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L’ovaire droit seléro-kystique est assez volumineux (grosse amande).
On pratique l’ablation en une seule masse de la trompe, de l'ovaire et de l'utérus par hystérectomie subtotale.
La paroi est refermée sans aucun drainage. La guérison se fait sans incidents et la malade quitte la clinique le 12 Janvier 1936.
Revue un mois après sa sortie, elle a repris sa vie normale et va, dit-elle, chaque semaine au bal.
CPAS
OBSERVATION Il (Inédite)
Due à l’obligeance du Professeur Piollet
Mme C., de Ceyrat. Née en 1907. Réglée à 16 ans. Règles douloureuses, peu abondantes, venant avec de fréquents retards (souvent tous les 40 jours).
Mariée à 20 ans. Pas de grossesse normale. La malade signale des poussées douloureuses au moment des règles, quelques pertes purulentes. Cependant, elle n’a pas été. alitée, ni soignée pour salpingite.
Février 1933. — Retard des règles de 3 semaines environ, puis pertes rouges de moyenne abondance, continuelles (pertes distillantes).
Brusquement le 12 Février, vive douleur abdominale, avec tendance syncopale, vomissements. Vue par le Docteur Paul FOURNIER, de Ceyrat, qui soupçonne une grossesse extrautérine et adresse la malade au Pr. PIOLLET.
Examen. — Rupture type de grossesse extra-utérine, avec début d’hématocèle, douleur exquise au toucher du Douglas, épanchement abdominal peu important.
= Opération d'urgence le 12 Février 1933, vers 18 heures. (Pr. PIOLLET).
Epanchement hématique du péritoine peu abondant, mais grosse masse de caillots cruoriques dans le bassin, entourant l’utérus et les annexes.
On trouve une grossesse tubaire gauche rompue avec placenta en voie d'évacuation par la déchirure de la trompe : l'embryon n’est pas trouvé au milieu des caillots. Ablation de la trompe et de l'ovaire gauches ; la trompe est section-
ete
née au ras de la corne utérine et la section soigneusement péritonisée. Drain et Mikuliez. Guérison sans incidents.
Après l'intervention, les règles viennent régulièrement tous les 28 jours et sont indolores. Elles durent 4 ou 5 jours.
En Octobre 1934, retard de règles de 3 semaines, avec
douleur pelvienne sourde — puis apparaissent des pertes légères, purulentes, parfois légèrement hématiques. Température fébrile à 38 — 38°5 le soir. La malade consulte le
Docteur Paul FOURNIER, qui conseille la mise en observation en clinique.
L'examen fait à ce moment, montre un utérus un peu augmenté de volume, un col ramolli, le corps refoulé à gauche. Rien du côté des annexes gauches. À droite, empâtement douloureux des annexes.
Il y a doute entre poussée annexielle droite ou récidive de grossesse extra-utérine.
Sur le désir formel de la malade, on la laisse en observation au repos au lit, avec glace sur le ventre. L'état reste inchangé pendant une dizaine de jours, avec toujours température subfébrile.
Le 3 Novembre 1934, douleur plus vive — empâtement douloureux du Douglas, légère défense de la paroi : l’intervention est décidée avec diagnostie de grossesse extra-utérine droite (récidive).
OPERATION (Pr. PIOLLET). — Grossesse tubaire droite rompue avec caillots déjà partiellement organisés et épanchement hémorragique plus récent. Il y a quelques adhérences intestinales lâches ; l’appendice iléo-coecal est accolé à la masse des caillots qui remplissent le Douglas. Evacuation des caillots et du sang. Hystérectomie subtotale avec ablation de l'ovaire droit et de la trompe droite, complètement dilacérée. Appendicectomie. Un drain pendant 48 heures. Guérison sans incident. |
Depuis lors, la malade jouit d’une santé parfaite, mais
n’a plus de menstruations. Quelques troubles ménopausiques combattus par l’opothérapie ovarienne.
OBSERVATION Ill (Inédite)
Due à l’obligeance du Docteur Emile Girou
Mme X, nullipare, bien réglée jusqu’au 3 Juillet 1924 ; petites pertes de sang noirâtre, dès qu’elle monte en auto à la fin de juillet et au début d’août 1924.
