‹ Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en RussieChapitre 15 sur 86 · Tombe d'équerre · texte numérisé non relu

Tombe d'équerre

La première de ces deux directions est toujours la plus avantageuse, car non-seulement le fleuve protège un des flancs de là ligne d'opérations , mais il peut servir aussi de ligne de communication. 11 faut nécessairement que ses points de passages soient assurés; c'est alors qu'il favorise les grandes opérations sur les deux rives et nous offre, par conséquent, la faculté d'avoir deux lignes d'opérations. Tune

DE LA STRATÉGIE

imsiaTUitageiise que Fautre, et des ressources 1 multiples pour nos mouvements offensirs.

l>aDS le second cm, si les poinls de passage dn fleuve ne sont pas assurés par les ressources de Tart» les avantages intrinsèques de cette deviennent moins considérables.

Aa reste, on n^est pas toujours en droit de nettre à profit les différentes directions des fleures. Ces masses d*eau , ayant le plus soufent des cours parallèles aux frontières, se présentent communément d*équerre aux lignes d'opérationa.

Mais lorsqu'aux ressources que la nature a accordées aux fleuves, on ajoute encore les afantages que nous procure Part , on en fait quelquefois des lignes inexpugnables, et qu'on ne parvient i conquérir que par un équilibre pr^ndérant de forces physiques. C'était le casdeFarmée française en 1813 , lorsqu'elle occupait la position centrale de Dresdelà fleuves sont des accidents de terrain d'autant plus avantageux que, formant des lignes non interrompues , ils peuvent offrir à Fart partout les mêmes difficultés à vaincre et les Blêmes avantages dont il puisse profiter.

Le réseau que forment les fleuves, sert aussi de base aux dispositions pour la défense des ÊUtopar les fortifications. Des places fortes assises à cheTal sur de grands fleuves , dont les cours font partie intégrante de Féchiquier stratégique, sont d*un avantage incalculable. La facilité de pouvoir manœuvrer sur les deux rives, oblige les ennemis à partager les forces et les constitue en lignes de défense intérieures. C'était le cas avec FElbe en 1813.

Les propriétés des fleuves, envisagés comme lignes défensives, ne consistent pas seulement dans les difficultés que nous offre leur passage. La direction de leurs cours, en décrivant des lignes droites, convexes ou concaves; leurs affluents, en compliquant le réseau des masses d'eau, influent beaucoup aussi sur les positions stratégiques qu'on prend sous leur protection.

Nous pouvons envisager ces positions sous plusieurs aspects différents.

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