Tripier) Revue mensuelle de méd. et de chrurg., ASTT
sance rénale : des convulsions se produisent du côté droit de
l’animal en expérience.
Rossolimo (1) traumatise le cerveau d’animaux en expérience
et voit les troubles fonctionnels consécutifs s’exagérer par l'in-
toxication de ces animaux à l’aide d’injections de cocaïne et d’atropine.
Devay (2) publie l'observation d’un chien qui avait reçu un an auparavant une balle de carabine Flobert dans le cerveau, traumatisme qui amena la paralysie du train postérieur chez cet animal.
L'auteur pratique une injection d'essence de sauge dans la veine jugulaire et il s’ensuit une crise épileptique suivie, fait intéressant, de paralysie du train postérieur comme lors de l’accident primitif. Cette expérience répétée à plusieurs reprises a donné les mêmes résultats.
. Ballet et Faure (3) provoquent l’épilepsie en réalisant le tabagisme expérimental.
Nous reviendrons plus tard sur les expériences de Joffroy qui a constaté, chez certains animaux, probablement prédisposés,
des attaques d’épilepsie à la suite d’injections d'alcool éthylique,
de furfurol, d'aldéhyde, d'absinthe, de morphine, d'urine.
La clinique est d'accord avec l’expérimentation. Elle nous montre aussi une série de faits où l'infection et l’intoxication ont fait réveiller des accidents nerveux consécutifs à une lésion encéphalique.
Dans d’autres cas l’on voit l’intoxication faire naître des trou-
-bles en rapport avec une lésion restée jusque-là silencieuse.
Faure (4) dans sa thèse écrit que « la coïncidence chez un même malade d’une hémiplégie ancienne et d'une lésion rénale chronique à tendance urémique, peut être le point de départ de
1. Rossolimo, Soc. des médecins aliénistes et neurologistes de Moscou, 17 av. 1892.