‹ Considérations sur les pauses cardiaques de longue durée dans la maladie de Stokes-AdamsChapitre 16 sur 50 · MERE · texte numérisé non relu

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rythme à 17, alors que les oreillettes battent à 86. Sur le tracé, on note comme particularités un notable élargissement du complexe et une absence de sommet T:

29-6-43 : 1° tracé : en D 1, mesurant 3 m. 93, soit un enregistrement de 1” 18” :

Début par une pause ventriculaire de 5” ; ensuite apparaît un complexe de bas voltage (10 mm.), de base mesurant 0”10, de sommet R pointu, suivi d’un T inversé, avec ligne de raccordement ST présentant une légère dénivellation ; puis nouvelle pause de 9” après laquelle on note un complexe exactement semblable au précédent, puis nouvelle pause encore de 7” 6/10 à la suite de laquelle apparaît une extra-systole un peu plus ample mais à sommet arrondi et à base mesurant 18 centièmes de seconde. L’extra-systole est suivie d’un T également inversé mais beaucoup plus profond que les précédents et avec dénivellation de ST beaucoup plus marquée. ;

Après une nouvelle pause de 7” 7/10 apparaît un nouveau complexe, exactement semblable au précédent, auquel fait suite au bout de 1” 3/10 une image de bloc de branche avec complexe négatif et sommet T très marqué et positif. À partir de ce moment, pendant 47 secondes le même rythme se maintient, les complexes ayant respectivement entre eux les distances suivantes exprimées en’centièmes de seconde : 120,.105, 96, 100, 92, 98, 90, 100, 98, 98, 98, 98, 98, 98, 98, 98, 96, 98, 100, 98, 96, 98, 96, 96, 96, 98, 96, 98, 98, 98, 98, 100, 98, 102, 98, 102, 98, 102, 102, 102, 102, 102, 102, 102, 104, ce qui correspond comme allure de pouls à des chiffres de 50 pour le premier intervalle, puis de 58, 62, 60 et ensuite a un rythme plus ou moins voisin de 60.

Ha ti pas

2° tracé : en D 1 mesurant 104 cm., soit un enregistrement de 21”. Il présente au bout de 7” une contraction ventriculaire semblable aux deux premières du tracé précédent. (Nous donnerons par la suite à ces deux contractions le nom de contraction du type I (bas voltage, 4 inversé), et à la 3° contraction du tracé précédent le nom de contraction de type II.) Le pouls s'étant suspendu une seconde environ avant le début du tracé, la pause a donc été de 8” environ. La systole ventriculaire qui l’interrompt est elle-même suivie d’une longue pause aboutissant au bout de 12” à une crise épileptiforme qui entraîne la corde en dehors du champ.

3° tracé : en D 1 mesurant 2 m. 17, soit un enregistrement de 43” 2/5. Il débute par une pause de 4” 2/10, puis apparaît une contraction du type II, suivie d’une nouvelle pause de 5” 3/10. Nouvelle contraction du type IL suivie 2” plus tard d’une contraction du type Î; à partir de -e moment et pendant 36” apparaissent des contractions ventriculaires du type I.

4° tracé : en D 2, rythme de 30 avec bloc complet; le complexe est de bas voltage, sa branche initiale est crochetée, sa largeur est de 0”10. Les oreillettes battent à 75. On note la présence d’une extrasystole auriculaire caractérisée par un sommet inversé, survenant au bout de 0” 46 et suivie d’un repos compensateur de 1” 06.

5° tracé : en D 3 : le complexe est diphasique, avec S profond et crochetage de la branche RS. L’onde T est fortement accusée et positive. On note là encore la présence d’une extra-systole auriculaire au bout de 0” 48, suivie d’un repos compensateur de 1 h. 04. Le voltage, de même qu’en D 2, atteint 9 mm. avec quelques ondes ne dépassant pas 7 mm.

6-6-43 : Voltage réduit partout : 8 mm. en D 1, 6 mm. et parfois même seulement 5 mm. en D2 et D3.

En D'1 le complexe est angulaire et mesure à sa base 0” 08 ; en D 2 il est crocheté dans sa branche initiale et mesure également 0” 08 ; en D 3 il est diphasique avec S profond et crochetage ou empâtement de la 2° partie de l'onde S. RE

Les ventricules battent à 36, les oreillettes à 71.

