DE
Réflexes rotuliens exagérés des deux côtés. Pas de signe de Babinski.
La tête est inclinée vers l'épaule gauche, le menton touchant presque la poitrine. Quand le malade ie veut et fait attention, il peut relever la tête, mais elle retombe dès que la volonté n'intervient plus. Il n'existé pas de contracture des peauciers. La comissure gauche est abaissée. Les traits de l’hémiface présentent une atonie qui gonfle et fait pendre la joue. Il existe du strabisme. divergent gauche et du nystagmus provoqué. Langue déviée vers la gauche. Salivation par intervalles. Parole lente, saccadée, scandée.
Ce cas nous paraît très intéressant, parce qu'il pourrait être pris pour une hémiplégie. Il existe de la parésie du côté droit ; les réflexes rotuliens sont vifs, mais ils le sont également des deux côtés. De plus, il n’existe pas de signe de Babinski, l'hypertonie à droite, la. salivation, la parole scandée, lente, autant de phénomènes qui traduisent un syndrome parkinsonien. La voie pyramidale semble légèrement lésée en regard de. l'importante atteinte extra-pyramidale. Nous voyons combien un tel tableau clinique reste vague, plus imprécis encore que dans le syndrome pere postencéphalitique de l'adulte. |
Citons encore la fillette dé 7 ans et demi, étudiée par Hamel et Merland :
1° Une attitude habituelle de la tète en flexion antés rolatérale droite rappelant l'affection dite «: torticolis mental » par l'absence de COUÉEENPE réelle du sterno-. cléidomastoïdien.
2° Un tremblement généralisé, à grandes oscillations, surtout marqué aux membres supérieurs, et rendant l'écriture très difficile.
3° Des secousses myocloniques fréquentes des muscles de la face,
4° Du strabisme externe de l'œil droit par parésie du droit interne de ce côté. Mais cette déviation n'existe qu'à l'état de repos, pour disparaître à l'occasion des mouvements volontaires.
5° Une déviation de la langue du côté gauche, avec hémiatrophie gauche de cet organe.
On n’observe aucun trouble de la station debout, sur un ou deux pieds, les yeux ouverts ou fermés. La marche est aisée, la petite malade monte et descend normalement les escaliers.
Sensibilité objective normale au toucher, à 1à piqûre, à la température. Les localisations tactiles se font exactement, le sens stéréognosique est conservé.
Sensibilité subjective : L'enfant accuse fréquemment un violent mal de tête.
La réflectivité est profondément modifiée : le réflexe cutané plantaire est nul, les réflexes rotuiiens sant complètement abolis.
L'examen des yeux montre une pupille droite plus dilatée que la gauche. Le réflexe photomoteur est plus lent à droite, mais il existe. Au contraire, le réflexe accomodateur est aboli des deux côtés. Cette dissocia tion, inverse de l'Argyll, a déjà été signalée dans les séquelles de l’encéphalite.
Les organes internes paraissent sains, mais il est à.
* remarquer que le développement physique de Germaine s'est complètement arrêté depuis 2 ans, d'après le témoignage de ses parents. Elle a, d'ailleurs, l'appa rence d'une enfant de 5 ans.
Dans notre observation 12, nous constatons l'hypertonie et la spamodicité des membres supérieurs (signe de la roue dentée) et des membres inférieurs, l'exagération des réflexes rotuliens, de l'inégalité pupillaire, une réaction irienne paresseuse, le clignement des paupières, le tremblement de la langue et des doigts. Armand (0bs. 3) traîne la jambe droite pendant la marche et projette la jambe gauche en avant. Réflexe rotulien exagéré du côté gauche. Salivation. P. Robert (obs. 4) présente de l’hypertonie des membres supérieurs (signe de la roue dentée) et des membres inférieurs (réflexes rotuliens exagérés). Les membres inférieurs conservent la position en flexion. Rétropulsion. Inégalité et irrégularité pupillaires. Salivation. Denis (obs. 6) a de l’hypertonie des membres supérieurs et inférieurs droits, une attitude penchée du corps vers la droite et du strabisme de l'œil droit. Paterson (1) a observé plusieurs cas de diplégie et d'incoordination des membres supérieurs sans aucun signe de lésion pyramidale. Un gamin de 7 ans, présenté par André Collin, Tobolowska et Requin (2), a une paralysie faciale gauche avec déviation de la langue et salivation. Le malade de Roubinovitch, Barük et Bariéty a la voix nasonnée et de la rétropulsion.
