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son religieuse de Bourges. Un soir, à 8 heures, pendant l'absence de sa mère, veilleuse de nuit à l'hôpital Saint-Denis, elle enjambe la fenêtre de l'appartement, quitte Saint-Denis, se fait payer le tramway, et, trouvée errante à Paris, est conduite au commissariat de police.
À chaque quinzaine environ, elle à des colères au cours desquelles elle trépigne, s’arrache les cheveux. I lui est arrivé de gifier la maîtresse d'école, mais elle n’a jamais frappé sa mère.
Elle est turbulente, touche à tout, veut toujours jouer. Son attention est mobile. Cependant, les tests d'A. Collin et de R. de Fursac sont exécutés. Affectueuse et caressante, elle paraît sensible aux reproches et peu après recommence à être turbulente et inattentive.
A l'asile, l'enfant se montre docile, raconte ses colères et ses fugues, telles que sa mère les a relatées. Elle regrette ce qui s’est passé, a conscience de ses troubles du caractère et s’avoue menteuse : « J’ai le cerveau déplacé », dit-elle, et affirme qu’elle était beaucoup plus sage avant l’encéphalite léthargique. Elle est affective. Elle obéit aux infirmières. Son attitude est respectueuse, son abord avenant. Le sommeil est excellent.
Elle paraît d'intelligence normale, quant au jugement, à la mémoire, à l’assocciation des idées. Mais elle a peu appris. Elle fait quelques additions très simples, se trompe dans les soustractions et ignore la table de multiplication. Elle a quelque notion de Jeanne d'Arc, là se bornent ses connaissances histori-
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ques. Quant à la géographie, elle n'a entendu parler ni de la Chine, ni du Rhône. Les Alpes sont un fleuve. Cette enfant de 8 ans atteint, d'après les tests de Simon, 6 ans 4.
Après que nous l’'eûmes présentée devant la Société clinique de médecine mentale, en juillet 1922, elle fut hospitalisée à la Fondation Vallée. Le docteur Roubinovitch constata l’« instabilité mentale avec tendance aux fugues » que nous avons signalée.
Nous avons examiné à nouveau cette enfant. Elle est affectueuse, embrassant volontiers, cependant qu'elle est taquine, se bat avec ses camarades.
Elle est affective, elle pleure quand on parle de l’absence de sa mère.
Elle est gourmande.
Pas d'onanisme.
La nuit, le sommeil est normal. Le jour, elle s’endort sur la table, à l’école.
Au point de vue physique, on ne constate aucun signe neurologique.
Pouls : 100. R.0.C. : 6%:
Obs. 8. — Raymond M..., âgé de 7 ans, entre à l'asile clinique, le 15 juillet 1922, pour des «troubles du caractère qui seraient consécutifs, note le certificat d'admission, à une E.E. » Le père et la mère sont d’une intelligence au-dessus de la normale. Ils n’ont jamais été malades, non plus que leur famille. Ils ont un second fils de 9 ans qui vit en parfaite santé. Raymond vint à terme, marcha à 11 mois et parla de bonne heure.
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Il n'eut pas de convulsions, mais une coqueluche bénigne à 3 ans. Il donnait à toute sa famille l'impression d'un enfant intelligent, à l'esprit vif et curieux.
A l’âge de 4 ans, il eut une E.E. marquée par la fièvre, une tendance invincible au sommeil, des secousses myocloniques et des tremblements du bras droit, du strabisme interne gauche, de la salivation. Les yeux étaient fréquemment révulsés. La nuit, le petit malade avait des cauchemars. Il eut de l’incontinence d'urine. Il resta un mois au lit. Pendant 3 ou 4 mois, après la phase aiguë de l'affection, il restait presque tout le jour endormi. Dès qu'on l'asseyait, il s’assoupissait. Il avait le regard vague. Les secousses myocloniques du membre supérieur droit persistèrent. La parole devint lente et scandée. Il avait des tics de la face et de la salivation par intervalles. Jamais il n’a été complètement paralysé, mais il s’est toujours plaint pendant la marche de souffrir de la jambe droite. L'urination au lit, qui a aujourd'hui disparu, a duré deux ans et demi.