Le 24 Août 1924, douleur en coup de poignard dans le ventre avec tendance à la syncope. Du 8 au 14 Septembre, petites pertes de sang noirâtre. Je l’examine à ce moment pour la première fois. Je ne sens pas nettement le fond de l’utérus, mais je sens contre son bord gauche une grosseur, douloureuse au toucher, du volume d’une petite amande. Cette grosseur est devenue le 3 Octobre, du volume d’un petit œuf. Le 14 Octobre, elle est grosse comme le poing, douloureuse, dure et tendue. De temps en temps, surviennent des douleurs brusques de l'abdomen. Je fais le diagnostic de grossesse extrautérine en imminence de rupture. Mais auparavant, je demande une consultation. Le confrère, appelé, nie toute possibilité d’extra-utérine et préconise l’abstention. Les douleurs abdominales devenant plus intenses, je demande un autre consultant. Je propose le Docteur LEVANT, Professeur agrégé à la Faculté de Paris.
M. LEVANT voit Mme X. le 18 Octobre. Il est de mon avis et intervient le jour même. Il trouve une grossesse extra-utérine de la trompe gauche tordue d’un demi-tour, tendue, prête à se rompre, déjà fissurée. Elle a déjà saigné dans le péritoine. Il résèque les annexes gauches. Suites opératoires normales.
Mme X. guérit au bout de 15 jours, reprend sa vie normale et ses règles se rétablissent très normalemertt. Les règles sont régulières jusqu’au 6 Août 1932. Pas de règles au début
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de Septembre, mais à partir du 11 Septembre, petites pertes de sang noir. J’examine Mme X. le 15 Septembre 1932 (masse comme un œuf de poule qui me paraît située à gauche de l’utérus). |
Le 6 Octobre 1932, crise abdominale douloureuse avec tendance à la syncope à 21 heures. Le 7 Octobre, nouvelle crise semblable à 15 heures. Le 8 Octobre, crise semblable à 9 heures. Je constate à ce moment que la masse que j'avais trouvée 15 jours plus tôt, a doublé de volume. Elle est tendue, douloureuse, prête à éclater. J’opère une heure plus tard et je trouve une grossesse développée dans la trompe droite, perforée avec un demi-litre de sang dans le péritoine.
Suites opératoires normales. Mme X. a repris son existence normale 15 à 20 jours après l’opération.
OBSERVATION IV (Résumée)
Obligeamment communiquée par le Docteur Louis Sinon
Mme X., mariée en 1920, à l’âge de 26 ans.
Des détails précis manquent sur ses antécédents héréditaires.
Habituellement bien réglée, ni fausses-couches, ni grossesse antérieures.
En 1921, les règles ne réapparaissent pas en Juin, mais aucun symptôme anormal ne porte cette personne à s’inquiéter jusqu'au mois d'août, où de petites métrorragies, accompagnées de douleurs discrètes, à droite, l’incitent à consulter un médecin qui diagnostique une salpingite et prescrit un traitement purement médical.
Brusquement et peu après, la malade fait une syncope, avec coup de poignard abdominal et présente tous les signes d’une grave hémorragie interne.
Transportée dans une clinique de Neuilly-sur-Seine, avec le diagnostic de rupture de grossesse tubaire que confirme l'intervention immédialement pratiquée — salpingo-ovariectomie droite. È
Suites normales jusqu’au 10° jour, où se produit un infarctus pulmonaire sans conséquences tragiques, puisque le 30° jour après l'intervention, elle quitte, guérie, la clinique.
Les règles réapparaissent bientôt régulières.
En 1922, presque un an, date pour date, après le premier - accident, nouvel arrêt des règles, suivis bientôt de métrorragies. Son médecin habituel croît à un avortement et la laisse
au lit sous la glace.
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Persistance de minimes métrorragies, accompagnées de petites douleurs abdominales — dues vraisemblablement à une fissuration de trompe gravide, car un mois et demi, après l'arrêt des règles, nouveau coup de poignard, identique au premier, quoique moins douloureux.
Le même chirurgien la réopère ; il trouve une trompe gauche rompue et une hémorragie intra-péritonéale moins abondante que la fois précédente. Il se borne à pratiquer une salpingectomie. .
