‹ Considérations sur les pauses cardiaques de longue durée dans la maladie de Stokes-AdamsChapitre 36 sur 50 · TER · texte numérisé non relu

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« peu, les systoles ventriculaires apparaissent à inter- « valles de moins en moins éloignés. »

IV. — C'est l'observation de Clerc, nous l'avons classée avec les observations où les crises syncopales sont la conséquence d’une pause. Des lambeaux de fibrillation ventriculaire ont en effet été enregistrés pendant la longue pause, mais ils ne semblent pas avoir l'importance chronologique de celle-ci.

Parmi les observations étrangères, nous ne ferons que mentionner celle de Levine et Matton et celle de Schwartz et Jetzer, parce qu’elles rapportent des crises de durée exceptionnellement longue.

Celle de Levine et Matton concerne une femme de 52 ans. Une des crises enregistrées montra une fibrillation ventriculaire à 240 environ, suivie d’une pause de 79 secondes. Une injection intracardiaque d’adrénaline amena la reprise des battements cardiaques et une survie de quelques semaines.

L'observation de Schwartz et Jetzer se rapporte à une femme de 65 ans qui fit des crises d’une durée de 6 minutes, fibrillation ventriculaire et pause consécutive comprises. La malade a été observée pendant cinq mois, mais l’évolution ultérieure n’est pas connue. |

La gravité des syncopes par fibrillation ventriculaire au cours de la dissociation auriculo-ventriculaire est extrême. Clerc et Levy ne citent que 5 cas connus de survie immédiate, tant en France qu’à l'étranger.

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Dans tous les cas où des tracés ont pu être pris avant l'apparition des crises, on a toujours remarqué de profondes modifications du rythme, bigeminisme (Clerc), extrasystoles en salves (Levine et Matton), modification des complexes et accélération (Schwartz). Tels sont les deux modes de production des accidents nerveux au cours de la dissociation auriculoventriculaire. Loin de s’opposer, ils se complètent quelquefois.

Plus souvent, la tachycardie ventriculaire qui n’est parfois que l’ébauche de la fibrillation, au point qu'on a pu décrire des tachycardies ventriculaires

préfibrillatoires, seule s’intrique avec la pause la pré-

cédant parfois, plus souvent la suivant. Par analogie avec les tachycardies préfibrillatoires, on pourrait donc décrire dans notre observation et dans celle de Froment et Gonin (IX) des tachycardies ventriculaires annonciatrices de pause.

Nous envisagerons bientôt la pathogénie de ces faits, il est indispensable auparavant de dire quelques mots de l’anatomie pathologique du syndrome de Stokes-Adams.

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