La famille est formelle en ses déclarations : jamais l'enfant n’a complètement guéri. À 5 ans, elle le mit à l’école, mais il fut impossible de l'instruire: Il n'avait d'attention que pour apprendre des chansons et demandait au maître : « Voulez-vous entendre une chanson ? » cependant qu'il commençait à chanter dans la classe : « Un jour, Napoléon II, etc. » Il circulait dans la. salle d’études, se rendait sans autorisation dans les autres classes, piquait les enfants à la joue avec des épingles: 11 dérobait à ses camarades des porte-plumes
qu'il rapportait dans sa famille. Il dut être renvoyé de l'école.
Ii fit des fugues nombreuses. Il se sauvait du domicile de ses parents et se rendait chez des voisins. Il ne rentrait pas seul au logis : il fallait le chercher dans les rues. Sans gêne, il pénétrait dans les maisons étrangères, où il mangea une fois une côtelette entourée de pommes de terre frites. Aux devantures, il volait de préférence les oranges et les amandes. Il n'a jamais pris d'argent et donnait toujours à sa mère un sou trouvé. Mythomane, il allait racontant que sa famille refusait de lui donner à manger ou que sa mère était morte.
Il a eu des colères au cours desquelles il déchirait ses draps, frappait ses parents, menaçait d’étrangler sa mère et lui aurait lancé n'importe quoi à la tête. Il a mordu une infirmière. Il n'a jamais été brutal envers les animaux.
I se montrait indifférent et inaffectif, riant quand on lui parlait de sa brutalité et de ses violences.
Il est inintimidable et grossier. Il insulte sa grand’mère qu’il appelle « vieille bique ». Il ne s'intéresse à rien. Il ne prête aucune attention aux conseils et oublie une commission dont on vient de le charger.
Pas d’onanisme.
À l'asile, on constate certains des’ troubles du caractère signalés par la famille : notamment la turbulence, la désobéissance et la violence ; il a griffé un infirmier.
Il à une instruction très rudimentaire ; il ignore la capitale de la France.-Jeanne d'Arc est un soldat. Napo-
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léon était le général de la guerre de 1914-1918. Il épèle les lettres, ne sait pas lire, compte de 1 à 20 et fait correctement quelques très simples additions. La mémoire paraît normale. Le développement de l'intelligence atteint, d'après les tests de Simon, le développement d'un enfant de 6 ans : notre malade a 7 ans. Mais il ne peut pas aller à l'école à cause de son instabilité. L'attention volontaire est conservée; le test d'André Collin est correctement accompli. |
Au point de vue physique, la tête est inclinée vers l'épaule gauche, le menton touchant presque la poitrine. Quand le malade le veut et fait attention, il peut relever la tête, mais elle retombe dès que la volonté n'intervient plus. Il. n'existe pas de contracture des peauciers. La commissure gauche est abaissée. Les traits de l’hémiface gauche présentent une atonie qui gonfle et fait pendre la joue. Il existe du strabisme divergent gauche et du nystagmus provoqué. La langue est fortement déviée vers la gauche. Salivation par intervalles. Le malade peut siffler. La parole est lente, saccadée, scandée.
Le membre supérieur droit est à demi fléchi, appliqué contre le tronc et reste immobile pendant la marche. La force musculaire du membre et de la main est notablement diminuée, si on la compare à celle du bras gauche. Les réflexes radiaux et tricipitaux sont vifs des deux côtés. Le membre supérieur droit est animé de secousses myocloniques. La main présente un léger tremblement qui est nettement « intentionnel ». L'écriture (quelques lettres) est hésitante et trembiée.
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Quelques maladresses dans les mouvements. Adiadococinésie légère du côté droit.
Aux membres inférieurs, il existe de la claudication intermittente. Le petit malade pleure quand on veut presser son pas et se plaint de souffrir de la jambe droite. Les réflexes rotuliens sont exagérés des deux côtés.
Pas de signe de Babinski.
Le développement est incomplet. La taille est petite: 11 n'existe qu'un testicule dans les bourses.
Pression artérielle : 10 4-7 à l'appareil de Pachon. Ponction lombaire : albumine : 0,22 ; lymphocytes : 0 ; réaction de Bordet-Wassermann : négative.
Obs. 9. — Paul D.., âgé de 9 ans, est entré à l’asile clinique, le 23 juin 1922, avec le certificat suivant « Atteint d'encéphalite léthargique. Après une amélioration très marqués, qui pouvait faire croire à une guérison définitive, l'enfant a été repris depuis plusieurs mois de troubles mentaux graves consistant surtout en impulsions à s'enfuir de la classe, du domicile, etc... »
Les parents sont en parfaite santé et ont un second enfant bien portant.
