CRIS NT CRE
lorsqu'il ya hémorragie placentaire par décollement du placenta, qu'il est indispensable d'enlever pour assurer l'hémostase, ou bien dans le cas où il n'y a pas de sac, ainsi qu'il arrive quand il y a ruplure secondaire du sac, avec fœtus libre dans la cavité abdominale. Avant tout, ilimporte de proportionner l'intervention à la dose de résistance des patientes, de telle sorte que les opérations idéales doivent souvent céder le pas aux manœuvres plus modestes. Comme ledit Segond, dans le cas de grossesses ectopiques de plus de cinq mois avec fœtus vivant, on doit, en règle générale, renoncer à l'ablalion du kyste et se contenter de son extériorisation -en abandonnant, comme le conseillait jadis Baudelocque, « l'expulsion du placenta à la nature ».
2° Grossesse extra-utérine après le cinquième mois,
enfant mort récemment
Segond s'est vivement élevé contre l'opinion trop longtemps admise par certains chirurgiens qu'il fallait adopter une thérapeutique d'attente, en ce sens qu'ils escomptaient la transformation du kyste en hthopédion.
Mais quand vaut il mieux opérer? Certainement, il vaut mieux attendre l'interruption de la cireulation interkystoplacentaire, si, évidemment, l'état général de la mère Île permet. Reste à savoir cependant à quel moment cette circulation placentaire sera suspendue. Quelquefois, Île décollement du placenta a amené des hémorragies au bout de plusieurs semaines de rétention.
Pozza se déclare partisan de lintervention hâtive : « Si l'on veut bien peser: ces considérations et si lon
considère les résaltats favorables qu'a donnés l'opération
RDS 2
primitive ou précoce (laparotomie) dans les cas les plus récents, on sera autorisé, je crois, à réformer le procès qui lui a été fait par ses devanciers et à l'adopter comme règle. Ici, comme dans tous les problèmes de thérapeutique abdominale, les sbjections théoriques des chirurgiens timorés tombent devant les résultats éclatants d’une pratique hardie, servie par une bonne technique. »
Etant donné que l'hémorragie placentaire peut être abondante au point de tuer la mère, que l'hémostase n'est pas toujours facile à faire, nous pensons avec Segond qu'il est préférable d'attendre plus ou moins longtemps, prêts à agir à la moindre alerte. « Quand la mort du fœtus est récente, il est naturel que, sauf urgence, on adopte la conduite de ceux qui conseillent avec Kaltenbach, Frænkel, Lilzmann, Weærth, Mavygrier, Pinard, de ne pas opérer dans les quelques jours qui suivent la mort, et d'attendre le ralentissement de la circulation interkysto-placentaire. On objecte à cette manière de voir que la suspension dé la circulation placentaire peut réclamer des mois et que les gros risques d'une pareille attente doivent l'emporter au bénéfice d'une intervention précoce. L'objection est fort juste et une si longue expectation n’est, à coup sûr, pas défendable. Mais lorsqu'elle ne porte que sur les six premières semaines, lorsqu'il est bien entendu qu'à la première alerte on est prêt à intervenir, on ne peut, en vérité, que trouver avantage à ne pas sé presser. »
Dans ce cas de grossesse extra utérine, - l'élytrotomie doit être abandonnée, et il faut que l'intervention se borne à l'extraction du fœtus avec simple extériorisation du sac et abandon du placenta à la nature.