NapoUon i conserrer le champ de bataille ■ été la cause de la déroule de l'armée française à Waterloo. Persoadt , comme il détail l'être, qu'il était trop taitrie pour résister aui efTorls de SO.OOO hommes de troupes fratcbet, qu'avait amenées Bulov, et qui le loarnaient par sa droite, b'H s'était décidé k évacuer la potitloa, jamais les pertes de l'armée truitalse n'auraient pu élra aussi erandea.
(s) If généralise ici le mot de emlrt; mais le leeleor
nière non éqni voqne aux batailles d'EcbnflU, de Wagram et d'Austerlitz , je m'en occupera exclusivement.
A la première. Napoléon ayant abandonné aux maréchaux Bessières et Oudinot la poursuite de l'ennemi au delà de l'f ser , se hita de revenir, avec le reste de ses troupes, au secoars de Davonst, qui venait de s'engager avec l'arcbiduc Charles. L'avant-garde de l'année, formée de Wurlembergeois, attaqua les Autrichiens près de Pucbhausen , et s'empara de ce poste. Les Français se mettent en ordre de bataille devant ce village, et avancent vers la Laber, dans la direction de Schîerling. Le maréchal Lannes cherche a gagner du terrain vers sa droite , fait franchir la Laber à 10 régimeati de cuirassiers, et s'avance par Schîerling dam la plaine d'Eckmiihl.
L'archiduc vit bien qu'il lui serait difficile de résister aox forces réunies des ennemis, el que l'opiniâtreté de conserver le champ de bataille l'entraînerait dans de grands malfaearf. Le maréchal Lannes pouvait facilement rejeter l'armée autrichienne sur Abbach , et la coaper, plus lard , de Itatisbonne , en gagnant da larain et en manœuvrant par sa droite.
Le généralissime ordonne la retraite qai » fait dans la direction de Lœkepoinl, et prend position , sur la rive gauche du Pfelerbach, à Falmesing et Weichenloé. Le mouvement rétrograde s'effectua dans le plus grand ordre et sans autre perte qu'en tués et blessés (i).
A ta bataille de Wagram, l'arcbiduc, ayant repoussé les tentatives de Napoléon conlre le centre de ses lignes, dirigea toute son attention sur sa gauche, où les troupes françaises s'êlaicnt concentrées pour l'attaquer.
ne doit pas oublier que , sous le rapport de l'ordre de bataille, le centre, ainsi que les lignes, a son fluc droil et non flaac gauche et occupe un grand espiw de terrain. £n désignant le centre , cela s'eoteod qa dd M réduit pas la question an seul point qut partage le lignes de bataille en deux parties égales. Sou le "ppOTl mathénutique , U occupe juste le tiers de leoi dt- Teloppcmeot.
(4) A la suite de celte bataille, l'arcbiduc tkit ebligC il est Trai, de livrer i son enoemi ses commuDic^'i'^ directes ave* Vienne , et de chercher k atteindre la «' pitalc par un mouvement de conversion d'une trtigrande étendue; mati en parler ici, ce serait '(^"'^ conrondreirs choses , etpreodre de la stratégie f»'^ la tactique.
dbyGoot^lc
U résisU longtemps aux chocs réilérdB de ses ennemis , mais succombnt i U tniisième attaque du corps de Dsvoust , il ae conf ainqnit que toute résistance derenait inutile et pernicieuse. L'armée autrichienne ayant été tournée par la gaudie, le généralissime fit sa retraite vers le Bisambeig , sans qiie te moindre désordre s'y manifesllt.
A AusteriiU, an contraire, Napoléon ayant percé le centre des lignes de bataille, sépara les deux ailes, les battit successivement, et fit essuyerauxaUiés une perle immense (i). Vingt mille prisonniers et le tiers de l'artillerie tombèrent au pouvoir des vainqueurSf et la désoi^ ganisatîon des armées fut telle, que les souverains se hitèrent, l'un de conclure la paix, l'autre de ramener les débris de ses bataillons en Russie.
Mais, puisque la différence des résultats matériels est si grande, pourquoi ne préfère-t-on pas une attaque à l'autreT parce que les mouvements de conversion réussissent ordinairement, et que les atlaques sur le centre échouent presque toujours.
Prenons de nouveau l'histoire pour guide , citons quelques exemples de tentatives contre le centre, suivons bien les mouvements des armées combattantes; voyons pourquoi l'une a réussi , tandis que les autres ont échoué , et concluons ce que, à forces égales, et lorsque les dispositions de la grande tactique sont exemples de fautes, on a pu espérer de ce genre d'attaque.
