‹ Considérations sur les lois civiles du mariage [microforme]Chapitre 19 sur 22 · DU DIVORCE PAR LE PARLEMENT · texte numérisé non relu

DU DIVORCE PAR LE PARLEMENT

Il ne nous reste plus qu’à dire un mot du divorce obtenu en Parlement, pour cause d’'adultère de la femme et non pour celui du mari. On semble admettre qu'il n’est pas raisonnable de voter un bill de divoree entre deux catholiques, comme étant contraire aux règles de l'Eglise de Rome, que conservent dans toute leur intégrité le Traité de Paris et l'Acte Impérial de 1774. Mais il nous semble qu'en doit aller plus loin. Le Parlement Fédéral a, il est vrai, la force physique de dissoudre les mariages des protestants, et peut-être même ceux des catholiques. Mais lexercice de ce pouvoir humain, le recours à cette force n'est-elle pas une violence sur les droits acquis des époux, une violation des principes d'ordre social, un attentat à la loi de Dieu? Nous ne pouvons nous rendre compte de la doctrine, qui prévaut trop général: ment de nos Jours, que même dans les églises ou les pays protestants, le divorce peut être accordé pour certaines causes. Quel est, en etfet, le contrat des conjoints aux yeux mêmes des protestants? Nous le trouvons couché dans les termes suivants dans les Prayers Books protestants : « You, »

dit le ministre s'adressant au marié,

«take this woman, whom you hold

«by the hand, to be your lawful and «married wife : and you promise and «convenant in the presence of God «and these witnesses, that you will

:« be unto her a loving and faithful auraient leur domicile ; à plus forte!

«husband, until you shall be separated by decth;» et le marié répond : «Yes, [ do.» Le ministre, s'adressant alors à la mariée, s'exprime comme suit:

« You take this man, whom you hold

(Voir | « by the hand, to be vour lawful and

«married husband ; and you promise | «and convenant, in the presense of!

«God and ‘hese witnesses, that vou Will be nnto him, a loving, faithful and obedient wife, until you shall be:

eseparaled by death; » auxquelles paroles la marié: répond: «Yes, Edo.»

Alors le ministre ajoute :

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