(1) Paterson. Loc. cit. ; ; {2) André Collin, Tobolowska et Requin. Loc. cit.
Le syndrome parkinsonien est réalisé au complet * avec le cas de Dubourg (1) ; ceux de Mlle Lévy (2) (obs. 47) « syndrome parkinsonien chez un enfant de 13 ans, persistant 28 mois après son apparition. Tremblement des membres du côté droit. Crise oculaire, troubles de la mastication et de la déglutition » ; (obs. 48) « syndrome parkinsonien chez un enfant de 12 ans. Etat stationnaire 2 ans et demi après le début des troubles, après une régression des symptômes du début. Troubles du caractère. Rétropulsion intense ». Wieland (3) a vu, sur 8 cas, deux parkinsonniens, l’un de 10, l’autre de 15 ans, avec paralysie pseudo-bulbaire, attitude raide, tremblement, salivation, troubles oculaires, signe de Babinski, troubles de la parole et de la déglutition, rétropulsion, imbécillité progressive.
Ainsi, nous le voyons
1° La voie pyramidale est inégalement atteinte, dans les cas où la clinique offre une symptomatologie morphologique identique.
2° Le syndrome parkinsonien peut demeurer très fruste. De sorte que, si nous passons en revue les manifestations neurologiques le plus souvent rencontrées, nous trouvons, irrégulièrement réunis et parfois isolément : l'aspect figé, l'hypertonicité dans la forme fréquente heni-hypertonicité, l’exagération des réflexes, les tremblements, les myoclonies, les mouvements
(Gi) Edg. Dubourg. E.E. avec syndrome pseudo-parkinsonnien chez un enfant de 13 ans. Soc. de méd. et de chir. de Bordeaux. Séance du 13 février 1920.
(2) Mlle Lévy. Loc. cit, (3) Wieland. Revue de la Suisse romande xr921.
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Choréiformes, la rétropulsion, l'asymétrie faciale, la salivation, les troubles de la parole, les signes pupillaires (inégalité, irrégularité, lenteur des réactions, strabisme). .
Enfin, nous noterons l'extrême lenteur du développement physique qui fait paraître certains enfants beaucoup plus jeunes que leur âge. C’est le cas de nos observations 2 et 12 et de celle de Hamel et Merland.
Nous nous permettons d'insister sur quelques points qui paraissent importants et moins précisés que les autres par les différents auteurs qui se sont occupés de l'E.E. chez l'enfant.
Nous noterons l’état du liquide céphalo-rachidien, donnerons les résultats que nous a fournis la recherche du réflexe oculo-cardiaque, et nous étendrons plus spécialement sur l'obésité et les troubles respiratoires.
Examen du liquide céphalo-rachidien. — Nous avons pratiqué la ponction lombaire dans les cas où nous y étions autorisé et nous avons trouvé, dans la plupart des cas, la réaction de Bordet-Wassermann négative, l'hyperglycorrachie, l’albuminose et la lymphocytose normales. Dans notre obs. 5, la pression prise à l’appareil de Claude s'élevait à 42, il y avait 0,35 d’'albumine et 4 lymphocytes par millim. cube.
Pour le malade de Roubinovitch, Barück et Bariéty (1), la ponction lombaire décela : Pression 35, albuminose 1 gr., glucose 0,35.
Le L.C.R. de la malade présentée par Jules Renault
(1) Roubinovitch, Barück et Bariéty. Loc. cit.
(1) et Mme Athanasio-Benisty contenait 6 lymphocytes par millim. cube et pas d'hyperglycorrachie.
