Echeverria, loco cilato
2. H. Stern, Medico- 07 Journal, New-York, juin 1897; Arch. neurol., 1898, 2.
3. Bratz, Allqg. Zeüsch. f. pSyCh., t. Elauin 1899" Annales in Revue neurol.
En somme, la plupart des auteurs tiennent l’intoxication éthylique pour capable de produire l’épilepsie tout en reconnaissant à certaines substances, comme l’absinthe, un pouvoir convulsivant spécial. Beaucoup estiment qu'une prédisposition, une aptitude convulsive est nécessaire. Magnan et Legrain défendent cette doctrine en ce qui concerne l’épilepsie éthyhque.
Certains font des réserves au sujet de la nécessité absolue d’une prédisposition, parce qu'ils envisagent différemment l’épilepsie de l'alcoolisme aigu et l’épilepsie de l'alcoolisme chronique.
Pour eux. en effet, l'alcoolisme chronique, de par lui-même, produit des lésions suffisantes pour que le syndrome apparaisse. « Les convulsions alcooliques, dénotent des abus fréquents de boissons, sous l'influence desquels le cerveau a subi une modification spéciale. Cette modification anatomique qu'on peut appeler préparatoire, se produisant avec lenteur et demandant presque toujours plusieurs années pour s’effectuer. Nous voyons rarement (une fois sur cinquante) l’épilepsie compliquer le delirium tremens des jeunes gens de 20 à 30 ans. Doués d'organes encore sains, d'un système nerveux dont l’intégrité histologique est encore parfaite, ils peuvent résister à des excès monstrueux ou du moins n'éprouver que des phénomènes passagers du délire. Plus tard, au contraire, l’axe cérébro-spinal se trouve altéré chez eux par les secousses répétées de l'ivresse et par le contact habituel de lalcool au sang. Il devient alors plus susceptible au point de vue pathologique, et susceptible d'une manière spéciale, c’est-à-dire qu'à l’aphitude délirante qui existait seule d'abord, s'ajoute l'aptitude convulsive » (4).
Il parait, en effet, hors de doute, que l’alcoolisme chronique puisse, à l’égal des infections et des intoxications répétées, créer des lésions cérébrales. Nous avons examiné, à cet égard, le cerveau d’un alcoolique chronique mort en état de mal épilep-
tique dont nous publions plus loin l'observation et lautopsie (Obs. 32).