‹ Considérations sur les maladies généralesChapitre 3 sur 11 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DÊ LA MALADIE GÉnÉRALE-

Nous avQHS vil dans le ehapiitre précédent à quni se réduisent les éléments de la maladie* Parmi ees éléments, les uns sent loeaux ; ils s’attaquent A une partie limitée de rorganisme, à un tissu, aune, fonction; les autres sont g^énéraux, ils s’attaquent

à toute la substance et peuvent atteindre chaeune deî

ses fonctions.

D où la distinction faite pai* Galien lui^même des maladies locales et des maladies générales. Définissons. clairement ees deux manières d’être de la maladie:

Laphiegmasie, par exemple,., est une maladie essentiellement locale-j elle débute en un point limité de 1 organisme, donne lieu à une série de sympt^es ,. d’aetes morbides , primitivement loegmx,,

puis aues trouniesgeneraux transmis par le système nerveux:,, disparaissant ^and la partie eafiammée e^ en voie de guérison, symptèmes généraux dont la pathologie expérimentale nousmonére clairement la pathogénie; car si , comme le fait remarquer e, nous avons pris soin de couper les racines sensitives des nerfs qui se rendent à la partie enflammee nous barrons ainsi le chemin à la transmiss.on des impressions de la périphérie au centre.

. continueraà se développer, mais elle

de fievre, d n y aura pas de phénomènes généraux.

U -en sem de même pour la névrose attaquant jimnitivement la sensibilité d’un nerf et produisant une douleur acGompag-née consécutivement de troubles dans lesfonctians de ce nerf, ou bien amenant des désordres de rintellig*ence et de la .motilité.

Ces -maladies sont bien réellement locales ; ell^ n’ont point été précédées par un état g*énéral particulier , c’est primitivement que la matière on la fonction auxquelles elles s’attaquent ont été lésées.

Que si maintenant nous opposons à ces deux maladies la variole,, par exemjile, que verronsnous ? Un ensemble de symptômes d’abord l^ers, puis d^ troubles fonctionnels graves dans les principaux appareils, précédant de quelques jours l’apparition de la lésion, de l’inflammation dermique. 11 en nst de même de la suette, de la scarlatine, du typhus, de la fièvre typhoïde, etc.

C’est à l’ensemble de ces actes morbides réunis sous une même cause g'énérale que nous donnerons le nom de mal adie g-énérale.

Que voyons-mous-, en effet,, dans ime maladie purement locale? Une cause simple qui nous est connue la plupart du temps, ou que nous pourrons facilement apprécier à la nécropsie, nt les .symptômes viendront tous du lieu affecté.

A eôté de cette maladie mettons unemaladie g'énérale, unefièvre typhoïde, par exemple ; la cause nous sera parfaitement inconnue. L’ensemble des symptômes porte sur toutes ou sur presque toutes les fonctions; les propriétés vitales seront profondéiacnt alt^tées, ot ùl’OiUtepsie nous trouverons deslé^ons qui pourront être graves, mais qui souvent ne nous

rendront pas un compte exact de cet appareil si - complexe de symptômes. Gomment pourrons-nous donc expliquer les différences que présentent ces deux maladies; allons-nous les rang'er dans une catég-orie unique? Nous ne pensons pas que ce soit juste, aussi bien au point de vue de la science que de l’art.

Mais, si nous disons de la première que c’est une péritonite, une inflammation limitée au péritoine une maladie locale en un mot; de là seconde, que c’est une maladie g-énérale dans laquelle touU’organisme, à la suite d’une action inconnue, a été modifié de telle sorte que toutes ses propriétés en sont troublées, que ces troubles donneront lieu à un certain nombre de maladies locales qui s’ajouteront à la première, nous avons donné à l’esprit une explication plausible, quoique incomplète.

Nous donnerons donc comme définition de la maladie g'énérale :

L affection {i) ou maladie générale est caractérisée par une cause unique de nature spéciale, donnant lieu à des actes morbides multiples.

Nous allons maintenant exposer suivant quelles feg-les se groupent les symptômes des maladies gé-

la lésion peut manquer dans une

symptômes ont ététr^^ . maladie, et cependant ces

nérales et les maladies locales qu’elles déterminent, ainsi que les périodes qu’elles parcourent pour arriver à terminaison.

Page 1