‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 43 sur 58 · Drouet. loco cilato · texte numérisé non relu

Drouet. loco cilato

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lintoxication éthylique e comme générateur d’ épilepsie a au même titre que les essences, à la condition toutefois qu'il éxiste des — prédispositions morbides originelles ou acquises : « donnez, dit:

il, à dix buveurs, la même dose de la même boisson alcoolique,

vous observerez malgré tout la similitude possible dans les conditions expérimentales des effets très divers d’un individu à l’autre », l’un sera simplement ivre, l’autre fera des attaques. #5

Echeverria (1) soutient que l'intempérance est parfois la cause ”

unique de l’épilepsie alcoolique, mais que la plupart du temps, Le les excès alcooliques sont puissamment aidés par l'hérédité ou d’autres causes adjuvantes accidentelles.

Heinrich Stern (2) étudie le rôle de l’alcoolisme dans l’épilep- |

: pour lui l'alcoolisme provoque l'épilepsie d'abord par les lésions organiques qu’elle fait naître dans le système nerveux central par athérome, sclérose, etc., mais, aussi, avant même que ces lésions organiques ne soient constituées par le trouble amené dans la nutrition des cellules nerveuses, par l'intoxication.

Bratz (3) admet deux variétés d’épilepsie chez les buveurs. La première, lépilepsie alcoolique est une manifestation de lalcoolisme chronique se développant sur un terrain névropathique. lle accompagne souvent le delirium trémens et comme lui disparait par l’abstinence. Cette affection se développe rarement chez les alcooliques sans tare cérébrale, elle est due à l’action du poison sur les éléments

nerveux.

La deuxième forme, plus rare, l’épilepsie habituelle des buveurs, survient vers 40 ans, et relève de lésions anatomiques dues surtout à l’artérioselérose et les accidents épileptiques dus à ces lésions ne disparaissent pas par l’abstinence.

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