‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 21 sur 58 · Chirié et A. Mayer, Soc. d'obstétrique, mars · texte numérisé non relu

Chirié et A. Mayer, Soc. d'obstétrique, mars

Gelma

ques chez le chien par la ligature des deux veines rénales.

Personne ne met en doute l’origine toxique de l’urémie convulsive. Castaigne et Ferrand ont montré qu’elle existe chez les artério-scléreux et les anciens circonserits. Les paralytiques généraux qui présentent du brightisme ont également des manifestations sous-comitiales en rapport avec le poison urémique. «Je crois, dit Pierret,que les attaques apoplectiformes des paralytiques sont le résultat des troubles de la nutrition avec stase d'humeurs toxiques dans les départements du cortex qui sont encore

en état de réagir, mais où la sclérose gêne la circulation dans

tous ses modes. J'admets donc que certaines de ces attaques peuvent être dues à l'action locale des actions urémiques, quand le rein est malade ou que la vessie se vide mal. Alors la température peut rester basse à moins qu'il n'existe des causes d’infection dues à quelque cystite ou pyélo-néphrite microbienne. »

M. F. Vaillard (1) a relaté l'observation bien intéressante d’un cas d’épilepsie urémique. Cette histoire est d'autant plus remarquable, qu'elle montre l'insuffisance rénale avec ses deux phases.

La première phase, préalbuminurique fut celle des crises d’épilepsie ; convulsions brachio-faciales avec ou sans perte de connaissance ; les urines étaient claires, pauvres en produits de désassimilation et en urée, mais pas albumineuses. À la deuxième phase, 1l y eut céphalalgie intense, œdème; les urines étaient rares, colorées, riches "en albumine.

L'auteur fait remarquer que le danger vient, non de ce qui passe, mais de ce qui ne passe pas à travers les reins. [l nous a

été donné d'observer dans le service de M. Legrain un brighti-

que dont les accès disparaissaient avec l’albumine et reparaissaient fatalement à la moindre dérogation au régime.

3° Lntoxication d'origine dyscrasique par trouble de la nutrition. — Weber (2) écrit que les substances toxiques formées

1. F. Vaillard, De l’épilepsie jaksonnienne urémique, Journal de méd. et de chirurgie pratique, 26 nov. 1902.

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