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rien, qu'à s'y faln forcer, etvekipper et btUre, quand on » affaire à on enaemi eatreprenant et habite.Je parle denoeretranchemenlsacbKJs; les camps d«8 RomaiDs étaient de vérilables forteresses : Frédéric le Grand en retraça rimage dans cdu) qu'il {Mil à Bungelwiti, près Schweidnitz.
On ne peut espérer de défendre longtemps noe rivièce, lorsqu'on s'établit et se retranche sur le bord même. Si tout courant d'eau est considéré comme on obstacle i la gneire, ce n'est pas qu'on ne puisse le franchir; c'est uniquittent parce que la rivière , une fois passée, U est difficile de se maintenir de l'autre- cété contre un ennemi actif. La meilleure méthode de défendre une rivière, est donc de tenir l'armée rassemblée à quelque dislance du bord, et de tomber vigoureusement sur l'ennemi, dès qu'il a effectué le passage. En vous étendant au loin le long de la rive, voire cordon ne peut manquer d'être coupé sur quelque point, et la confusion s'empare de toute votre ligne.
C'est le 9 décembre qu'eut lieu le passage de rinn. Les Français, fort judicieusement, l'opéiteent à Neupem , au-dessus de Roseoheim, en se rapprochant des frontières du Tyrol , dont, par oe mouvement, l'aile gauche de l'archiduc Jean fui séparée.
Lesgàiéraux, qui ne savent que mai-oher droit devant eux, et qui ignorent les manoeuvres de Hanc, cet objet capital de la stratégie, auraient toujours dirigé leurs opérations sur la pwlie de Paasau et l'inn inférieure. Hais ce mouvement <ri>lique vers le Tyrol était dicté mx Français par le grand, principe de la base. Les antagonistes de ce système auraient trop craint de découvrir la Bavière, en se portant à droite du côté des montagnes. H est cependant assez démontré aujourd'hui, que c'est à cette première tentative sur âaUbourg, que les Français furent redevables de leurs rapides progrès.
DépoBlés de l'ton, les Impériaux allèrent chercher un nouveau refuge derrière la Salza , quoique venant de &ire l'expérience du peu de lessource dont est une rivière en pareil cas. On ne sait k quoi attribuer cet attachement [we»que religieux à la ligne perpendiculaire.
Nous allons voir, néanmoins, quel eât été l'heureux résultat d'une retraite excentrique.
oonCNine >«x rè(^ qœ je n'ai cessé d'établir; nous allons nous convaincre, de recbof , que les demi-mesures sont les plus désastreuses que l'on puisse prendre.
J'ai démoBlré phis bant que la retraite en Tyrol eAt été inmianquablnnent lé salut de l'armée autrichienne, et du pays qu'elle avait i défendre; mais puisqu'aucun motif n'a pu la déterminer à ce sage parti, il fant examiner s'il ne lui restait pas d'autre voie de se soustraire à sa périlleuse sitoalion.
il s'en présente une , à la première vue : dès que les Français eurent forcé le passage de rinn, les Autrichiens pouvaient marcher sur leur droite, gagner proraplement le Danube, passer ce fleuve à Passau , porter la gnerresor la rive septentrionale, entrer en Franconie, et s'y réunir avec l'armée de Bohême. Le général Augereau était trop faible pour leur résista, et bientôt l'armée française avait k craindre pour ses communications dans la Souabe supérieure. Horeau ponvait se trouver réduit à la guerre défensive, loin d'être en étal de former d'entreprise contre les états héréditaires et leur capitale. Il semble que les généraux de l'Empereur n'aient eu de pensée que pour Vienne , et qu'ils aient cru que l'unique moyen de sauver cette ville, était de ne pas s'éi^rter du grand chemin qui y mène.
Ils ne (ardèrentpas à porter la peine de cette inconcevable opiniâtreté : ils allèrent chercher un abri derrière la Salza; les F^iinçais arrivèrent sur leurs traces, et leur Tirent éprouver le même sort que sur l'Inn. Au lieu de s'arr^er à chaque pas, et de se faire battre à chaque instant, ne valait-il pas infiniment mieux, après le désastre de Hohenlinden , s'éloigner à marohes forcées , aller au-devant des secours qui venaient de l'Autriche, et se raneilre en état de tenir la campagne? Rien n'est plus capable de semer le découragement et l'eflroi dans l'esprit du soldat, de perdre totalement une armée, que de l'exposer ainsi à l'homilialion de ces défaites jonrnalièrea.
