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mois environ avec des paroxysmes et des rémissions. Le ma- lade guéri, nous affirma n'avoir jamais eu de crises d’épilepsie. Il n’en eut pas dans le service. Actuellement ce malade est retourné, avec de bonnes résolutions, dans son pays.
En somme l’absinthe ne donne pas fatalement des crises d’épilepsie. Beaucoup de malades ont des accidents comitiaux par intoxication absinthique, mais si cette substance paraît peutêtre agir plus efficacement que d’autres, elle n'est cependant pas spécifique du paroxysme épileptique. Il en est ainsi des alcools supérieurs et des bouquets.
Cette diversité d’action de ces substances « épileptisantes » ne peut s'expliquer que par l'intervention d’un autre facteur, le terrain qui, en matière d'épilepsie comme dans le reste de la pathologie joue un rôle primordial indéniable.
L'absinthe ne suffit pas pour faire d’un homme sain, un épileptique, elle ne fait qu'éveiller la prédisposition, La notion de « l’aptitude convulsive » est donc ici comme ailleurs de premier ordre.
Il en est de même pour l'intoxication alcoolique. L'alcool éveille simplement les paroxysmes comitiaux chez les prédisposés. Cette notion ne parait pas avoir été contestée.
Marcé (1), dans son Traité pratique des maladies mentales écrit : « L’ivresse convulsive tient plutôt à l’idiosyncrasie du sujet qu'à la quantité ou à la nature des boissons alcooliques ingérées ».
Dagonet (2) dans un mémoire publié à la Société médicopsychologique dit : « On peut observer des personnes prises d'attaques épileptiformes violentes après avoir absorbé, même accidentellement et en assez grande quantité, du vin blanc, par exemple, mêlé à de l’eau-de-vie, surtout lorsque cette dernière est de mauvaise qualité. :
Drouet (3) dans un mémoire que nous avons déjà cité admet