Paul D... vint à terme, n'eut pas de convulsions, contracta la rougeole. A l’école, on le tenait pour un bon élève. La famille affirme que ce fils était en tous points normal et répondait à tous les vœux qu'elle avait formulés à ce sujet.
En 1920, à 7 ans &, délire qui fait d'abord croire à
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une fièvre typhoïde, puis somnolence, strabisme par intervalles. Le docteur Netter qui a souvent vu l'enfant à cette époque, porte le diagnostic d’encéphalite léthargique. La phase aiguëe de la maladie dure cinq semaines. Trois mois après, l'enfant devient nerveux, ne reste plus en place, ne songe qu'à s'échapper, se sauve du domicile de ses parents et va chez les voisins, touche à tout, bouscule tout le monde, ne respecte rien, ment à tout propos, va se plaindre aux passants que son père le frappe et veut le tuer, taquine et brutalise les animaux. Il devient gourmant, fouille dans le garde-manger, vole une fois des noix, une autre fois des caramels chez un confiseur. À l’époque, il ne veut pas travailler, prétendant qu’il a bien le temps d’apprendre. Il quitte la classe sans motif et sans permission. La nuit, il a des cauchemars, se réveille en sursaut, se lève de son lit.
11 contracte l'habitude de rouler en boule son tablier, celle de se sucer le dos des mains. Il court après les enfants du quartier qu'il veut tous embrasser.
A l'asile, l'attention est principalement attirée sur les troubles de la conduite et de l'attention.
Il ne peut tenir en place. Il se lève de sa chaise, malgré les ordres réitérés de ne pas bouger, touche à tous les objets, veut tout ouvrir et tout démonter. Tur- -bulent, on le trouve partout où il ne doit pas être. Il va sans permission dans l'appartement du surveillant et, sans gêne, se sert des objets familiers. Il n'est pas intimidable, ne prête aucune attention aux observations où aux menaces. Souvent, il ne répond pas aux
questions qui lui sont posées. Il est menteur et trompe sans cesse la vigilance des infirmiers.
Mythomane, il déclare que son père s'enivre, que son frère est un nerveux, ce qui est absolument faux.
Il fouille dans les tables de nuit des malades et s'empare de ce qui lui convient. Chez le surveillant, il dérobe les plats sucrés. Ses sentiments affectifs sont peu développés. 11 prodigue aux malades ses caresses, mais avec un fond de taquinerie qui finit par les importuner. Il embrasse les mains des médecins en disant : « Ça me fait plaisir d'embrasser. » Dès qu'il aperçoit un enfant, il court le couvrir de baisers.
Il n’a pas d'habitudes d’oanisme.
Son sommeil est très irrégulier. Chaque nuit, il a des frayeurs et se sauve de son lit.
L'intelligence paraît normalement développée, quant au jugement et à la mémoire, mais paresseux, inattentif et sujet aux fugues, c’est un arriéré pédagogique. Il se trompe dans des additions très simples, ne connaît pas exactement la table de multiplication. La Seine est un fleuve qui se jette dans la Méditerranée et Charlemagne un roi qui régnait en 1914.
Au point de vue physique, il a beaucoup engraissé depuis l’encéphalite léthargique (43 kilos au lieu de 36). La peau des membres inférieurs est infiltrée et rugueuse. L'enfant a souvent froid aux pieds. La pres- Sion artérielle au Pachon est de Mx 11, Mn 7 à.
Le réflexe oculo-cardiaque, très fortement positif, fait tomber le pouls de 106 à 68. Après injection d’un milligramme d’adrénaline, on ne note aucune modifi-
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cation du pouls, de la pression artérielle ni de la diurèse.