A la bataille d'Auslerlilz, l'attaque sur le centre des alliés a réussi corojMteoaent. Napoléon s'empara des hauteurs de Pratzen, sépara les deux ailes, obligea l'une h rétrograder, et détruisit k peu près l'antre. C'est une vérilé inconleslahle ; mais recherchons pourquoi ce fait est devenu une vérité.
Les hauteurs de Pratzen formaient le centre des lignes des alliés, c'était la clef du champ de bataille (i) , c'est aussi le point qu'on devait occuper avec la majorité des forces, dans la persuasion qu'aussi longtemps que cette portion
(i) Jb me t*is encore sur le* nisous qnl ont eontrlbné i la réusdu de cette allaque, car le moment d'en parler a'ert pas encore venu. Je ne m'occupe maintenant que de relerer la différence dM rinillats milérlels qoi eaittCDt entre les deni grands genres d'attaque.
de tamtbi resterait intacte, on pourrait éviter une défaits et prévenir l'abandon de la position. Cette conséquence dérive de la configuration du terrain, principe inRuent des vicloires, et de la Bupposilion qu'on rangerait les troupes dans l'wdre le pins analogue aux avantages topo* graphiqpies, comme cela se pratique ordinalrement.
Si les hauteurs de Pratzen avaient été bira défendues , et que Napcriéon y eût essuyé un échec (s), il aurait, apparemment, tenté un mouvement de conversion en attaquant la droite des alliés, car leur gauche était, par sa position, à l'abri d'une défaite.
Hais par cette même raisou que, souslerapport topograpbique , la droite était le point le plus bible, la gauche la position la plus forte; et, que, sous le rapport tactique, le centre était la partie la plus importante , les alliés devaleot placer la majorité de leurs forces entre Pratzen et Dworoschna, ayant leurs réserves derrière Blasovitz.
Qu'apercevon»-nonB, au contraireT l'année alliée fut partagée en six colonnes, dont trois se dirigèrent vers la gauche, entre Fellniti et le chAteau de Sokolnitz ; tandis que les trois autres furent, ea grande partie, engagées sur la droite vers Dworoschna, pendant que la quatrième (comte KoUowrath) occupait Pontovilz. On peut dire que le centre avait été totalementdégami, caries alliés eurent l'imprudence de croire à une victoire en allaquant par leur gauche. Illusion fatale, qui fut la cause de leur défaite. Aussi, qu'arriva-t-ilT Au moment oiï Soult marcha contre les hauteurs de Pratzen, il n'y trouva presque personne pour les défendre , et s'empara, sans coup-férir et presque sans perte, delà clef du champ de bataille. Jamais position de celte importance ne fut vendue k si bon prix.
On tenta plustard de la reprendre; mais (ous les efforts des troupes alliées sous Kamenskoï, Rottermund et Jurczek forent vains ; Soult s'y trouvait d^^ avec son infanterie et son canon , et ne céda plus sa conquête.
(«) Je croli sToh- démontré d'une manière noo équi- Toqoa, dans mon Court de Uuliqw (pag. 37T et sniv.), toute l'importance des bautron de Pratien.
(s) Je doute mtme qu'il eût tenté cette attaque, d les banteon avaient été bien gamin. ^
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, Après ce premier socoèe, les maréchaux Beruadotte et Soult gagnèrent du terrain dans la direction de Blasovitz el Krzenovitz et forcèrent 1% droite, qui avait trouvé dans les corps de Lannes et de Hurat des ennemis formidables, d'abandonuer précipitamment sa position entre Dvroroschna et Krug^
Le flanc droit du prince Bagration étant assez rapprocbé des troupes qui combattaient i Blasovitz et Krzenovitz opéra, quoiqu'avec perle, sa retraite sur Krzenovitz; mais il en Alt autrement de la gauche. S'étant engagée du cà\é de Fellnitz, elle se trouva trop avancée pour suivre le mouvement rétrograde du centre , fut coupée, et devînt la victime principale des efforts de l'armée française. Nous ne parlerons pas de 30D sort déplorable, qui n'est que trop connu.
A la journée d'Aspem, l'arcbiduc Chailes avait resserré le champ de bataille de son ennemi en se rapprochant de la Lobau. Napoléon voulut à peu près , au début de l'engagement , se débarrasser d'un voisin aussi importun, en disant une brèche dans le centre des lignes autridiiennes.