Le liquide est clair. Sans doute, l'hyperglycorrachie peut exister dans les tumeurs cérébrales, la polyomyélite, la scérose latérale amyotrophique, etc. Mais quand il s'agit des enfants, de telles objections sont rarement soulevées. L'existence d'hyperglycorrachie paraît d'une utilité diagnostique véritable. Nous sommes tout à fait de l'avis de Mille Lévy (2) lorsqu'elle énonce que « l’ab- « sence d'hyperglycorrachie, dans un cas douteux par « exemple, doit rendre circonspect, et pousser à une « critique plus approfondie des symptômes. »
« En particulier, en ce qui concerne le diagnostif dif- « férentiel d'avec la syphilis cérébro-méningée, dans « laquelle l'hyperglycorrachie est incontestablement « plus rare, il faudra compléter les examens cliniques « et cytologiques ».
Enfin, Guïillain insiste sur ce fait que la réaction du benjoin coiloïdal positive dans la syphilis est négative dans l'E.E.
Réflexe oculo-cardiaque. — « La recherche du réflexe oculo-cardiaque a donné un résultat très net à Chauffard et à Mile Bernard. La compression oculaire fit, en effet, tomber le pouls de 140 à 64 et ce résultat serait, d'après Litvak, d'autant plus accentué que la somnolence est plus grande. De même, chez un malade de Rieux et Mme Marcarian-Porcher, elle l’abaissait de 70 à 42; chez un autre de Bergé et Aufnagel, de 72 à
(1) Jules Renault et Mme Athanasio-Benisty. Loc. cit. (2) Mlle Lévy. Loc. cit.
44. Je l'ai faite, écrit Achard (1), chez plusieurs malades, mais je n'ai obtenu que des modifications presque nulles et même de sens contraire. »
« P. Marie et Bouttier ont trouvé les réflexes oculocardiaque et oculo-vaso-dilatateur parfois abolis à la période d'état, puis exagérés, sans qu'on puisse attribuer à ce signe une valeur pronostique ; ils ont vu per-
Sister l'abolition de ces réflexes à la convalescence. Ils estiment que la brusque exagération de ce réflexe n'a pas la signification fâcheuse que lui attribue Litvak. »
Nous avons recherché le réflexe oculo-cardiaque chez plusieurs de nos malades :
Obs. 1 : 9 ans, pouls : 80. R.O.C. 88.
Obs-2/t8ans/pouls: 120. R.0.C.:65:
Obs. 3 : 7 ans, pouls : 68. R.O.C. 56.
Obs 74:42 "ans; pouls :108:R:0.0G:72;
Obs. 5 : 13 ans et demi, pouls 108. R.O.C. 84. Obs. 6 : 9 ans et demi, pouls : 98. R.O.C. 78. Obs. 7 : 8 ans, pouls : 100. R.O.C. 64.
Obs. 9 : 9 ans, pouls : 106. R.O.C. 68.
Obs. 11 : 13 ans, pouls : 100. R.O.C. 74.
OPSMP Sans pouis 472,.R°0.C:252,
Obs. 13 : 8 ans, pouls : 98. R.O.C. 80.
Obs. 14 : 14 ans, pouls : 74. R.O.C. 56.
Obs. 15 : 9 ans, pouls : 102. R.O.C. 64.
Seule, notre observation (1) présente un R.0.C. inversé. Le malade de Roubinovitch, Barük et Bariéty a, lui aussi, un R.O.C. constamment inversé. L’'injection de 1 mg. d'adrénaline provoque une accélération du pouls
(x) Achard, Loc. cit.
qui passe de 72 à 80 et qui se maintient accéléré durant une demi-heure.
Nous avons recherché le R.O.C. sur des enfants normaux et l'avons toujours trouvé positif. Exémples : a) 74-62, b) 68-60, c) 84-68, etc.
D'une manière générale, on peut constater que le R.O.C., fortement positif chez les enfants, se montre particulièrement exagéré chez ceux qui ont une forme prolongée d'E.E.