Le rapport que publièrent les Français dece passage de la Salza, est d'autant plus intéressant à lire , qu'il fait connaître l'art avec lequel ils ont su en toute occasion employer les mouvements de flanc, mouvements auxquels on distingue l'homme de guerre du routinier.
Ce futlanuit du 13 au 14 décembre, que le
DE L4 GAWAGNE DE 1800.
4tl
gënénl DecMU Btrin sur la Salia. Un corps
eanemiroccnpsît k Laaffen , sur U rive droite , aoe poBiltoD dont wi ne peavùt ap6m de le déloger qu'en la tonmant. La Salia est beaucoup plus rapide que le Lecb , l'iser et IIdd ; mais le général Decaen fit choix de quelques habiles nageurs, qui allèrent cben^er des barques attachées au rivage opposé. On s'en servit pMir le passage de 4 on 500 h<Hnmes. Pendant ce temps, on inquiétait l'ennemi à Lauffen, par une vive canonnade. Toat à coup, le petit détachement qui avait passé la rivière, tombe avec impétuosité sur son flanc , le culbute , et se maintient intrépidement contre une force rapérieure , jusqu'à rétatdissement d'un pont de baleaos.
Le gros de l'armée impériale était posté sous Salzbourg, sur l'une et l'aube rive de ia Salza. Le combat s'ei^agea, le 14, de grand matin, avec l'aile droite, commandée par le général Lecourbe. Les Autrichiens avaient une artillerie trè»-nombreuse, mais les troupes françaises étaient inébranlables dans leurs potntions. Vers deux heures après midi, le général Decaen se vit en état d'attaquer le flanc droit de l'ennemî : il le rompit, et le poussa jusqu'au vit- Uge de Bergfaeîm, près Salzhoorg. Les Autrichiens, craignant que la division Richepanse,. qui suivait le général Decaen , ne se portlt sur le chemin de Neumarlct et de LinU, se retiréreot précipitamment dans la nuit suivante.
Le lendemain , de bonne heure , les Français entrèrent à Salzbourg , poursuivireal l'ennemi, et lui firent un grand nombre de prisonniers sur le chemin de Neuoiarkl ; ils placèrent leurs avant-postes à une lieue de ce bourg. Tous les ponts sur la Salza étaient en leur pouvoir, toutes leurs communications assurées. La grande ai^ mée autrichienne se tronvaît séparée du corpg qui occupait le Tyrol.
Telle est ia substance de ce rapport. Mes remarques tombent d'abord sur deux poÏDts qui o'auroDl point frappé le vulgaire des lecteurs. Le premier, c'est qu'il est inconcevable que les Autrichiens aient onblié ou négligé de s'emparer des barques qui se trouvaient sur la rivière ; le second , c'est que les Français avaient de hardis niigeurs , qui , malgré la rigueur de la saison, se jetèrent dans un courant rapide. Ces nageurs avaient été organisés spécialement : cela prouve qu'en Frûtce règne le vé-
ritable esprit mflitaire ; qu'ancnos partie de ce grand art n'est dédaignée ; que l'on y pense , en on mot, que le soldat doit être foiroé pour la guerre, et non pour des revues et des parades. Cecorpsdenagews, comme tout ce qui est nouveau, donna lieu i bien des railleries en jUlémagae ; et dans deux mémorables occaaioDS (le passage du Danube et celui de la Saha), ilcoatribua puissamment à la défaite des raillenis.
Au total, cette opération des Français dans l'archevêché de Salzboui^ , repose sur les principes les plus réfléchis , particulièrement sur celui de la base. Par là , ils évitaient une antre opération sur le Danube, qui eût pu devenir dangereuse, et qui, du moins, eût été eicessiveraent pénible : de plus, ils tournaient toutes les positions que rranemi aurait pu prendre derri^ l'Inn et la Salza, en descendant ces rivières, et se rapprochant du Dannbe. Il leur était libre de pénétrer dans le cœur de l'Autriche , en couvrant leur aile droite contre toute tentative du cAté du Tyrol : quant A leur gauche, ils n'avaient plus rien à redouter pour elle.
