HISTOIRE DE LA CAMPAGNE VE
Ce seraient bien moins les digues et les inondations de la Hollande, qui apporteraient obstacle à cette grande opération, que la prompte et vigoureuse réaction qu'opposeraient les Français par le sud de cette république. Car, dans les mouTemenls excentriques, teb que celui dont il s'agit, la plus grande force doit toujours être employée sur les flancs : on s'aSUblrt sur le front dans la mbaie proportion. Si l'ennemi se porte viv» ment sur ce front, il peut lui réussir de le culbuter, et de menacer alors les derrièresde cette partie de l'armée , tandis qu'elle opère excentriquemenl et obliquement , afin de dégager ses flancs. Ses opérations de flanc se trouvent ilonc entravées, à moins qu'elle rie puisse se former une base indépendante dans sa nouvelle conquête.
C'est ce que l'on pourrait se procurer en Hollande : lors même que les corps de la ttesse et de la Thuringe seraient battus et repoussés, l'armée principale devrait poursuivre ardemment l'exécution de ses projets, au lieu de revenir sur ses pas , ce qui ne ferait que rétrécir ta base, et comprometlre par conséquent la sûreté des flancs.
C'est donc en Wesipbalie et en Hollande, à l'ouest de Cassel et du Weser, que doivent être
disposées les principales forces desAllenitndt; le reste formerait l'aile opposée sur la Sidi sapérienre, conformément au principe qai ordonne de se placer obliquement i l'ennemi, ft non en face de lui. Comment les Prançiis pourraient-ils pénétrer jusque dans le Hawntt, entre ces deux corpst Cehiî posté sur la Sib supérieure les couperait infailliMeraenL Si lenr colonne de Dusseldorf éprouvait an échec assez grave, pour la forcer de regagner le Rbin, les Allemands se Terraient en mesuredt tomber sur le flanc de l'ennemi, en Hesse.
Dans tontes ces hypothèses, il est évidnt que Cassel est une place de la plus haute importance, puisqu'eDe couvre ou doit counir l'Allemagne depuis le Rhin jusqu'à l'Elbe, lu corps, placé derrière celte ville, est indiensablé pour observer la colonne française du centre.
Hais, tout ce qui se feraiten Allemagne, ne doit être considéré que comme accessoire à l'opération principale , qui se tenterait conlie la Hollande.
J'ai posé les principes généraux d'altaqm et de défense : ce serait aux commaDdiDb respectifs des deux armées à en faire telle application que le demanderaient les circonstances.
i ns L*HIST01KE DE LA CiHPAGnE DE 1800.
PRECIS
SIHS 11 $01111,
PAR UN OFFICIER D'ËTAT-BUJOR SB L'ARMÏE UPËRULE, THADCII DE l'aLLEMAHO, PAR CH.-L. SETELINGES.
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