Soc. de biologie, 10 décembre
3. Blanchetière, Recherches urologiques dans l’hystérie et l'épi-
LES RAPPORTS DE L'ÉPILEPSIE LATENTE AVEC L'ALCOOLISME 33 azoturiques chez les épileptiques et concluent qu’elles indiquent un défaut d'équilibre dans les fonctions de nutrition.
Récemment, Masoin (1) publié le résultat de ses expériences sur la diazo-réaction dans l’épilepsie : « Cette réaction, dit-il, se rattache à l'état général spécial du sujet épileptique, elle dérive directement et sans intermédiaire d’une altération dans la formule normale de l'élimination azotée. Rapportée à la crise convulsive, la diazo-réaction n’est ni cause ni effet : c'est un syndrome collatéral, indice de troubles profonds que subissent les échanges cellulaires primordiaux ».
Ces convulsions urémiques, éclamptiques, relèvent d’un même processus. Les accidents convulsifs de léclampsie puerpérale paraissent être produits par l’action des poisons organiques non éliminés sur un cerveau prédisposé. Chambrelent (2) a montré que chez les éclamptiques, le sérum du sang est plus toxique pendant les attaques et que les urines dans ces moments Jà sont hypotoxiques.
Nous crovons que les manifestations convulsives de lintoxication gravidique sont identiques aux manifestations convulsives d’une auto-intoxication quelconque. Féré a d’ailleurs montré que ces phénomènes ne survenaient le plus souvent que chez des prédisposées évidentes et que l’on peut trouver d’une façon constante par de minatieuses recherches, des antécédents héréditaires indéniables à défaut d'antécédents personnels. L'intoxication gravidique peut réveiller une épilepsie jusque-là latente.
Chirié(3) vient d'observer une femme qui présenta vingt-deux crises convulsives au moment du travail, mais celte femme très tarée au point de vue héréditaire n’eut jamais d'albumine. Chirié et André Mayer (4) ont pu produire des convulsions éclampti-
lepsie dite essentielle, par IL. Claude et A. Blanchetière, Soc. neurologie, 4 juillet 1907.
1. Masoin, La diazo-réaction urinaire dans le pronostic de l’état de mal épileptique, Journal de neurologique de Bruxelles, 1907, n° 2.