‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 47 sur 58 · SENTE · texte numérisé non relu

SENTE

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d'intoxication, il n’a plus de manifestations comitiales, quand une dérogation au régime habituel vient réveiller La prédisposi- | tion Ce malade après un excès de boissons fait une crise qu’il

n'avait pas revu depuis PRÉ: Delasiauve écrit : « Beaucoup D d'individus profitent pour s’enivrer de la permission qu’on leur accorde pour visiter leur famille, ne rentrent dans leur division

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que pour montrer le spectacle de convulsions répétées ». Depuis plusieurs années, dit Féré, nous pouvons observer des faits du même genre parmi les malades qui sortent soi- disant guéris de la division des épileptiques de Bicêtre pour passer dans la dvi sion des vieillards ». C’est en parlant de ces cas qu'Esquirol disait que l’épilepsie ne guérissait pas. Ce qui ne guérit pas, v'est, la prédisposition toujours latente, toujours prête à se réveiller de (Obs. 30, 31). (sk ie

L'intoxication alcoolique peut également éveiller pour la pre-. ' mière fois une épilepsie ayant toujours été latente. Bien souvent on rencontre des malades n'ayant jamais eu le moindre phénomène comitial faire à la suite d'un excès de boisson une attaque d’épilepsie Il s'agit souvent d’alcooliques chroniques qui, un beau jour, font une intoxication massive qui détermine l'éveil de la prédisposition. « Dans les deux tiers des cas, dit Drouet, ils (les accidents épileptiques) coexistent avec le delirium tremens ». Les auteurs qui se sont attachés à l’étude de l’épilepsie tardive en ont observé de nombreux cas (Obs. 12, 13, 14, 15, du 16, 17).

Parfois l’attaque survient pour la première fois à la suite d’un excès unique, accidentel : Dagonet, Magnan, Bucelli, Drouet, en

rapportent des exemples (Obs. 19).

Parfois l'attaque survient pour la première fois chez un épileptique latent ; mais assez longtemps après les excès de boissons et une fois les symptômes de l’alcoolisme chronique disparus. Drouet donne à ce sujet une observation intéressante (Obs. 18).

Les paroxysmes éclatent d'autant plus facilement que lindividu se trouve dans des conditions générales plus défavorables. On voit souvent des manifestations comitiales survenir, la pre-

mière fois, chez des individus qui se livrent à des excès de boissons, dans le cours de la convalescence d’une affection plus ou moins grave. Dagonet a observé des malades relevant de fièvre

‘ typhoïde faire des excès de boissons et être pris aussitôt d’attaques épileptiques.

L'épilepsie latente, une fois éveillée, peut se comporter de deux façons différentes (Joffroy).

Dans certains cas elle redevient latente et reste telle tant qu’une nouvelle intoxication alcoolique ne vient pas l’éveiller. Bucelli rapporte l'observation d’un enfant de 8 ans qui but un demi-litre de Marsala et qui eut trois crises successives à allure jaksonnienne. Ces crises ne se sont pas reproduites. 1] cite en même temps l’histoire d'une servante de 32 ans qui prenait depuis une vingtaine de jours du vermout avant ses repas ; elle eut des crises qui résistèrent au bromure mais cédèrent complè-

tement et définitivement à la suppression des boissons alcoo-

liques.

Dagonet écrit à propos de l’épilepsie alcoolique : «les attaques épileptiques cessent d'habitude si les excès ne sont plus continués. Il donne une observation intéressante que nous reproduisons plus loin (Ubs. 29 et 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28).

Mais si le malade s’intoxique de nouveou par l'alcool, il a une nouvelle crise. L'épilepsie redevenue ainsi latente par l’abs-

tinence peut donc se réveiller. Bucelli a observé une fillette de

11 ans qui eut une crise épileptique après l’absorption de quelques verres de chartreuse ; trois ans après cette enfant fit un accès semblable au premier, après l’ingestion d’un peu d'alcool. Nous publions à cet égard un certain nombre d’observations personnelles (Obs. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 35, 36).

D'un autre côté, l'épilepsie, une fois éveillée par l’alcoolisme peut également se manifester à l’occasion d’autres intoxications. Les paroxysmes surviennent d'une façon plus ou moins régulière comme dans l'épilepsie dite essentielle, c’est-à-dire qu'on ne sait pas toujours à quoi attribuer l’attaque. Ici la prédisposiüon ne redevient plus latente dès la cessation de intoxication

(Obs. 22, 23, 34).

MS Lee

Nous apportons, avec des faits recueillis dans les auteurs, des

observations personnelles et inédites que nous avons prises. dans le service de notre maître, M. Legrain, à l' asile de Ville- Evrard ou qui nous ont été communiquées par M. A. Delmas, chef de

clinique à la Faculté. Deux observations viennent du service de < M. Vigouroux, à l'asile de Vaucluse. Re ; ere

Observation 1 (service deM.le professeur Joffroy (1).— Aptitude con- 2

vulsive probable, indiquée par un enfant d'un an mort de convul-

sions. — Excès de vin et d'absinihe. — Première crise à 34 ans. — Deuxième el troisième crise à 37 ans suivies d'accidents cérébraux {

alcooliques subaiqus. — Internement. — Absence de crise dans le ser-

vice.

J..., Alphonse, sommelier. âgé de 37 ans, entre à la clinique de

Sainte-Anne (service du professeur Joffroy). le 12 avril 1908. Antécédents héréditaires. — Le père est mort à 78 ans. C'était un cul-

tivateur qui paraît-il ne buvait pas. Les grands-parents sont morts

très âgés. On ne connaît parmi eux aucun buveur ou nerveux ni aucun aliéné. ES Il y aune grande longévité dans la famille (tante, oncle, cousins, etc.). La mère est assez bien portante.

Un frère est mort en bas âge de ?

Un frère bien portant de 39 ans.

Une sœur bien portante de 40 ans.

Une autre sœur bien portante de 42 ans.

En somme aucun antécédent héréditaire, Antécédents personnels. — L'accouchement à été normal. Pas de convulsions de l'enfance. Il a marché et parlé de bonne heure. Il n’a pas uriné au lit au delà de l’âge habituel. ; Assez intelligent, il fit de bonnes études primaires ; il était toujours

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