Obs. 10. — D... Joséphine Jeanne, âgée de 10 ans, est entrée à l'asile Sainte-Anne, le 42 août 1922, pour être ensuite dirigée sur la Fondation Vallée. Le diagnostic du docteur Roubinovitch porte : « Arriération mentale avec tics divers, tendances à la destruction, obésité ». Pour le docteur Colin qui l'a examinée à l’admission, elle est atteinte de « débilité mentale. Polysarcie. Aurait eu un accès d'E.E. Strabisme léger. »
Le père et la mère sont bien portants et d'un niveau intellectuel normal. Aucune hérédité pathologique ne peut être relevée dans la famille. Deux fils, l'un de 15 ans, l’autre de 5 ans, sont intelligents et donnent toute satisfaction à leur famille. Joséphine-Jeanne vint à terme. lle a marché très vite, a parlé à un an. Elle n'eut jamais de convulsions. À 6 ans, elle fut envoyée à l’école où sa conduite resta toujours satisfaisante. Elle n'était ni taquine, ni turbulente, ne fut jamais punie et montra beaucoup de facilité à s’instruire.
Le 25 mars 1920, c'est-à-dire à l’âge de 8 ans, elle dut s’aliter. Le médecin crut d’abord à un début de méningite, mais l'entrée en scène de la maladie par une angine, l’hyperthermie légère et l’hypersomnie continuelle, jour et nuit pendant treize jours, firent porter le diagnostic d'E.E. Elle n’a pas présenté de secousses myocloniques, n'a pas été paralysée et les parents n’ont pas entendu parler de strabisme à cette époque.
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: Après l’état aigue qui, nous l'avons dit, a duré treize jours, elle a continué à dormir pendant 2 mois. Puis le retour à l’état rormal de son état général coïncida avec l'apparition brusque de troubles du caractère.
L'impulsivité se fit remarquer principalement par l'irascibilité et les actes de violence. Il lui prit par intervallés des colères au cours desquelles elle déchirait les draps et les serviettes. Elle levait la main sur ses parents et les sœurs de la rue de Vaugirard, chez lesquelles elle avait été placée, durent la renvoyer : elle cassait les carreaux, frappait ses camarades. Elle n’a jamais maltraité les animaux.
Elle dérobait de l’argent qui lui servait à des dépenses excessives. Très généreuse, elle prodiguait à ses camarades les friandises qu'elle avait achetées. Quand son père et sa mère lui reprochaient ses vols, elle se montrait repentanté, pleurait, mais recommençait sans tarder. Elle n’était pas menteuse. Turbulente, désobéissante, 1l était impossible de capter son attention.
Elle ne fit jamais aucune fugue.
Elle n’a pas présenté d’onanisme et n'eut pas de fréquentations suspectes avec les enfants du voisinage.
Depuis quelque temps, les parents ont remarqué que les colères alternent avec de véritables crises de’ tendresse pendant lesquelles elle est caressante et embrasse sans relâche.
Elle est devenue très coquette, a pris un ton maniéré, a des façons puériles dans sa conduite et dans sa conversation.
Depuis l'E.E. elle n’a pas eu de crises convulsives,
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elle n’a pas uriné au lit. Elle a beaucoup engraissé. Elle mangeait beaucoup plus qu'avant la maladie, surtout du beurre et buvait de telles quantités d'eau qu'on était obligé de lui enlever la carafe, ce qui faisait qu’elle allait en cachette boire à la fontaine.
À l'asile, où elle s’est montrée exactement orientée, elle a répondu à nos questions avec docilité.
Elle est allée à l'école deux ans à Vitry, un an à Bicêtre. Elle ne fait pas d'erreurs dans la table de multiplication ; son écriture présente quelques incorrections ; en histoire, ses connaissances sont peu étendues et ses réponses se font lentement.
La mémoire est normale. |
La conduite de Joséphine-Jeanne à l'asile est conforme à celle que les parents nous ont relatée. Elle est turbulente, ouvre les tiroirs, son attention est mobile, elle écoute les observations avec douceur, sans en tirer aucun profit.
Signes physiques. — Poids : 50 kg. 500. Infiltration du tissu cellulaire. Polysarcie. Face élargie et arrondie. Corps typhoide imperceptible. Quantité d'urine normale.
Les pupilles sont dilatées et très paresseuses à la lumière.
Les réflexes rotuliens sont normaux.
En présence de cette adiposité, nous avons fait examiner le fond d'œil. Aucun signe de compression cérébrale n’a pu être relevé.
L'examen de la vue a montré une diplopie par parésie du droit externe, reliquat probable de l'E.E.
Aucune malformation congénitale.
En novembre 1922, nous sommes venu réexaminer cette enfant, que le docteur Roubinovitch considère « atteinte de débilité mentale avec impulsions dangereuses ». Elle se met très souvent en colère, en proie à des impulsions violentes. Elle trépigne, se roule à terre, envoie des coups de poing dans les carreaux, se bat avec ses camarades. Elle ne frappe pas les animaux.