Il fait avancer 12 régiments de cnirassieis, qui déploient entre Aspem et Essiing, et qui ■e jettent à bride abattue sur les corps de HohenioUem et de Bellegarde. Deux régiments de cavalerie (Klénau et Vincent), appartenant à ces deux corps, sont mis en fuite ; mais l'infanterie lait bonne contenance. Formée en colonne de bataillon, elle résiste aux cbocs réitérés de la cavalerie française, et , par des feux bien dirigés, parvient i y faire naître du désordre. 1^ (rouble se propage dans cette masse devenue informe; l'infanterie autrichienne en profite, l'allaque k la baïonnette, et parvient i, la faire plier. Les régiments Klénau el Vincent, qui s'étaient réorganisés, se mettent à la poursuite des cuirassiers rétrogradants, augmentent, par leur charge, le désordre qui s'y était manifesté, et finissent par les rejeter sur leur propre infanterie , qu'ils entraînent dans leur fuit«.
(i) L'attaque a-t-elle élé faite dans cet ordr«T NapoléDD a-t-il pu H rendre coupable d'une Taule aussi gnreT Je suis prtt k ta douter. Quoi! 8 batallIoDS déployé* «n première ligue, soutenus par IS autres sur les OuKs; et c'est avec ce front mince, incapable de ftancbir on espace de 300 toSsses , sans flotte-
A la suite de ce succès, l'archiduc fit (aire l'assaut d'Aspem , dont le général Vacquanl se rendit maître, et où il se maintint pendant toate la durée de l'action. Nous savons de quelle importance la possession de ce village a élé pour l'heureuse issue de la journée.
A Wagram , Napoléon y fit précéder l'attaque sur le flanc gauche de l'armée autrichienne par une autre sur le centre. A cet effet, il renforça Hasséna par le corps de Hacdonald, par la cavalerie de Nansouty et les gardes à cheval, et leur adjoignit 100 pièces de canon.
Lauriston établit sa grande batterie contre les troupes qui défendaient Aderklaa. Le feu devenant très-meurtrier, le prince Lichtenstein fit reculer sa droite en pivotant sur sa gauche, tandis que les troupes françaises, destinées pour le choc décisif, se mirent en mouvement.
Quant à la formation de la masse offensive, je répéterai ici ce que le général Jomini nous en dit dans la Vie politûiue el mitiiaire de A»poléon (tome m, page 372).
( Le feu gagnait vivement au delà de Nen-
■ siedel ; c'était pour moi le gage de ta victoire.
> Je fais dire aussilAt à Hatœéna de reprendre ) l'offensive, et je dispose tout pour frapper 1 le grand coup.
> A la faveur de ces attaques, et du dévoà- 1 ment de nos canonniers, Eugène a terminé
> son mouvement. Je forme aussitdt une
> masse redoutable, dont Hacdonald prend la
■ télé : 8 bataillons sont déployés, 13 antres 1 se forment en colonnes serrées sur les deux I ailes; derrière eux marcheront Wrède et
> Serras; la cavalerie légère et les cuirassiers
> de Nansouty viendront couvrir les flancs;
> Durette les secondera à gauche , et Pacbtod
> à droite, entre Aderklaa et Wagram; Har- * mont et les Saxons soutiendront l'armée d'I-
> talie un peu à droite de Wagram (t). i Quant aux succès de celte tentative, ils ont
été nuls , puisque l'attaque a été repoussée.
Je ferai parler ici le général Valentini, témoin oculaire de ces faits ; il nous en a donné . la description dans sou ouvrage sur la campa-
meot, sans désor^oisation et tout i fUt impropre pour te cbDC, qu'il se proposait de frapper le grand Mupl Quelle illusion, ou pIutAt quelle erreur I J'aiine mieui ne pis y croire, qua de couvrir du nioindre bllme une disposition de liaute tactique de ce grand homuie.
gne <Je 1B09 ( page 300), et « eu la complai- SBDce de me raconter ce Tait, lors de mooséjour àBerliDeni852.
■ Le marëchal Hacdonald s'avança sous la
> protection d'un feu meurtrier , contre le Danc r droit des grenadiers et la gauche de Kollo-
> wrath, avec une colonne d'attaque composée
> d'inranterie et de cavalerie. Nous avons vu
• plus haut que les grenadiers étaient formés t en une seule ligne. Le prince Lichlenstein
> vît bien qu'un front si mince ne résisterait
> pas à h colonne profonde desennemig, et re-
> lira sa droite vers Siisseobnin. Il échappa
> ainsi au choc de ses adversaires, et les exposa
> au feu croisé de son artillerie et de celle du
I troisième corps d'année.