Ehiïvrés par tant de soccès, quelques écrivains allèrent jusqu'à dire, dans le temps, que le général Moreau se trouvait dans une position à menacer le flanc droit de l'armée autrichienne en Italie. Cette asseriion était dénuée de tout fondement, tant que Moreau avait encore quelque chose à faire en Autriche. Un coup d'seit sur la carte , montre qu'il n'était point aussi près du Tagliamento que le croyaient les nouvrilistes; qu'avant d'y parvenir, il y avait des montagnes à franchir , et qu'une fois arrivé sur ce fleuve, il se serait trouvé sans base.
Frappée de terreur en voyant les Français s'avancer à grands pas vers sa résidence, la cour de Vienne se hlta d'envoyer l'archiduc Charies prendre le commandement de l'armée. Ce prince y airiva le 17 décembre, et ne put prendre d'autre parti que de la conduire derrière L'Eos. Peut-être eùt-il été possible encore de gagner le Tyrol, et de manoBuvrer les Français en Banc ; mais je n'ignore pas que les cheminsoffrsientdes difficultés presque insurmontables pour une armée, déjà considérablement affaiblie par tant d'édiecs, et découragée par tant de sonfirances.
Tout bien considéré, il me semble que c'est
m His'
plutôt de la Bohétne que l'archiduc Charles aurait pu eotrepreodre une dîrenioD efficace. Uaia avant de traiter c« sujet, il couTioat de jeter un coup d'œil sur les opérations du général Augetreau en Fraoeonie.
Ce général s'avança directement et de front; les Impériaux allèrent de même à sa rencontre. Cette longue chaîne de postes sur deni lignes parallèles, produisit des encarmouches continuelles; mais, du reste, il ne se passa rien qui offre matière À réOeiions , sous les rapports de stratégie et de tactique.
Je n'y vois rien de remarquable que l'opinïAtre défense du commandant de Wunboui^, défense d'autant plus honorable pour lui , que cette partie de l'art militaire esllamoÏDS avancée eu Allemagne, tandis que les Français sont depuis longtemps les maîtres de l'Europe, dans tout ce qui tient à la science des fortifications et des sièges.
Je reviens donc à l'archiduc Charles, et, coiOme je l'ai dit, je trouve qu'il eût agi plus utilement, en restant en Bohême, où il avait déjà rassemblé et organisé une force militaire respectable; qu'en l'a laissant dans l'inactivité, pour courir en Autriche, où tout était perdu
En effet, avec son armée de Bohême, l'archiduc, »e joignant au général Simbschen , tombait sur Augereau avec une telle supériorité de forces, qu'il le forçait inEailliblemeut deregagner le Rhin avec précipitation. Alors , ae dirigeant tout à coup sur sa gauche , etfaisant front au Danube, le prince se portait sur le flanc gauche de Moreau , et menaçait à la fois ses derrières.
Ce général était trop prudent pour contimier & pousser son centre sur Vienne, avant d'avoir dégagé l'aile menacée, et par cela , il était arrèlé dans sa marche victorieuse. Il (allait, de toote nécessité , qu'il fit lui-même front au Danube; c*eùt été, poor ainsi dire, se réduire à la défensive.
D'un autre cété , il faut convenir que si l'archiduc, en poursuivant le général Augereau, se fût avancé trop près du Rhin , il s'exposait à se voircoupe.de la Bohème , d'autant plus que le voisinage de la ligne de démarcation resseï^ rait le terrain dans lequel il devait agir.
Pendant que l'Autriche était accablée en Allemagne par de si cruels reverv, l'armée
qu'elle avait en Italie avait recommencé les hostilités par une diversion bien calctlée, et qui aurait de plos grands résultats, si elle eût été entreprise avec une force mieux propor^ tionnée à son objet.
Les Français étaient postés derrière la Gbiesa; le quartier général se trouvait à Brescia.
Les Autrichiens étaient stationnés derriènt le Uincio; Peschiera et Hantoue couvraient leur front : îla occupaient Ferrare, et cefDtdt cette place qu'ils entreprirent leur diversiffli sur le flanc droit des Français.
