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quant aux types schématiques décrits et, voyons, quelles conclusions nous en pourrons retirer.
Dans le premier cas « luminal type », l'œuf est rapidement projeté vers la cavité de la trompe, et très peu fixé à la paroi de celle-ci. Le trophoblaste, en quête de vaisseaux nourriciers, s’attaquent aux plis muqueux et rapidement l’épithélium disparait. S
Mais l'œuf projeté dans la lumière tubaire, n’est plus, comme dans l’endomètre, en cavité close, et dès les premiers petits capillaires ouverts, hémorragie se produit dont le sang va chercher une issue soit vers l'extérieur, ‘du côté du péritoine, soit vers l’intérieur et venir distiller à la vulve, quoique certains soient plutôt d’avis que les pertes de la grossesse extra-utérine sont dûes à la congestion de la muqueuse utérine.
Cette issue du sang vers le péritoine explique bien en tous cas le mécanisme de lavortement tubaire. Il est vraisemblable d’admettre que les cas de rétention abdominale de fœtus morts et calcifiés pendant de longues années — 2 ans, dans un cas récemment observé dans le service du Professeur PIOLLET — découlent de ce mode de nidation de l’œuf.
I1 est également logique de penser que cette hémorragie donnera les premiers symptômes, soit par irritation péritonéale, soit par distension de la trompe, si le sang ne peut s’écouler du côté de la lumière, et l’on a le type décrit sous le nom d'implantation en colonne.
Mais si l’œuf se développe normalement, alors que la trompe arrive À s’accommoder progressivement, on peut voir la grossesse arriver à terme ou près du terme, ce qui n’est pas exceptionnel.
Dans des cas semblables, la rupture est rare, car, ainsi que nous l’avons déjà dit, ou l’hémorragie irritera le péritoine, ou elle distendra la trompe, amenant de violentes coliques expulsives, et un diagnostic d'intervention sera posé, avec un diagnostic étiologique, vrai ou faux.
Avant d'aborder le deuxième type dit « mural » d’implantation de l’œuf, signalons pour être complet, ce qu'ASCHOFF
AU, De
a décril sous le nom de forme centrifuge de la grossesse extra ulérine, où le développement de l'œuf se faisant cireulairement, entoure presque complètement la lumière Lubaire.
Dans le type < mural », le trophoblaste s’insère sur la paroi de la trompe exactement comme il le ferait dans lutérus, il est donc en cavité close.
Que les capillaires attaqués laissent sourdre Fhémorragie, celle-ci ne peut s’écouler dans le péritoine ni dans la lumière de la trompe. Peu abondante, elle servira à la nourriture de l'œuf ; plus importante, celui-ci sera décoHé, mourra et se résorbera, et l’on aura alors un de ces hématosalpinx, à symptômes nuls où discrets, souvent découverts et traités longtemps après l'accident.
Mais si la croissance de l’œuf se poursuit, les villosités envahissent Ia musculature de la trompe — rarement on lrouve dans celle-ci une déciduale, aussi sa résistance à l’envahissement est-elle minime — il y a des plages où les cellules de l’œuf sont directement au contact de la séreuse. Cette séreuse, les villosités peuvent la perforer et par le pertuis ainsi formé, l’hémorragie, plus tard s’écoulera dans la cavité péritonéale. BANDLER estime que dans la majorité des cas, ce qui est baptisé « rupture tubaire », est en réalité une perforation produite par les villosités. Son opinion n’est pas sans échos.
Dans de nombreux cas, cependant, avant que Pérosion soit assez importante pour altérer profondément la paroi tubaire, il arrive qu’un vaisseau de gros calibre est détruit, hémorragie, alors immédiate et abondante, dans cet espace clos, amène la rupture brusque de la trompe amincie, et giele à gros bouillons, dans le péritoine, amenant le tableau clinique de la ruplure cataclysmique. |
Si, par hasard, la paroi est assez solide pour résister, l’œuf, sous la pression du sang, est chassé du côté de la lumière tubaire, mais il semble bien que ce soit là, une exception dans le cas d'implantation murale pure.
Dans le lroisième type d'implantation, toutes les combinaisons des deux formes précédentes peuvent se rencontrer