Au 10° jour des suites opératoires, nouvel infarctus pulmonaire plus inquiétant que le premier, guéri cependant sans séquelles, et après 6 semaines de clinique, l’opérée peut reprendre sa vie. normale.
Vue en Décembre 1935, se porte bien et nous apprend que jusqu’en 1932, elle a continué à êire réglée quoique irrégulièrement.
A souligner, la coïncidence, peut-être fortuite, dans les dates des deux accidents, et le fait que l’on n’a point pensé, lors du deuxième à la possibilité d’une récidive d’ectopie. —
OBSERVATION V (Inédite) Düe à l’obligeance du Professeur Ad. Piollet
Mme X.., née en 1913.
Antécédents héréditaires. — Rien à signaler, si ce n’est que sa mère souffre d’ulcère variqueux.
Antécédents personnels. — Ictère catarrhal bénin 16 ans. En 1930, appendicite aiguë et suppurée, opérée Limoges.
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Réglée à 16 ans après son ictère. Pas de fausses-couches, ni avant, ni après le 1* accident. De légères pertes blanches précédant les règles ont disparu depuis l'intervention pour la
1" grossesse ectopique.
PREMIER ACCIDENT: —-Fin Mai 1934, cette jeune femme jusque là bien réglée, quoi qu’abondamment, n’a pas vu réapparaitre ses menstrues depuis 7 semaines. Ce fait, joint à la constatation de légers troubles sympathiques, la porte à croire qu’elle est enceinte. Elle se porte très bien, sans pertes, jusqu’au matin du 29 mai, où se sentant fatiguée légèrement, elle reste au lit, seule dans son appartement.
Entre 8 et 9 heures, elle est prise d’une douleur abdominale violente avec état syncopal. Ses traits se pincent, elle éprouve des alternatives de frissons et de sueurs ; sa faiblesse l'empêche d’appeler à l’aide.
Quand son mari rentre vers 10 heures, elle veut aller à la selle et perd connaissance complètement. Elle éprouve toujours de violentes douleurs abdominales, son ventre est bal-
lonné, elle à quelques vomissements muqueux, frissons el
sueurs se suceèdent toujours.
Un médecin la voit vers 17 heures el demande un chirursien en consullation. Celui-ci la fait transporter immédiatement dans une clinique de Limoges où elle est opérée à 22 heures, sous anesthésie générale au protoxyde d'azote.
On lrouve une grossesse tubaire gauche rompue avec environ deux litres de sang dans le péritoine. On pratique une salpingectomie gauche el on met un drain pendant 4 jours.
Les suiles opératoires sont Lrès simples. La malade remontée par des sérums et des toni-cardiaques, quitte la elinique le 15° jour et part en convalescence dans lAllier. Ses règles reviennent régulièrement. Son état général est très bon; elle, jadis très constipée, a retrouvé depuis l'intervention, des fonctions intestinales normales.
DEUXIEME ACCIDENT. — Les règles reviennent normalement le 25 janvier 1936. Quelques jours après, des pertes surviennent pendant une matinée, puis arrêt de 2 jours et réapparitions irrégulières de petites hémorragies distillantes jusqu’au 13 février.
A ce moment, elle se surmène, car sa mère est malade, mais aucun trouble sympathique, la malade ne se sait pas enceinte.
Le 13, pertes, d'apparence normale, mais douloureuses, point sensible au côté droit.
Ce jour-là, un médecin la voit, qui la met au lit et prescrit des injections chaudes et fortifiantes. [1 la revoit le 18, le 20, jour où elle expulse un caillot el une caduque, mais il ne change rien au traitement ; le 24, Ia malade se fève ; le 26, elle se sent fatiguée, le médecin la voit le 27 et ordonne glace et injections chaudes. La malade perd toujours assez abondamment, le soir du 27, elle voit un autre médecin, le D' GrrAUD, qui au T. V. trouve une tumeur de la grosseur du poing, à droite, et prévient I& malade qu’elle a neuf chances sur dix, d’être opérée. I fait remettre la glace sur le ventre et recommande une surveillance stricte.
Hematosalpinx Lig' Rond Gauche rompu
Lig' Rond Droit
Corps utérin Ovaire Hématome
périsalpingien