Le comte de Bellegarde , général de l'armée impériale, fit occuper Bondeno sur la rive gauche du Panaro, jeta on corps de troupes au delà du PA, à Figherolo, et s'empara de Stellata et de San-Biagio.
Le 4 décembre, lesFrançsis dirigèrent, contre Boudeoo, une atUque qui ne réussilpoiol. Les Autrichiens étendirent alors leurs avantpostes le long du P6 et du Panaro.
Cependant ces mouvements, quoique bien vus en eux-mêmes, étant exécutés par des corps trop faibles, méritent plus le nomde démonstrations que celui de diversions. Pourquoi donc le général Bellegarde les fit-il entreprendreî Vraisemblablement pourdistraire l'alten* tion de l'ennemi, lui faire croire que l'on cherchait à porter la guerre au midi du Pê, vers la péninsule de l'Italie, et le détourner par là de songer I attaquer le Hincio de front, ou le Tyrol par le flanc.
Si le général autrichien avait été le maître d'agir d'après ses idées personnelles, il est à primer qu'il aurait entrepris en grand ce qu'il ne fit que tenter en délaiL Le parti leplus judicieux qui s'ofi'rait à lui , était alorade faire ce que le général Moreau, à mon avis, aurait dûexécuterl(ii-mêinedanslacampagnedel799; c'est-à-dire, établir lethéitre de la guerre sur la rive méridiouale du Pd , en prenant pour base la péninsule de l'Italie. Il forçait les Français, par ce moyen , a bire front vers le sud, et rendait le passage du Hincio presque impraticable pour eux. En s'étendant à l'ouest, il pouvait même les inquiéter sur leurs conomu* nicalions avec Milan, Novarre et Turin.
lies Français, dira-t-on, n'auraient pas manqué d'investir Manloueet Peschiera, abandonnées àeltes-mêmes; ils auraient teutéde couper le général Bellegarde des États héréditaires.
Hais j'obeerre qu'ils as pouvxisnt le biretana s'éteiul|e coDsklérablrawat à l'esl, pir congéqueol, sans s'exposer à se voir^coupës eux-m^ mes de Gânes, du PiémoDt el de France. On seat combien ils eussent basaidé, en s'engagéant entre le Tyrol et rarniée autrichienne, qui, de droite et de gauche, eaaqent m«iacé leurs flancs : preuve nouvelle Routée à cent autres,, que c'est par des positions oblique§, et non de front, que l'on couvre efficacement une conlrée que l'on veut dérendre.
Les Impériaux occupèrent Rimini et Pesaro sur la mer Adriatique; ils détachèrent des parlis volants dans le Hodénois et ta légation de Bologoe. Je réitère la remarque faite plus haut: ces partis étaient trop raibles;plus forts, ils pouvaient avoir un excellent résultat, celui de préserver le front d'une attaque directe, en menaçant les flancs de l'ennemi.
Ces expéditions étaient dirigées par le gé- □éral Schusteck , qui fit preuve de talents particuliers pour ce que l'on nooune le petite guerre.
11 fit attaquer les places de Final et Cento ; elles furent enlevées toutes deux. La garoison de Final s'évada presqu'en totalité à ta faveur de la nuit.
L'avant-^rde de l'armée autrichienne, postée, SODS le général Uohenzotlemf an delà du Idîncio, c'est-à-dire, sur la rive droite, fut très-prudemment retirée , dès que les Français firent mine de vouloir l'attaquer eu forces. Rien n'est effectivement plus facile à couper, qu'un corps jeté en avant d'une rivière ; on occupe son front, pendant qu'on le cerne sur ses deux flancs. De vigoureuses charges de cavalerie, faites au moment où il s'ébranle pour se retirer, doivent le précipiter dans l'eau , s'il ne se bite de mettre bas les armes.
Le 25 décembre, les français jetèrent un pont sarle Hiucio, à Molino : une formidable artillerie protégea le passage de quatre dtvisiona.
Le général Bellegarde prit alors une résoiu- Uon digne d'éloges. It-fit attaquer sur-le-cbamp le corps qui était passé, et il arriva ce qui armera, toigours en pareil cas; les Français Furent reponssés jusqu'au Uincio : ce fut beaucoup pour eux que de n'être point contraints à le repasser.