29-9-43 (3° séjour) : Tracé en D 1. Le film fait assister à la substitution du rythme habituel au rythme tachycardique après une pause prolongée, sans troubles fonctionnels. Les deux premiers complexes sont du type bloc de branche et distants entre eux de 1” 10 (pouls à 54), puis survient une pause de 9” 5 (pouls à 6), suivie d’une série de complexes du type I survenant toutes les 2 secondes. Le complexe est du type angulaire avec 8 mm. de voltage.

En D'2 : complexe angulaire d’une largeur de 0” 07, d’un voltage de 11 mm., sans crochetage, rythme à 30.

En D 3 : complexe diphasique, crochetage ou empätement de RS ; rythme de 30 pour les ventricules, de 75 pour les oreillettes.

16-11-43 : en D 1, complexe auriculaire, T inversé, voltage 12 mm., rythme de 55. Sommets P très aplatis et à peu près impossibles à déceler.

En D 2, complexes de bas voltage (8 mm.) à branche

initiale crochetée, largeur 0” 06. Les oreillettes battent à 120.

En D 3, complexes diphasiques, branche RS crochetée, très bas voltage (7 mm.) ; T positif, très développé. Les ventricules battent à 40, les oreillettes à 120.

17-11-43 : En D 1, rythme tachycardique de bloc de branches, grande déflexion négative avec crochetage de ST. Voltage 16 mm. ; les ventricules battent à 120.

En D2, déflexion considérable allant de 17 mm. à 19 mm., complexe négatif avec crochetage de la seconde branche. T positif très développé. Rythme de 80. HEneDé le complexe est à peine visible, mesurant de 3 mm. à 4 mm. ; de voltage et tranchant à peine sur la ligne générale du tracé.

3-3-4# (4 séjour) : Le malade avait pris per os 1/2 mgr. d’atropine à 6 beures, puis à 9 h, du matin.

L'rtraceé, pris à 10 heures : rythme lent habituel dans les trois dérivations. ste

2° tracé, en D2: après injection sous-cutanée de 2 mgr. d’atropine, court épisode de tachycardie ventriculaire à 66. Ensuite on enregistre 4 pulsations au début de chacune des 8 minutes qui ont suivi l'injection.

3° tracé, en D 3 : quatre pulsations sont enregistrées : 9° 30”, 11”, 16° 30” et 23° 30”, après l’injection d’atropine précédente.

L'examen des deux derniers tracés montre que, mis à part le court épisode de tachycardie ventriculaire, l’atropine n’a amené d’accélération ni des oreillettes ni des ventricules.

OBSERVATION II. — A. Souques et D. Routier [100]

Résumé : Dissociation auriculo-ventriculaire complète, permanente, chez un homme de 76 ans, artérioscléreux, avec syndrome de Stokes-Adams. Grandes variations du rythme allant de 15 à 50 pulsations par minute, avec persistance de la dissociation complète. Pauses cardiaques prolongées. L’une d’elles atteignit 15”. Les tracés mécaniques qui accompagnent l’observation figurent une pause de 112. *

OBSERVATION III —— L. Rénon, E. Géraudel et D. Thibaut [90]

En partie résumée : Homme de 45 ans, obèse. Syndromé de Stokes-Adams apparu cinq mois avant l’hospitalisation ; six jours après l'entrée, les crises sont dévenues subintrantes, il s’en produit un grand nombre dans uñe même journée, elles sont d'intensité variable. Nous avons eu l’occasion d’assister à l’une d’elles. Elle dure une quinzaine de minutes environ et se décompose en cinq ou six attaques toutes semblables les unes aux autres. Celle qui ouvre la crise est la suivante : le pouls qui est à 24 s’arrête totalement pendant 20” environ ; le malade est alors assez calme, mais ce temps écoulé la respiration devient stertoreuse, la fente palpébrale s’ouvre d’une façon anormale et se produisent des mouvements cloniques surtout marqués aux membres supérieurs qui sont en demi-flexion, les poings étant fermés. La fin est annoncée par une rougeur de la face, laquelle se couvre de sueurs abondantes. Ces symptômes sé sont déroulés dans l’espace de 30” pendant lesquelles le pouls a été complètement arrêté. La pause cardiaque dure donc 50” environ.

Dès que l'attaque est terminée, c’est-à-dire dès que la malade s'évéille, le pouls bat à 70 pulsations à la minute pendant une minute environ. mais de nouveau brusquement le pouls passe de 70 à 0, il s’arrête complètement, ce qui permet de prévoir l’attaque prochaine, laquelle se produit toujours au bout d’une vingtaine de secondes. Lorsque la crise se termine, le pouls reprend son rythme habituel : de 0 il passe à 24. La mort survient peu après au milieu d’une crise.

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