‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 46 sur 58 · Drouet, loco citato · texte numérisé non relu

Drouet, loco citato

Gelma 6

observer Magnus Huss pour pouvoir écrire qu'il a vu des ivrognes devenir épileptiques par la cessation d’eau-de-vie. : Rapports de l'alcoolisme et de la prédisposition. — Nous venons d'étudier le pouvoir toxique de l'alcool et des essences et leur pouvoir convulsivant. Nous pouvons définir en une formule les rapports de l’alcoolisme avec l'épilepsie. L’intoxication alcoolique massive, qu’elle soit due à l'alcool éthylique ou à d’autres alcools ou aux liqueurs alcooliques tenant en suspension des essences convulsivantes, ne crée pas de toutes pièces l’épi-

lepsie chez un sujet normal, elle éveille simplement une pré-

disposition originelle ou acquise : « L'individu qui présente cette aptitude convulsive pourra la manifester différemment après des excès de vin ou après des excès d’absinthe : la névrose existait à l’état latent et l'intoxication a joué un simple rôle de cause occasionnelle (1) ».

L’alcoolisme chronique est également capable d'éveiller ou

de réveiller une épilepsie latente, mais avec ce fait qu’à l'intoxication alcoolique habituelle, se surajoute des auto-intoxications

dont l'origine est dans les effets de l'alcoolisme chronique sur les tissus (insuffisance hépatique et rénale).

L'intoxication alcoolique agit donc au même titre que d’autres intoxications sur la prédisposition acquise et originelle, elle ne fait que mettre en jeu cette prédisposition, elle n’est que la cause déterminante de l'épilepsie. Sans cette cause déterminante, l'épilepsie ne se manifeste pas, elle reste latente jusqu'au jour où l'alcool viendra la réveiller. Il est inutile d'insister sur l'intérêt que peuvent avoir ces considérations au point de vue thérapeutique ; nous y reviendrons dans un prochain chapitre.

Etudions maintenant de quelles façons l’intoxication alcoolique peut réveiller la prédisposition latente.

Un malade peut être depuis longtemps guéri de ses crises sous l'influence d’un traitement sédatif ou de l'hygiène. Soumis à un régime sévère, soustrait aux causes multiples d'infection et

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