Obésité. — Signalée chez l'adulte par Meige (1), Valassopoulo (2), Livet (3), Nonécourt (4), Barkman (5), Mlle G. Lévy (6), Roger et Aymès (7), elle est fréquemment observée chez l'enfant. Nobécourt (8), à propos d'une fillette de 12 ans et demi, signale que « cette enfant, qui n'avait jamais été grosse, qui avait maigri pendant sa maladie et était encore très amaigrie au mois de novembre, pèse, le 31 janvier, 43 kg. 200. Elle mesure 1 m. 40, et le rapport du poids à la taille est 308. Son poids est supérieur de 9 kg. à la moyenne ». Louis Livet (9) a vu un jeune homme de 16 ans dont le poids a passé « de 64 à 69 kg... C'est en un mois et demi que le syndrome obésité s’est constitué ».
(1) Meige. Société de neurologie 2 décembre 1920. Deux séquelles encéphalitiques juxtaposées chez un même sujet.
(2) Valassopoulo. Soc. méd. des Hôp. 7 mai 1920. L’E.E.
(3)Livet Ibid. N° 15 1921. L’obésité consécutive à l’E.E.
{4) Nobécourt ibid. N° 17 1921. L’obésité dans l’E.E.
(5) Barkman. Acta medica Scandinavia t. LVI N°0 2 février 1022. Troubles de la fonction hypophysaire consécutifs à une E.E.
(6) Mile G. Lévy. Loc. cit.
(7) Roger et Aymès. Obésité transitoire dans quatre cas d’E.E. avec syndrome parkinsonnien. Soc. méd. des Hôp. 4 août ro21.
(8) Nobécourt. Loc. cit.
(9) Louis Livet. Loc. cit.
« Une enfant de 9 ans, écrivent Roger et Aymès (1), atteint en février 1920 de délire fébrile avec mouvements choréiques, puis somnolence, que ‘nous avons suivie de janvier à juillet 1924, avec le même facies atone, la même attitude soudée (corps penché en avant pendant la marche), la même hémiparésie faciale gauche et les mêmes mouvements de pianotement des doigts, surtout de la main droite: Or, cet enfant offrait un facies jouflu, un embonpoint assez marqué, différent de sa maigreur antérieure. Son poids qui, avant la maladie, était de 26 kg., était passé à 28 kg. un mois après l'épisode aigu, s’est élevé en quelques semaines à 31 kg., soit une augmentation de 5 kg., chiffre assez considérable pour un enfant. Il se maintient actuellement aux environs de 30 kg. Les urines examinées à diverses reprises ne contiennent ni sucre, ni albumine ».
Deux cas comparables sont relatés par Bartolini (2) « Un adolescent de 13 ans (Feudel (3) fut atteint en janvier d'une encéphalite caractérisée par de la fièvre, de la somnolence, du ptosis, puis du strabisme et des mouvements choréiformes. La mère l’amena, au mois d'avril, au médecin, parce qu’il prenait un embonpoint inquiétant ; la répartition de l’adipose était celle des syndromes hypohphysaires, mais les organes génitaux paraissaient en rapport avec l'âge ».
(G:) Roger et Aynès. Loc. cit.
€) Bartolini. Syndromes adiposo-hyphysaires consécutifs à l'E, (Revista di frenatri. Janvier 1922.
(3) Feudel cité par J. Mouzon. Les syndromes du groupe nie buis -hypophysaire dans l’E.E. Presse médicale. 3 février 1923.
MM. Mouriquand et Dechaume (1) ont présenté une fillette de 13 ans et demi, sans hérédité et sans tendance à l'obésité, qui, au cours et à la suite d’une encéphalite épidémique en janvier 1920, a fait une obésité progressive avec boulimie intense et persistante. Ni polyurie ni polydipsie nette. Elle mesure 1 m. 45, pesait le 27 février dernier 56 kilos 300 et aujourd'hui atteint 58 kilos 950. On ne constate aucune séquelle motrice ou sensitive post-encéphalitique. Pas de glycosurie. La radiographie de la selle turcique est normale. Règles régulières. Aucun trouble endocrinien. Il ne persiste qu'une boulimie très marquée avec obésité encore progressive à l'heure actuelle.