» Les colonnes françaises s' avancèrent cepen-
> dant jusqu'aux lignes autrichiennes , qu'elles
> espéraient romttre dans le point de jonction
> des grenadiers avecles troupes deKollowralh;
• mais elles furent assaillies par un feu mcur- ■ trier que les Impériaux ménagèrent jusqu'à
• la distance de cent pas, el échouèrent ainsi
> dans leur tentative,
> La cavalerie française ne fut pas plus heu-
> reuse dans ses mouvements offensifs ; carl'in-
> fanlerie autrichienne avait appris , à AspeiTi ,
> l'art de résister à ses attaques.
> Après ces échecs , les troupes françaises se
• replièrent derrière leur artillerie , qui rédui-
• sit son action à une simple canonnade. >
Un dernier exemple, que je présenterai au lecteur, sera celui de la bataille de Borodino.
II s'offre même dans un sens plus étendu , car l'attaque que Napoléon dirigea contre le centre de position des Russes , a été faite sur tout l'es-
(0 Le géntnl Pelet, dans sa relation de la bataille de la Moskora (SpcelateiiT militaire, lom.Tiii, p. lOSj, désigne, corame étant notre gajclie, remplace ment de la division Voronliof, ce qui o'est pas juste. Il a onblié apparemment que, depuis le matia, Toucikof occupait Outil» avec les divisions Konovnitiin el Strogonof , et qu'au moment où Boggohurwudt et Oslcrmano Rireat appelés fers la gaucbe , la droite ne s'étendit pas à plus de 100 toises au deli de Gorbi. En prenant maintenant le compas , et en mesurant les distances saf le plan , il sera aisé de se convaincre qu'afaol le déplacement des corps , le centre étail là où se trouvait la division du général Taskévilch, et plus lard, entre les redans et la grande redoute.
(«) Actuellement maréchal el prince de Varsovie.
(s) Le prince de Varsovie a bien voulu me commu-
pace qu'occupait cette partie de l'ordre de b^ taille (i), c'est-à-dire, depuis les redans élevés au'^ud de Séménovskoïé , défendus par les divisions VoroDtzof et Névérofskoï, jusqu'à la grande redoute au nord de ce village, où se trouvait le général Paskévilch (i) avec la 26" division.
Compans et Desaix attaquèrent les redans ; Friant et Claparède Séménovskoîé; Horand, la grande redoute. Les premiers sont enlevés et repris par les Russes ; le village résiste aux efforts des adversaires ; la grande redoute succombe sous l'attaque de Morand. Hais le général Paskévitch, ayant rallié ses troupes, les partage en deux parties, prend, en personne, le commandement de la droite, donne celui de ta gauche au colonel Savoîny, se jette sur les deux flancs de la division Morand, qui avait pris position des deux câtésde l'ouvrage, oblige son ennemi à rétrograder, et s'en rend de nouveau maître.
En suivant avec attention lesdilFérenls mouvements de cette bataille , nous verrons que l'engagement le plus opiniâtre, de presque la totalité des forces agissantes des deux armées, a eu lieu sur un espace de 1,000 toises, c'està-dire, depu^sle redan gauche jusqu'à la grande redoute; les Russes venant à temps au secours des points pris ou menacés, parvenaient à les reprendre ou à les conserver. Lés Français firent de vains etTorls pour percer nos lignes, et si même vers la fin de la bataille, ilss'emparèrentde Séménovsioïé, des redans et de la grande redoute, les Russes n'y perdirent que quelques pouces de terrain; mais le grand malheur, la rupture du centre, a été prévenu (i).
niquer ion avis sur l'ensemble de l'attaque de Morand : Si les Français, m'a-l-il dit, avaient commencé par diriger 40 à SO pièces de canon contre mes régiments , qui ne pouvaient leur en opposer que 13 à 16, s'ils eussent cliercbé à nous entamer par leurs projectiles , et que Morand eût (ïiit son attaque k la suite de ce premier succès, il est probable que ma division , qui n'était soutenue par aucune autre troupe, eût succombé sous le poids de ce double elTurt,
Une partie du centre étant rompu , le vice-roi, qoi avait encore deux divisions (Girard et D roussi cr), aurait poussi vers Kninskovo, et, soutenu par le corps de Junot , qu'on aurait pu employer dans cette direction , il aurait'lini par séparer les ailes. Aussi,ya-t-ildu vrai dans ce que nous dit le général Pelet dans la relation déjà mentionnée: < Morand atteint le pied de la rc-
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su MâHOIRE
Voyons msiatenant pourquoi de quatre attaques sur le centre , que je Tiens de citer, une aeule a réussi , tandis que les trois autres ont échoué complètement.