Ils envoyèrent un renfort, puis un seoond ;
nais les Impériaax, se renforçant à proportiou, les empêchèrent de s'étendre. Û y eut une a&ire des plus chaudes à Praiolo.
La nuit suivante , à la faveur d'un brouillard qui redoublait l'obscurité, les Français firent une habHe manœuvre. Ils eSiectnèreot le passage du Hincio dans la partie supérieure à celle où l'on venait de se battre : à Honambano.
Pendant ce temps, les corps qui avai»it passé à Molino, revenaient snr la rive droile, remontaient le Hiucio , et pr«iaient poêle k Boi^betlo , où les Autrichiens avaient une tête de pont.
Le généra] Bellegarde ne fut informé que tard de ce mouvement. Il détacha immédiatement un cor|H à Valeggio , en face de la nouvelle position des Français à Borghetto : ce corps était formé de la réserve.
Probablement les Français manœuvrèrent ainsi pour se rapprocher de la partie de leur armée , qui passait à Hozzambano. Hais les Autrichiens, comme ilsledirent eux-mêmes, ayant une tête de pont sur la rive droite, et , cons^ quemment un pont sur la rivière, il est difficile de concevoir pourquoi ils ne s'en servirent point pour prendre a dos les Français qui les attaquaient, enfin, pour tenter une divarsion quelconque.
11 faut rendre justice aux vnes qui dirigèrent les Français dans leur passage à Hozzambano. Ce point, au-dessus de Hantoue, et près dW lac de Garda, était très-judicieusement choisi. Les Impériaax, tournés sur leur droile, se voyaient menacés de perdre leur communication avec l'Autriche.
Si ', au contraire , les Français eussent effectué leur passage au-dessous de Hantoue, ils couraient le danger de voir l'aile droite des Autrichiens, passant la rivière sous le feu de cette place, venir les prendre à dos, et les resserrer entre le Hincio et le Pô.
En lisant attentivement le rapport du général Bellegarde sur ces évéuemeuts, on approfondit sans peine ses mesures et ses motifs.
1 L'ennemi, y est-il dit, s'était rendu maître » de quelques positions avautageuses; mais les t hauteurs environnantes nous demeurant, et ■ n'ayant rien h craindre pour les retranche-
> ments de Salionette , le général Bellegarde
> fit avancer trois divisions, Conoées de la ré-
1 serre. Les Français étaient vivement preste » sur plusieurs points, et spécialement êor leur 1 gauche : mais une «donne ennemie, Tenant
> de Hosambano , le long de la rive gauche du
* Hiucio, gravit avec rapidité les hauteurs de
> Valeggio. Ce mouvement força nos troupes à
> se replier. Le général HohemoUern, qui
* commandait la première ligne, fut contraint
> de retirer son aile gauche , pour couvrir le
> chemin de Valero à Villa-Franca , et con- ■ server la communication avec le corps qui 1 était restait au Furone. *
Il est évident que les Aulricbiens furent tournés sur leur gaudie , et déposlés des bords du Hincio. Il était , en effet , extrémem«it important poilr eus de ne point se laisser déboi^ der à leur droite, et couper de Vérone, c'est-àdire, de rAllemagae.|[>ansce cas, ils pouvaient voir leur droite renversée sur leur gauche , et ils s'eiposaient à se faire culbuter dans le Hincio. Ainsi, forcés à se retirer par leur droite, dès que tes Français commencèrent à s'étendre de ce càté, ils perdirent leur point d'appui sur la rivière, et tout espoir de la défendre plus longtem)».
Sans vouloir assurément déprécier tes talents du général Bellegarde, je ne puis m'empécher d'observer qu'il est difficile de concevoir une ligne plus forte, plus imposante, que celle qu'offre le Hincio, défendu à droite par P«scfaiera, à gauche par Governolo, et an centre parHantoue. Nouaavooseu de nombreuses occasions , dans le cours de cet ouvrage , de foire jaillir l'évidence du grand principe , qui veut que , dans toute circontanoe, on cherche à tirer de la nature des lieux ou de la position de ses troupes, ce qu'est dans la fortification la courtine flanquée de ses deux bastions. Où,peut-on trouver ces avantages mieux que dans la ligne dont il s'agit? Peschiera, empêchant que la droite de l'armée impériale ne fût coupée et séparée de l'Allemagne; Hantoue, défendant le Hincio en dessus et en dessous; Governolo, couvrant l'aile gauche, et mettant toujours à même de porter le Ihéitre de la guerre au sud duPà.
