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tard, avec seulement quelques troubles vertigineux dans l'intervalle. Jusqu’à l’hospitalisation on notera au plus quatre syncopes par jour de temps en temps.
L'examen montre une femme en bonne santé apparente malgré une certaine dyspnée d'effort. Le pouls est ralenti à 32, régulier habituellement, mais parfois bigeminé, La pointe du cœur est légèrement déviée en dehors, L’auscultation fait entendre un souffle systolique mitroaortique, des systoles en écho. La T. A. est à 17-6, le B. W. négatif. A la radioscopie, le ventricule gauche paraît augmenté de volume.
L’électrocardiogramme revèle une dissociation auriculo-ventriculaire complète, avec prépondérance ventriculaire gauche.
Lès mois suivants, la bradycardie s’accentue, passe à 28, 26, même 18. Tous les signes fonctionnels augmentent avec le bigeminisme, jusqu’à la grande crise que fera la malade treize mois environ après son admission à l’hôpital.
Ce jour-là, l’état de demi-syncope et de vertige reste constant, le cœur battant à 32 avec rythme bigeminé. À partir de 9 h! 30 les phénomènes s’exagèrent encore . pour devenir tout à fait inquiétants à partir de 10 h. A ce moment, les syncopes se succèdent presque sans interruption, souvent avec mouvements convulsifs et alternatives de pâleur cadavérique et de suspension de la respiration, et immobilité complète, suivie de rougeur excessive et de respiration plus rapide et suspirieuse; en même temps, le nombre des battements cardiaques tombe à 12, avec pauses de plus en plus longues. À 10 h. 15 se produit l’attaque la plus viotente, l’aspect devient vraiment celui d’un cadavre, les yeux sont ré-
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vulsés, la respiration suspendue, aucun signe n’est perceptible du côté du cœur, et cela malgré les moyens thérapeutiques les plus divers (injection d’atropine sous la peau, injections répétées de coramine, soit sous-cutanées, soit intraveineuses, massage énergique du thorax, respiration artificielle, etc). |
Devant un pareil tableau et -en ‘raison de certaines particularités électrocardiographiques relatées ci-dessous, on recourt à une injection intracardiaque de 1 mgr. d’adrénaline à 10 h. 17. Trois secondes après environ, le pouls radial est de nouveau senti et devient animé d'emblée de battements expansifs et irréguliers, passant brusquement au taux moyen de 104. En même temps, après quelques spasmes de la face, la respiration reprend et les téguments se recolorent, mais ce n’est que 5 ou 6 minutes après que la malade ouvre complètement les yeux et, tout en ne bougeant pas encore, reprend conscience sans paraître se souvenir de rien. Puis rapidement la conscience devient complète et aucune déficience psychique ne persiste.
L'ensemble de la scène principale avait duré 6 minutes dont 1’ 38” de mort apparente.
Deux jours plus tard, la malade était considérée définitivement comme hors de danger. Le bigeminisme avait disparu, la bradycardie oscillait entre 80 et 36 avec dis- Sociation complète. Le traitement suivant a été entrepris : coramine intraveineuse et intramusculaire, iodoseptine intraveineuse et intramusculaire, puis éphédrine qui paraît avoir donné de très bons résultats comme traitement d’entretien.
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