Certains auteurs ont voulu voir dans ces obésités encéphalitiques des troubles consécutifs à des lésions des glandes endocrines, des reliquats possibles de lésions du centre hypothétique de la nutrition dans la région du 3° ventricule. Ils passent sous silence ou mentionnent sans insister la boulimie. L'intensité ei la persistance de ce phénomène, dans le cas de Mouriquand et Dechaume, font penser à ces auteurs que l'obésité est due à cette suralimentation exagérée, tout en laissant ouvert le champ des hypothèses sur l'origine réelle de cette boulimie.
Nous ajouterons à ces cas deux de nos malades :
Paul D., 8 ans (obs. 9), a beaucoup engraissé depuis L.E.E. (4x kg. au lieu de 36). La peau des membres est infiltrée et rugueuse. L'enfant a souvent froid aux
(1) Mouriquand et Dechaume. Obésité post-encephalitique chez une enfant. Presse médicale. 24 mars 1923.
pieds. La pression artérielle au Pachon est de Mx 11 Nn 7 1/2. D. Joséphine, 10 ans (obs. 10). « Poids 50 kg. 500. Infiltration du tissu cellulaire. Face élargie et arrondie. Corps thyroïde imperceptible... La malade mangeait beaucoup plus qu'avant sa maladie, surtout du beurre, et buvait de telles quantités d'eau qu’on était obligé de lui enlever la carafe, ce qui faisait qu'elle allait en cachette boire à la fontaine. »
Pour Livet, cette obésité aurait « un rapport avec une répercussion du processus infectieux sur certaines glandes à secrétions internes : hypophyse et peut-être aussi corps thyroïde et glandes génitales. Pierre Marie, Tretiakoff, Mlle G. Lévy n'ont pas trouvé de lésions de l'hypophyse. Aussi J. Mouzon pense-t-il que ces cas, ainsi que ceux de syndrome adiposo-génital et de polyurie, traduisent l'extension des lésions encéphalitiques aux centres gris de la base du 3° ventricule.
Troubles respiratoires. — Nous y insistons parce que nous les avons souvent constatés et parce que nous avons observé un cas remarquable qui à fait l’objet d’une présentation à la S.C.M.M. (f).
On ne saurait mieux que P. Marie, L. Binet et Mlle L. Lévy (2) les décrire et les classer. Les auteurs distinguent :
1° Des troubles respiratoires proprement dits. Polypnée surtout ;
2° Des phénomènes surtout spasmodiques ;
(1) Robin. Troubles mentaux liés à l’E.E. chez les enfants. Troubles mentaux et troubles respiratoires. (S.C.M.M. nov 1922.)
(2) Les troubles respiratoires de l’E.E. par MM. P. Marie, L. Binet et Mlle Lévy. Soc. Méd. des Hôp. 7 juillet 1023.
3° Manifestations à caractères de tics respiratoires. Les phénomènes les plus rarement observés chez les
enfants nous paraissent être ceux de toux spasmodique. Signalons, cependant, Germaine C. (1), âgée de 14 ans et demi, qui aurait, « avant de s'endormir une sensation de picotement à la gorge et des quintes de toux incessantes.. (Ce serait des petites saccades de toux répétées, comme le début d’une quinte de coqueluche, mais sans la terminaison habituelle de la quinte vraie ». Et aussi Lucienne V., 13 ans.
« À la fin d'avril, elle a commencé à « graillonner », comme si elle avait eu quelque chose dans la gorge. Puis elle s’est mise à tousser sans arrêt « comme si elle avait eu la coqueluche ». Elle avait uns inspiration sifflante à la fin des quintes. Cette toux durait toute la journée jusqu'à ce que l’enfant s'endorme et n’a cessé qu’au bout d’un an environ, en mai 1922. En juin 1920, comme l'enfant, qui continuait à tousser, salivait beaucoup et crachait, sans aucun signe d'auscultation appréciable, elle a été radioscopée à l'hôpital Saint-Louis, et on a conclu à des « troubles névropathiques purs, sans lésion organique ». En outre, pendant les mois suivants, l'enfant, qui était auparavant très intelligente et travaillant remarquablement bien, est restée « engourdie ». Elle ne jouait plus, ne travaillait plus, s’ennuyait, avait perdu le goût de tout ». De février 1921 à mai 1921, on 8 essayé de la remettre à l’école. Mais elle ne pouvait pas suivre. En outre, elle toussait continuelle-
(x) Mile Lévy. Loc. cit.