Quand je nomme ces trois places, il est inutile de dire que j'entends par là les trois corps stationnés en avant d'elles, corps qui devaient être assez forts par eux-mêmes, non-seulement pour repouBser une.attaqoe , mais encore
pour agir oSbiisiTeneKt en cas de besoin.
Nous avons laissé BcUegarde abandowunt le HiacM); son rapport s'ex^me ainsi à ce sujet:
t L'approche de la nuit ne permettant pins 1 de songer à la reiHise de Vale^io, il Mut 1 ordonner la retraite. L'année se replia, dans
> le meilleur ordre, derrière l'Adige; elle assit * son camp à Sao-Hartino, près Vérone, à TeM 1 de l'Adige : les avant-postes furent éublii 1 à Villa-Franca , et le général Rousseau, qoî
> bccupait Salionette, rétrograda jusqu'à Mon- 1 tebaldo. *
Je ne vois rien à hiftmer dans celte retnite, sinon qu'dle ne se fit pas excentriqnement. Je ne cony-oîs pas pourquoi l'impossibilité de rentrer dans Valeggio nécessita la retraite; ce poste n'était qu'un point d'appui sur le Hincio , sans être indispensable pour sa déCense.
HauU)ue donnait un point d'appui bien plus sàr ; c'est pourquoi j'aurais trouvé une reirute sur cette place, mieuE adaptée aux circonstances. On ne saurait m'objecler que cette retraite était impraticable ou trop périlleuse, car les Français n'avaient laissé que fort peu de monde à Poizolo, et le passage près de ce lieu restait ouvert à une force majeure. Il fani observer que les Autrichiens, forcés à se replier, u'étaifnt cependant point dispersés, ni même battus. Tout en se retirant, leur général pouvait déjà méditer des opérations offensives ; autrement, l'ou se résout à essuyer des échecs continuels.
J'aurais donc porté l'aile gauche et une partie du centre sur Hantoue , ou les environs: l'aile droite et l'autre partie du cmlre éUlenl alors dirigées sur Castclnovo, entre Peschiera et Vérone.
N'est-il pas évident que de ces monrairats opposés, naissait pour les Français une situation des plus embarrassantes? On leur laissait le centre libre, en apparence; mais pouvaientils s'y eng^er pour séparer les deux ailes, au risque de prêter eux-mêmes leurs iancs k l'ennemif Cette juste appréhension les fixait dans la position qu'ils occupaient. Au premier mouvement qu'ib eussent hH pour se porter en avant , vws l'Adige , le corps de Castdoovo se trouvait eu .potence sur leur aile ganche, et celui de Hantoue les prenait à dos.
Il était même trèa-probable qu'ils sa fnssml
vos GOotniDls à rétrograder, le corps posté sous Haslooe ponvant &ire une pointe ripïde, et venir tomber sur les derrièresde l'armée française, qui avait passé le Nincio.
Ce owps autrichien , en prenant posle entre rOglîo et le Slincio, à Caaliglione, par exemple, se mettait àmème d'envelopper etdecooper les Français.
Je suppose, cependant, que l'aile gaiiche de l'armée impériale en retraite, étant prévenue parTenDemi, n'ait pu gagner Maotoue à temps: alors, c'était snr Legnago qu'il fallait marcher, afin de menacer le Pâ. Si l'on eût jugé un troisième corps nécessaire, pour tenir une ligne perpendiculaire à l'ennemi , ce corps se serait dirigé sur Vérone.
C'est ainsi, selon moi, qu'aurait ait tire combinée cette retraite excentrique, apris laquelle il eàt fallu reprendre vivement l'offensive; car, je ne puis trop le répéter, une retraite, pour être parfaite dans son ensemble, doit impliquer un plan d'agression contra les Haïtes de l'ennemi.
An reste, en consultant l'histoire des guerres modernes, on peut facilement se convaincra qu'après avoir été forcé d'abandonner une rivière en Italie, c'est en vain que l'on tente de défendre celle qui se rencontre déniera. On verra aussi que c'est ordinairement en une seule campagne, que l'on gagne et que l'on perd cette belle contrée.
