‹ Considérations sur les pauses cardiaques de longue durée dans la maladie de Stokes-AdamsChapitre 40 sur 50 · LE A · texte numérisé non relu

LE A

__ 11 observations certaines de lésion totale n'ayant que des défauts insignifiants ;

__ 8 cas non probants, douteux ou tendancieux, de lésion.totale sans bloc complet permanent ;

— 10 cas non probants ou douteux de bloc complet permanent sans lésion du faisceau de His ;

— 1 seul cas probable (Hume et Keith) de bloc complet permanent sans lésions ; encore, dans ce cas, les ramifications terminales paraissent-elles atteintes de dégénérescence et Keith n’ose pas tirer de conclusion ferme ;

— 3 cas incertains de bloc complet permanent par lésions artérielles seules (observations précédentes 2, 3 et 4 de Géraudel) ; l'examen des branches dans ces trois cas n’a pas été poursuivi assez loin . |

— 21 cas douteux incertains non probants de bloc complet avec lésion partielle ;

— 1 cas probable (Cohn et Lewis) de bloc complet avec lésion partielle ;

— 1 cas probant mais d’origine toxique (diphtérique) du même genre. l

D'où Mahaim conclut, p. 201 :

1° « Le bloc auriculo-ventriculaire est toujours « complet et permanent quand l'interruption du fais- « ceau de His est totale. Seules des observations non « probantes prétendent infirmer cette relation.

2° « Le bloc auriculo-ventriculaire complet et per- « manent semble toujours être de nature organique. (Il existe des observations assez nombreuses où la «lésion n’est que partielle, ou manque, ou encore

n'est représentée que par une sténose artérielle, mais presque tous ces ças restent incertains, l’examen histologique étant trop peu étendu, arrêté au niveau de la bifurcation du faisceau.

3° « Le bloc auriculo-ventriculaire complet permanent est souvent la conséquence d’une lésion des deux branches et non d’une lésion unique siégeant sur le tronc commun. Cette éventualité est assez fréquente pour faire discuter de la valeur des cas contradictoires où les branches n’ont pas été soigneusement examinées au microscope sur tout leur trajet. Il faut savoir en outre que les lésions des deux branches, mais particulièrement celles de la branche droite, échappent complètement le plus souvent à l’examen macroscopique le plus attentif. Seul le microscope peut apporter les preuves désirables.

4° « Il n’y a pas de relation nécessaire entre le degré apparent d’une lésion partielle et le degré de la dissociation observée pendant la vie. Une lésion presque complète est compatible avec une conduction auriculo-véntriculaire parfaitement normale ou avec un trouble insignifiant de la conduction.

« Inversement, des troubles accusés de la conduction auriculo-ventriculaire peuvent s’observer avec des lésions relativement légères ; dans ces observations cependant, les examens histologiques sont presque toujours insuffisants pour permettre l’af-

firmation. »

VOG NE

En somme, Mahaim, qui reconnaît que les lésions du pouls lent permanent ont le plus fréquemment leur cause dans une atteinte des branches coronariennes, va plus loin que Géraudel en affirmant que les lésions artérielles seules sont insuffisantes pour . donner une dissociation ; elles doivent pour cela avoir entraîné une lésion correspoñdante du faisceau de His ou de ses branches.

Les noms de Géraudel et Mahain résument les travaux modernes sur l’anatomie pathologique de la maladie de Stokes-Adams. Nous citerons à l’étranger: Wiltschire, Waldo et Herapath, Gilchrist et Cohn, Hay, Moore et Keith, Yater et Willius, Gerhardt.

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