‹ Considérations Sur Les Troubles Mentaux Liés Aux Formes Prolongées De L'Encéphalite Épidémique Chez L'EnfantChapitre 14 sur 29 · SEQ ES · texte numérisé non relu

SEQ ES

Sujet aux fugues, il allait chez les voisins, mentait, mais n'a jamais volé.

J1 a été placé successivement un mois dans une colonie scolaire ; 3 mois aux Enfants Malades où il a été constaté un léger ptosis de l'œil gauche, de l'inégalité pupillaire (D.G.) et 0,68 de glucose dans le liquide céphalo-rachidien ; 4 mois à Saint-Remy d’où il dut être renvoyé en raison de l’incontinence d'urine et des troubles du caractère (« mauvais et turbulent, menteur »)."

Pendant notre interrogatoire, l'enfant a montré un esprit éveillé. Il sait les jours de la semaine, ignore les mois de l’année, fait des erreurs dans les additions élémentaires, présente pour son âge de l’arriération pédagogique. Il a une excellente mémoire, il n’a pas oublié les acquisitions anciennes. Il fixe parfaitement. Il va à l’école de l'asile de Vaucluse.

Tesi de l'attention : le test d'André Collin est correctement exécuté la première fois.

Il est sans cesse agité, ne pouvant rester assis, dansant et glissant sur le parquet. Il s'amuse à jeter des pierres par-dessus le mur de l’asie. Il a parfois, pendant la journée, des phases de somnolence. La nuit, il présente de l’insomnie.

Au point de vue physique, l'enfant se présente chétif, la tête inclinée vers la gauche, fixée dans cette position vicieuse, la bouche entr'ouverte. La voix est nasonnée. Rétropulsion.

- Il existe de l'inégalité pupillaire D.G.

Réaction irienne très lente. .

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Les paupières battent en un clignement continuel. Voüte palatine ogivale. Dents crénelées: :

Tremblement de la langue:et des doigts.

Rigidité musculaire des Hs ie Signe de la roue dentée. DEL RRTTTE Hypertonicité et spasmodicité des SE iniférieurs. Pas de Babinski. :

Exagération des réflexes rotuliens.

SPOUS EST ROUES A

Obs. 13. — M... Maurice, âgé de 8 ans, entre à l'asile Sainte-Anne, le 20 août 1921. Le docteur Thibault, qui l’a soigné en mars 1920 pour une E.E. à début foudroyant, rédige le certificat d'entrée : « A la suite de cette maladie, l'enfant a présenté des troubles mentaux qui vont sans cesse en. augmentant. Il lui prend des crises de colère au cours desquelles il devient dangereux pour ses frères et sœurs et pour les voisins. Il présente une hémiplégie spasmodique, du ptosis, un amaigrissement progressif. On ne peut le laisser seul une minute sans qu'il fasse les dégâts les plus invraisemblables. »

A. H. — Père bien portant. Mère morte a 68 re) à l'asile de Ville-Evrard, où elle était entrée pour « anémie cérébrale »2°.

Trois enfants en bonne santé.

A. P. — Maurice vint à terme, parla dé bonne heure. Il eut la rougeole. A l'école, il était bien élevé, très doux, « le plus gentil des quatre », nous a dit sa famille.

En mars 1920, il eut du strabisme, des convulsions.

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Il fut d'abord traité à l'hôpital :Lariboisière où l'on pensait à une méningite cérébro-spinale.. A l'hôpital Héroldä, le docteur Barbier porte le diagnostic d'E.E. Il dormit pendant 3 mois. é

Revenu dans sa famille, il se mit'à tout casser, surtout les glaces de l'appartement. Il fit des fugues, vola. Il jetait de l’eau bouillante sur son frère. La nuit, :l ne dormait pas, il avait de l’onirisme.

Quand il est arrivé à l'asile de Vaucluse où nous avons pu l'examiner, il renversait les tables de nuit, cassait les carreaux, lançait les gobelets à la tête des infirmiers et se faisait remarquer par ses impulsions violentes.

Il essayait de se rendre intéressant devant les visiteurs, simulant des chutes les jours de visite. *

Actuellement, il est sujet aux colères, égratigne son frère, tire les cheveux de sa mère quand sa famille vient le voir. Il est insolent, voleur.

Il est somnolent tout le jour, et la nuit s'endort dès qu'il a fini de dîner, se couchant toujours la tête au pied du lit. Il ne répond pas à la plupart des questions qu'on lui pose. Il se tient toujours la tête baissée. On est obligé de le faire manger. Il ne joue pas. Il passe son temps à déchirer du papier en menus morceaux.

Au point de vue intellectuel, cet enfant de 8 ans ne dépasse pas, d’après les tests de Simon, 3 ans #.

Aucun test de l'attention n'est exécuté.

Au point de vue physique, on constate la contracture en demi-fiexion du membre supérieur gauche, la contracture de la main gauche avec exagération des réflexes

radial et tricipital de ce côté : il n'existe pas d'atrophie musculaire.

Le membre inférieur gauche est contracturé, avec exagération du réfiexe rotulien. Clonus. Signe de Babinski. La marche est sautillante. Le malade court plutôt qu'il ne marche, sur la pointe des pieds et la tête baissée, comme s’il fonçait sur un obstacle. Le membre inférieur gauche est fréquemment secoué de secousses myocloniques.

Il existe du ptosis du côté gauche.

Pouls : 98 ; R.O.C. : 80. |

Os. 14. — M... B., âgée de 14 ans. Certificat du docteur Camus, 8 décembre 1921 : « Débilité mentale, avec troubles profonds du caractère, instabilité, tendance aux fugues, irritabilité, mythomanie, vols depuis deux ans, à la suite d’une poussée d'E.E. »

Les docteurs Briand et Nageotte, dans différents certificats, insistent sur les « troubles graves du caractère, les fugues, les mensonges » et la « débilité mentale légère ».

Voici l'observation de MM. Briand et Reboul-Lachaux :

« Sa sœur aînée nous l'amène parce qu’elle devient « très méchante » et ne veut plus s'occuper à quoi que ce soit. Placée comme apprentie . couturière depuis quatre mois, on n’a pu la conserver dans aucun atelier « parce qu’elle ne tenait pas en place », elle « ennuyait le monde ». Emportée et coléreuse, elle trépignait et giflait sa sœur au moindre reproche, frappait ses petites

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