Le prince Eugène en fit deux fois la conquête sur Louis XIV, lapremiëra en 1701, U seconde en 1706, rejetant toujours l'ennemi d'une tîvière snr l'autre. Les Français éprouvèrent le même sort en 1799.
Cela vient de ce que, dans une guerre défensive, celui qui a>commencé à céder, adopte presque toujours un rAIe passif, et se borne i défendra de front un fleuve ou une ligne retranchée. Rarement voit-on un général, en pareil cas, avoir assez d'audace et de présence d'esprit, pour tenter de reprandre brusquement l'offensive, en manœuvrant sur les flancs de l'ennemi qui le poursuit. Nul capitaine, ancien ou modale, n'a entendn cette espèce de guerre aussi bien que Sertorins (i).
(0 Q. Sertorins, le plos ilhislre des généraux du parti de Harfus, soutint en Espngne, contre Pompte et Helelluc, det gnerm où 11 dCploya les plus ttm
Les S9 et 30 décembre, eurent lieu des combats d'avant-postes, danslesquelslesFrançais forent les agresseurs. Ils poussèrent les Autrichiens jusqu'à Vérone. Cette méthode de placer des avant-postes au delà du fleuve que l'on veut défendre, est extrêmement judicieuse. On empêche l'ennemi , autant que possible , de B'approcbwdubord; on peut aisément conjecturer à sa force s'il veut tenter le passage , et même oh il prétend le faire. Hais quand ces avant-postes sont attaqués, il faut les renfor^ cer progressivement, afin de prolonger le combat sur la rive opposée.
Je ne puis mieux faire connaître les opérations subséquentes , qu'en donnant un précis des rapports officiels. Je suivrai ceux des Français, comme donnant la clef de leurs excellentes dispositions.
< Le 1*' janvier 1601 , dit le général Brune,
> nous passâmes TAdige, à Gussolingo. Une t fausse attaque, Ji un mille de Vérone, trompa
> l'ennemi. L'activité et les talents du général 1 Marmont, facilitèrent cette importante opé-
> ration. Le général Delmas s'avança , avec du
> canon, sur la petite chaîne de montagnes qui 1 sépare la valléedePotiselUde celle depanlena. I Ce mouvement contraignit l'ennemi à évacuer
> \étoaé. Pesdiiera est investie, et Uantoue
• bloquée : Porto-Legnago sera assi^ée.
> Le général Rochambeau s'est porté de Lo-
• dron sur l'Adige par Riva, Torbola et Hari, » ce qui a forcé le général Bellegarde à aban- » donner la célèbre position de Vérone. Le gé-
• néral Schmidt a occupé la partie de Rivoli.
• Le général Boudet a été détaché sur Rove-
> redo, pour éclairer la marche du général
> Rochambeau. >
Il est manifeste que voilà une opération le long des montagnes , pour manœuvrer les Impériaux sur leur flanc droit. Cette habile et excellente mesure doit paraître bien étrange aux opiniâtres partisans des masses concentrées et des attaques de front. En voyant les Français opérer au-dessus du lac de Garde, et suivre les montagnes, on ne peut me bUmer d'avoir conseillé, à l'instant même, un mouvement semblable aux Autrichiens, lorsque
talents. Il fut rire Tulgilre.
par Perpenna , l'an TS avant (JVol« du Traduettur.)
dbyGoot^lc
j'examinais leur retraite du Hinido. Du camp de Castel-NoTO, que j'iDdiquais, ilsauraieulpu tourner lelacdeGarde, et, alors, se montrerau dos des Français.
Il est InléressaDt de voir de quelle manière le général Macdonald , venant du pays des Gri* sons, appuya les op^ralions de l'armée d'Italie.
( Les troisdivisions qu'il commandait.avaieot 1 à passer la chaîne des montagnes qui sëpat reut les vallées de l'Oglio , de la Trompia et
■ de la Sobbia. La division dugénéralRocham- I beau s'était portée à Sloro, qu'elle attaqua » et prit, tandis que lo général Macdonald dé-
> tacbail la légion italienne à Bagolina. Après 1 la prise de Storo, le général Rochambeau se
> dirigea sur Riva di Garda, et le général 1 Leccht poussa ses patrouilles jusqu'à Pievedi
> Buono, où l'ennemi s'était retranché. Cet
> officier avait ordre d'inquiéter l'ennemi, mais
■ de ne point trop s'engager avant l'arrivée
> des divisions Pulty et Key, qui étaient com-
* mandées pour le soutenir. I^es Italiens atla-
> quërent Pieve di Buono , dès qu'ils furent à
* portée, mais ils furent repoussés.
