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méable; par le toucher et le palper combinés, on sent, derrière le pubis, le col de l'utérus en antiflexion, petit, ne dépassant guère le bord supérieur du pubis que de deux travers de doigt, la tumeur est inaccessible par le toucher.
L'opération, par incision abdominale du kyste, est faite, le 10 octobre, par le docteur Varnier, qui extrait une fille pesaut 2.530 grammes, en élat de macération et ayant 44 centimètres de long.
Les suites opératoires farent parfaites et la femme quitta le service le 12 janvier 1895.
Obvervation VI
(Observation publiée par M. Pinard. Documents pour servir à l’histoire de la grossesse extra-utérine.)
Grossesse extra-utérine remontant à douze mois environ. — Laparotomie. — Rétention du placenta dans le kyste fœtal. — Guérison.
La femme N., âgée de trente-neuf ans, domiciliée à Bligneucourt (Oise) entre à la Maternité Baudelocque, le 17 juillet 1889 (envoyée par le docteur Brauthomme de Meru.)
Cette femme est accouchée deux fois à terme d'enfants vivants. Le dernier accouchement remonte à dix ans. Jamais de fausses couches. Une pelvipéritonite (salpingite droite ?). Un mois au lit. Bonne santé habituelle, menstruation règulière.
Elle a eu ses règles pour la dernière fois le 7 juillet 1888 et, depuis lors, dès le 10 août, elle a toujours été souffrante (douleurs dans le bas ventre) ; à aucun moment elle n'a eu d'écoulement sanguin, ni de crise aiguë. Mais elle a dû cesser tout travail et garder le lit presque constamment.
Deux premiers mois, troubles de miction et de défécation.
Au mois d'avril dernier, c'est à dire au terme de sa grossesse, elle fut prise de douleurs «comme pour accoucher». La sagefemme fut mandée, mais s'en retourna après avoir déclaré que c'était une fausse alerte. La nuit suivante, N.. , cessa de percevoir les mouvements actifs du fœtus qu'elle sentait nettement jusque
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là. Inquiète, elle fit appeler un médecin qui constate la mort du fœlus (trois jours après le faux travail).
Quatre ou cinq jours après, il y eut un montée laiteuse. Le ventre diminua de volume.
Après avoir gardé le lit pendant un mois, N..., se trouvant mieux, se leva pour pour rependre ses occupations, attendant toujours sa délivrance.
Puis, il y a quinze jours, fatiguée d'attendre et inquiète, elle alla consulter le docteur Brauthomme qui l'adressa à M. Pinard.
Examen à l'entrée. — Etat général peu satisfaisant. N..…. dit avoir beaucoup maigri. Lait dans les seins. Le ventre est régulièrement développé. Le palper.y fait reconnaître une tumeur sphérique occu pant tout le bas-ventre, et la partie culminante remonte à cinq travers de doigt au-dessus de l'ombilic (9 centimètres au-dessus de de l'ombilic, 24 centimètres au-dessus de la symphyse.
Cette tumeur est sans bosselure, immobile, dure, surtout à sa partie supérieure droite.
A trois travers de doigt de l'arcade de Fallope droite, on perçoit dansla tumeur une crépitation très nette ; au même point, les doigts sentent une région fœtale très superficielle ayant les caractères de l'extrémité céphalique. Auscultation : silence complet.
Le palper ne détermine aucune douleur : pas de douleurs spontanées.
La miction et la défécation s'exécutent normalement.
Toucher. — Le col est mou, refoulé à gauche et en arrière ; le cul-de sac latéral gauche est souple.
Le cul-de-sac latéral droit est effacé, bombe dans l'excavation : on y sent une région fœtale dont on ne peut distinguer les caractères.
Les mouvements communiqués au palper à la tumeur abdominale sont transmis au doigt explorant au cul-de-sac droit mais non au col.
Nulle part on ne sent le corps de l'utérus qui doit être en arrière du kyste.
Le cathétérisme de l'utérus montre que sa cavité est vide
Je pratiquai la laparotomiele 30 juillet 1889. Incision de.la paroi abdominale jusqu'au niveau du kyste. Sutures des parois de ce dernier à la paroi.
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Incision du kyste, extraction d'un fœtus macéré pesant 2.200 grammes. Liquide amniolique épais, peu abondant et non purulent. Lavage du kyste avec la solution de naphtol. Drainage et pansement.
I n’y eut aucune élimination du placenta, le cordon avait été, au moment de l'extraction du fœtus, coupé au ras de la face fœtale. Les parois kystiques s’accolèrent, la plaie se ferma et le placenta s'enkysta à nouveau sans présenter trace de suppuration.
Celte femme quitte le service, le 30 novembre, bien portante.
Observation VII
(Communiquée à l'Académie de médecine)
Grossesse extra-utérine (enfant vivant). — Laparotomie par M. Sesond. -- Extériorisation du kyste. — Pilacenta laissé adhéreut (suites heureuses pour la mère et l'enfant).
Henriette P..., trente-sept ans, entrée le 7 novembre 1898.
Antécédents héréditaires. — Nuls. Réglée à treize ans, toujours régulièrement. Rougeole dans l'enfance, variole à trente ans. Actuellement, légère gastrite pour laquelle cette femme se soigne depuis cinq ans. Tempérament nerveux; a eu, à plusieurs reprises, des crises de nerfs, mais sans perdre connaissance.
Grossesses. — Première, février 1880, chez elle, à terme, spontané, sommet, fille élevée au sein maternel pendant quinze mois, bien portante. Règles pendant l'allaitement.
Deuxième, novembre 1881, chez elle, à terme, spontané, sommet, fille élevée au sein maternel pendant dix mois, bien portante. Règles pendant l'allaitement.
Troisième, novembre 1885, chez elle, sommet, spontané. garcon élevé au biberon par une nourrice mercenaire, loin de la mère, mort à sept mois de méningite.
Quatrième, février 1887, chez elle, à terme. spontané, sommet, fille élevée au biberon pendant dix huit mois par la même nourrice, loin de la mère. Morte à cinq ans d'une bronchite. Retour de couches six semaines après.
Cinquième, juin 1888, chez elle, à terme, spontané, sommet, gar-