‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 26 sur 58 · Tarnier, Presse médicale, 10 avril 1897, p · texte numérisé non relu

Tarnier, Presse médicale, 10 avril 1897, p

| ou en leur lieu et place et cessent au moment de leur appari- | | | |

tion ou peu après. [Il y a là encore une preuve de la nature auto-toxique de ces troubles psychiques qui paraissent correspondre à la période de saturation de l'organisme par les poisons génitaux. Charrin a montré, en effet, que la toxicité du sérum sanguin est en croissance au moment où les règles vont survenir » (1).

Toutes les intoxications sont donc capables de réveiller la prédisposition. A côté des poisons d’origine glandulaire ou due à un trouble des sécrétions internes on a noté comme cause des attaques des intoxications relevant de divers processus.

L’épilepsie a été rencontrée souvent avec le trophœæœdème. M. Lannois (2) a observé une malade de 40 ans épileptique et présentant un trophœdème chronique du membre inférieur droit, il insiste sur les rapports de cet ædème avec l'épilepsie, rapports signalés déjà par Féré, Teissier, Lecreux et Roué (3).

De même qu'il existe des psychoses d’origine dermique due à des auto-intoxications par le derme (Quinquaud) (4) il existe également des phénomènes convulsifs dans les maladies dermiques : l’épilepsie des brûlures a été décrite.

D'autres auteurs ont insisté sur le rôle de certaines substances toxiques nées dans l’organisme et qui paraissent jouer un rôle directdans la production des accidents comitiaux.Aïnsi Donath (5) a trouvé d’une facon presque constante, la choline dans le liquide céphalo-rachidien.

Cette substance, d’après cet auteur, provoque des convulsions toxiques et cloniques très violentes lorsqu'elle est appliquée sur l'écorce cérébrale et elle se forme dans l'organisme probablement aux dépens de la lécithine. La présence de cette substance

1. Regis, Précis de psychiatrie, 3° édition, Paris, 1906, p. 533-534,

2. Lannois, Soc. médical des hôp. de Lyon, 22 mars 1904, Trophædème chronique chez un épileptique.

3. Roué, Trophœdème dans l'hystérie et l’épilepsie, thèse Lyon, 1904.

Page 1