Elle est menteuse et voleuse, s'emparant de menus objets.
Elle n’a pas tendance aux fugues. Elle ne s'ennuie pas à la Fondation Vallée.
Elle est très gourmande.
Pas d’onanisme.
Elle dort bien la nuit, les rêves sont rares. Dans la journée, elle est somnolente ; après le déjeuner, elie fait une sieste.
Au point de vue intelleêtuel, elle sait compter jusqu'à 1.000, commet des erreurs dans la table de multiplication, ne sait pas faire les divisions les plus simples, ignore les notions élémentaires d'histoire et de géographie. Arriération pédagogique très nette.
D'après les tests de Simon, l'âge mental de cette enfant de 10 ans atteint 9 ans. Les tests de l'attention (test d'André Collin et test de Rogue de Fursac) sont exécutés à la première expérience.
Au point de vue physique : obésité avec infiltration de l’épiderme. Poids’: 54 kg. 500. Boulimie.
Peu de signes neurologiques, à part la diplopie par parésie du droit externe.
Obs. 11. — D... Fernand-Alexandre, âgé de 13 ans, est entré à l'asile Sainte-Anne, le 30 octobre 1922, pour des « troubles graves de la conduite, du caractère, de l'agitation et de l'excitation par intervalles », signale le docteur André Collin, à la suite d'une E.E., soignée à l'hôpital Pasteur.
Le docteur Henri Colin, à l'admission, constate les mêmes « troubles du caractère, mensonges, fugues, vols. Instabilité. Emotivité morbide. »
À. H. — Nous avons pu interroger les parents. Le père et la mère sont en parfaite santé, ainsi que les deux frères du jeune malade. Il n’y eut aucun internement dans la famille.
A. P. — Fernand-Alexandre vint à terme pesant 3 kg. 800. Il parlait à un an, marchait à 17 mois. Il eut la varicelle à 7 ans. Le 6 janvier 1921, débuta une E.E. I] avait des crises de larmes. Il eut de l’hypersomnie pendant 3 mois. Le diagnostic n’a fait aucun doute pour le docteur Darré qui l’a traité à l'hôpital Pasteur. Il n'eut pas de secousses myocloniques. « Son regard était changé », nous dit sa mère. Jusqu'à cette époque, il était considéré à l’école comme un bon élève, intelligent, cité en exemple à ses camarades. Il était classé 15° sur 42. Sa mémoire a toujours été un peu lente. Il était doux, caressant, rempli de bonne volonté.
Il ne se remit jamais complètement de l’E.E. Immédiatement après la phase aigué, il présenta de l’excita-
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tion par intervalles. II avait des crises de larmes. Il dormait le jour, restait éveillé la nuit. Il n'avait pas de cauchemars.
En juin et juillet 1921, il eut de l’incontinence d'urine la nuit. Sa famille essaya de le remettre à l’école, mais il y dormait et on ne pouvait tenir son attention en éveil. On le conduisit à la campagne fin juillet. Il s’y ennuya, sanglotant et ne donnant aucune explication.
En octobre 1921 apparurent les premiers troubles du caractère. Il devint exigeant, et lorsqu'il désirait un objet, n'avait de cesse qu’il ne l’eût obtenu. Il était sujet à des entêtements qui finissaient en violentes colères si l'on essayait de s'opposer à ses caprices. Ses traits se contractaient, et il frappait. Il a atteint sa mère au visage cependant qu'il se montrait caressant et affectueux entre les phases de colère et regrettait les actes qu'il avait éommis. Räancunier, vindicatif, 1l cherchait querelle au maître d'école, faisant des scènes pendant la classe. 11 jetait du pain d'épices par les fenêtres, lançait ses lunettes contre la cheminée, piétinait son chapeau dans la boue et, poussant un jour brutalement une petite fille, la fit choir sur la tête et la blessa. Le jeune Fernand se rend parfaitement compte de son état : « Je suis excité à tous moments. J'ai envie de casser tout. » [l convient qu'il est irritable et qu'il frappe ses frères, tout en sachant qu'il pourrait leur faire beaucoup de mal : « Je ne peux pas m'en empêcher », dit-il. La tendance aux impulsions domine chez le jeune malade. | à
Il n'a jamais frappé les animaux.