* Cependant l'ennemi abandonna ce poste
> le même soir. Poursuivi, il ae retira dans ia
> seconde ligne des retrancbemcnts de San-
> Alberto, formée depuis longtemps. Pendant
> ce mouvement de l'aile droite, le général
> Baraguey-d'Hilliers, qui commandait la gau-
> cbe , s'avança dans t'Engaddin , s'empara de
* Schutz, et poussa jusqu'à Harlinsfaruck. Les
> nombreux relranchemenlsdeCastel-NoTO, qui t défendaient le pont, n'arrêtèrent point nos
* troupes, et après une résistance opiniâtre,
> les Autrichiens furent enfoncés, en nous lais-
> sart un grand nombre de morts et de blessés.
* Cesfansscs attaques, sur une ligne de mon-
* tagnes de pins de 60 lieues, ont eu le plus
> heureux résultat, et nous en promettent de
* plus brillants encore, si l'on peut atteindre ■ l'ennemi dans sa retraite.
* Le général Brune , après son passage de
> l'Adige [ajoute le général Macdonald), me
> manda qu'il dirigeait son aile gauche le long t decette rivière, vers Trente, tandis quej'a- 1 vancerais sur la rive droite. J'espère arriver
> encore à temps à Botzen , pour couper la co- 1 lonne du général Stejanich. Le général Bara-
* guey doit èKe en ce moment à Glureos, et
> marehe sur Bolxen par Héran. >
la rapport dea ImpMam confirme celui des Français, à quelques légers détails près.
Il y est dit que, le 4 janfier, à la faveur de la nuit, les Français attaquèrent l'avant-garde des Aotrichiens à Colognola, en même temps qu'ils cherchaient à tourner leur aile droite par les montagnes. Cette avant-garde se replia en bon ordre jusqu'à Coldero, où elle repoussa une seconde attaque. La grande armée se mit en marche, et vint camper dans li plaine de Villa-Novail'aTaot-garde.fâibleinenl poursuivie, prit poste entre Soave et Castelletto.
On voit donc que les Impériaux forent délogés de leur position sans combat, et uniquement parce qu'ils laissèrent tourner leur flanc droiL I^s Français, pendantceUe manœuvre, les amuHcrent par une fausse attaque de front. Je demande si les Autrichiens eussent été exposés à cette manœuvre , en se portant euxmêmes sur la chaîne des montagnes : ils en avaient la faculté, puisque le Tyrol et le pays de Trente se trouvaient derrière eux. C'était en même temps le moyen de s'opposer à l'année du général Macdonald, qui débouchait des Grisons : ils poovaïent même déborder l'aile gauche des Français, et pousser un corps jusqu'à Milan , si le général Brune se fût tenu trop longtemps sur l'Adige.
De Vérone, les Impériaux turent repousses jusqu'à Vicence, et encore par des maneeuvres de ûanc ; car les actions qui eurmt lien , ne m^itent,pas d'être détaillées.
Je trouve , dans un rapport du général Oudinot, ce passage, que j'aime à citer aux antagonistes de mon grand principe des mardies et mauveiDcnls obliques :
f L'ennemi défend généralement ses posi-
> lions avec beaucoup de valeur et d'opinii- * treté ; mab, dès qu'il voit que nous allons le
> tourner; il se relire. >
De Vicence, les Français contînaèreni à marcher toujours en avant, poussant leurs ennemis devant eux. Ils étaient déjà parvenus au Tagliamento, lorsque rannislice, conclu tout à coup, vint arrêter leurs pn^rès, et sauver l'armée impériale d'une ruine totale.
Je récapitule en deux mots l'histoire de celle campagne. L'Empereur perdit l'Italie, parce que ses généraux se laissèrent tourner, an Heu de tourner eux-mêmes leurs- adrersaires.
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