A la bataille d'AosterlItz, elle eut un heureux résultat, parce que les alliés ont tout fail pour être battus. Ils dégarnirent leur centre ; Soult ne trouva aucune résistance sur les hauteurs de Pratzen , puisqu'on n'y avait pas placé de troupes , et parce qu'il n'y a rien de diiBcile de percer un des points de l'ordre de bataille lorsqu'il n'est pas défendu.
A A^rcn , Wagram , Borodino , les Français ont trouvé à qui parler, et ont élé repousses chaque fois avec perte.
Après tout ce que je viens de dire des attaques sur le centre, envisagées, l' sous le rapport des résultats matériels, lorsqu'elles réussissent, et 2° sous celui des difficultés de les mener à une fin heureuse , je me croîs en droit de faire ma conclusion en citant un vieil adage de grande tactique, contre lequel aucun militaire n'élèvera de doute. C'est que les attaques sur le centre des lignes de bataille sont les plus avantageuses; mais comme elles sont aussi les plus difficiles, et qu'elles n'ont réussi jusqu'à présent qu'à la suite de quelques fautes impardonnables de l'adversaire , fautes sur lesquelles il serait absurde de baser l'heureuse issue d'une bataille , elles sont tombées en désuétude.
Napoléon les a essayées plusieurs fois , mais presque toujours sans succès , et je suis prêt à soutenir qu'uu aussi grand général, tout en le fitisaot, sentait bien ce que cesattaquesavaient de périlleux; mais il les entreprenait parce qu'il s'était habitué à ne douter de rien, dès qu'U était soutenu par ses soldats d'Austerlilz, de léna et de Friedland.
Pour qu'une tentative sur le centre réussisse, c'est trop peu d'avoir parité de force dans les éléments de l'attaque et de la défense , comme les cas d'Aspern et de Wagram ; car, en tombant sur la partie la plus forte de l'ordre de bataille,
■ doute. Le gfnéral DoDainj, nec le SO* régiment, > escalade le rempart, else précipite dans l'int^rieur.Si I MoraDdeBt$oulenii,s'iipeulseinaintenlr,lal>atailleest t corn pi élément perdue pour les Russes. Leur centre est I perct; les forces deBagrationet de Barda; sont sépa- 1 réet; elles ne pourront peut-ttra plus se rejoindre. > U l'tgit mtlntCDut de s'entendre. Hortôd devait
rassaillant aura toujours le désavantage. 11 but, an contraire, une grande prépondérance dus
les moyens oSfensi& , et je crois que nous la trouverons :
Dam Ut effets terrauanU de l'artiUerie , u datu tet mot/etuq»enmuolfrelatciencedejHinUyier l'action de Fennemi tant qu'il pitme l'oppoier à la nôtre.
Découvrir un moyen de rompre le centre det 1 lignesdebatailledeson ennemi Beradol>CIBa^ I cher vers le plus grand avantage qu'on pmn rem[iorter, et faire un changement salutaire in système de la grande tactique moderne.
J'avertis le lecteur qu'il ne s'agit pas ici de règle sans exceptitm , et qu'U ne suffit pas ssa- , lement de placer 100 pièces de canon pour 1 faire de suite one trouée dans un centre, parte j qu'il y a, comme nous le verrons plus tard, I plusieurs conditions indispensables à obserrtr, | sans lesquelles l'opération pourrait manquer: les unes sont en rapport avec la position de ton ennemi, les iiutrea avec U configuration du champ de bataille, et avec l'effet qu'aura produit l'action de l'artillerie.
Il s'ensuit qu'on ne peut pas, à son ^,e< dans chaque bataille rangée , rompre le centre des lignes. Il faut pour cela que les conditioits topographiques et militaires dont nous iDou nous occuper, soient accomplies.
Hais une fois qu'elles le seront, ce qui ce^ tes sera une chose fréquente, il s'agira de Iroover dans l'action de l'artillerie et dans celle ia autres annes, des moyens suffisants pourmeoff à fin une opération aussi avantageuse.
Supposant même que ce ne soit qu'un œ eiceptionnel , pourvu que nous trouvions de temps à autre des moyens suffisants pour 1e faire réussir, ce sera toujours un changement important que nous aurons fait au syslène adopté, qui renie les attaques sur le ceatre comme engendrant de trop grandes difficultés à surmonter, et comme échouant presque toujours.
£tre soutenu, soit; mais quand, et parquil Lepiiic de Varsovie a résolu le problème. l.e géuteil fnt/i^ devait être soutenu avant t'attaque, par SO pii«^ canon , qui auraient entamé les IniailloDi de la 36* division , et alors la baUille aurait pu prendre vm\'i«nuredétafantageuse; cequi prouva quarartill'''**' vait jouer on rata principal.
suK l'autillerie.