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Il a fait des fugues nombreuses, mais jamais de longue durée. Il allait mendier dans la rue pour acheter des friandises, car il est devenu très gourmand. Il n'a pas fait de dettes. Il a commis pluseurs vols futiles, dix sous à ses parents, friandises chez le confiseur, etc.
Menteur et mythomane, sans riche imagination, du reste, il prétend que « des locataires faisaient des trous dans le mur pour lancer des saletés aux autres voisins ». Il s’est rendu une fois au commissariat de police pour se plaindre d'être maltraité par ses parents. Il y eut des plaintes de voisins contre lui, tant il était indiscret, curieux, moqueur et méchant, lançcant des pierres dans leurs appartements.
Il ne présente aucune perversion sexuelle. Nous n'avons pas constaté d’onanisme. ,
En janvier 1922, il a manifesté l'intention de se tuer. Il à pris un couteau mais n'a pas mis son projet à exécution. Sa mère nous a relaté qu il était sujet à de légers vertiges, sans perte de connaissance. Le fait de lever la tête l’étourdissait. S'il passait sur un pont ou regardait le faîte d’une église, il avait le vertige, le regard vague, égaré. Il refusait de passer sous la tour Eitfel, craignant qu'elle ne s'effondre sur lui. Il avait dans sa famille de la salivation en parlant et du tremblement des mains. À partir de novembre 1921, il eut de l’anorexie. On lui fit des injections de cacodylate de soude et d'extraits glandulaires. 4
A l'asile, il est docile, oébissant, reste Pau la plupart du temps et se montre nerveux dès qu'il est levé.
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Il est obligé de faire de grandes promenades. Seul incident à signaler : il a frappé légérement un jeune malade. Il ne joue pas.
Attention : test de Collin exécuté la première fois. Test de Rogue de Fursan correctement accompli.
Son instruction est rudimentaire. Les résultats de l'interrogatoire varient avec le moment où il a lieu. Tantôt les notions sont précises, tantôt il semble avoir oublié tout ce qu'il a appris autrefois. Il ne commet pas d'erreurs dans la table de multiplication et fait des calculs simples. Louis XV est mort en 1465. Il ignore l’année de la Révolution française. Le Portugal n’est pas en Europe. Il ne sait les capitales ni de l'Espagne ni de l'Allemagne. Il ne lit pas. Il ne montre aucune activité intellectuelle.
Nous n'avons pas constaté de salivation, ni d’incontinence d'urine.
Les réflexes rotuliens sont normaux.
Il n'existe pas de troubles respiratoires, pas de secousses myocloniques. Le sommeil est normal.
Les pupilles sont inégales, G.D. La pupilie gauche est irrégulière et réagit faiblement à la lumière.
Ponction lombaire en novembre 1922 : albumine, 0,30 ; lymphocyte, 0 ; poul : 100 ; R.O.C. : 74.
Obs. 12. — B..…. Luis-Claude, âgé de 8 ans, entre à l'asile Sainte-Anne, le 13 janvier 1923, pour des « troubles moteurs et psychiques qui seraient consécutifs à une E.E. Il a des tics, de l'instabilité motrice, du tremblement, des périodes d'excitation et de somnolence »
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qui nécessitent son internement. Tel est le certificat du docteur Wallon.
Le docteur Colin note : « troubles du caractère ; de l'instabilité ; des tics qui seraient consécutifs à une attaque d'E.E. survenue en 1919. Inégalité pupillaire. Tremblement. Torticolis. Mictions involontaires. »
À. H. — Rien à signaler. La mère a un garçon et une fille. Tous deux sont normaux.
A. P. — Il est né à terme, pesant 3 kg. 500 ; a eu sa première dentition à six mois ; a marché à 11 mois, a parlé à un an.
Coqueluche a 2 ans +4. Rougeole à 3 ars. C'était un enfant normal, intelligent, ayant très bon caractère. A d'école Edgard-Quinet d’Aubervilliers, il apprenaït avec facilité. Les maîtres étaient contents de lui.
En novembre 1919, il eut une E.E. qui débuta par une phase comateuse. L'enfant resta un mois au lit. Il était agité, prononçait des paroles sans suite, voyait des ombres au mur, des petits bonshommes qui dansaient sur le buffet. Il avait des clignements d’yeux, des tremblements dans les membres et présenta un syndrôme d'hémiplégie gauche. Pendant la convalescence, 1l conserva le tic du clignement d’yeux. Il ne pouvait pas marcher. Il avait de la céphalée, du tremblement des mains, de l’incontinence d'urine nocturne.
En même temps que ces reliquats physiques, l’enfant eut des troubles du caractère, nettement consécutifs à l'E.E. I1 devint coléreux et violent, donnant des gifles à sa petite sœur, grossier, turbulent, exigeant et taquin.