« ment, soufflait dans son mouchoir, comme pour se « moucher, et on l’appelait « la folle », ce qui semble « avoir beaucoup peiné l’enfant »,
Les tics respiratoires consistent en a) ronflement b) sputation et soufflement buccal c) soufflement nasal.
G. Armand (obs. 3) salive et crache à la tête de tout le monde. — M. G. Georges (obs. 1), soufflait bruyamment et ce tic s’est amélioré. — P. Robert (obs. 4) qui a été également observé par Mlle G. Lévy « ne s'arrête pas de souffler dans le vide, sur les objets ou dans le creux de ses mains réunies en cornet. Il fait circuler constamment sa langue dans sa bouche, renifle, etc. » — P. Laurent (obs. 5) s’est mis, à partir du 12 äaoût 1922, à souffler bruyamment dans le vide, mais le personnel infirmier a remarqué que cette habitude est survenue à la vue d'un malade qui avait le même tic.
La polypnée nous retiendra davantage. Voici comment la décrivent P. Marie, L. Binet et Mlle G. Lévy.
« Cliniquement, elle se présente exactement dans « certains cas, comme la polypnée thermique. du « chien ; le malade a l'aspect d’un individu qui vient « de courir trop vite et trop longtemps. L'inspiration et « l'expiration sont très rapides : cette dernière est par- « ticulièrement bruyante, se termine parfois par une « sorte de râclement sonore de l’arrière-gorge.
« Cette tachypnée peut être permanente ou paroxys- « tique.
« I. Polypnée paroxystique.
« Par crises. »
« I1 faut noter l'apparition fréquente de ces crises.
le soir, vers 5 heures où à la tombée de la nuit.
« On sait que cet horaire particulier est un des signes caractéristiques des phénomènes d’excitation de l'E.E. et tout spécialement chez l'enfant.
IT. Polypnée permanente.
« Il peut s'agir d’une simple accélération du rythme respiratoire de 20 à 50 respirations par minute.
« Le symptôme est fréquent, mais passe inaperçu si on ne le recherche pas systématiquement.
« On peut alors observer :
« De la petitesse et des irrégularités du. pouls ;
« Un abaissement très marqué de la tension artérielle ;
« De la cyanose et du refroidissement des extrémités, sans aucun phénomène de vraie asystolie cependant. |
« Cette polypnée constante, est cependant soumise à certaines influences psychiques.
« Il nous à paru, par exemple, que l'attention soutenue pouvait temporairement suspendre le trouble {acte d'écrire, acte de brosser).
« La volonté du sujet ne paraît pas avoir de pouvoir inhibitoire au delà de quelques secondes ».
Trois observations d'enfants atteints de ces troubles
nous ont paru devoir retenir l'attention. L'une de polypnée permanente revient à Marinesco (1). Nous en détachons le résumé dans la thèse de Hardouin (2).
(1) Marinesco Revue néurologiaue. Janvier or. (2) R. Hardouin. Troubles respiratoires dans les états parkinsoniens
liés à J’E.E. Thèse de Dijon. 1927.
« Enfant de 12 ans. — A été pris en janvier 1920, de céphalée, de fatigue alternant avec de l'agitation. puis, crises de sommeil. La température n’a pas dépassé 37° pendant toute l’évolution de la maladie.
« Un mois après, il a présenté certains mouvements rythmiques au membre supérieur gauche et au membre inférieur droit.
« Juin 1920. — Ce qui frappe tout d'abord dans son état, c'est que les mouvements rythmiques du membre supérieur gauche, s'accompagnent de mouvements des muscles de la cage thoracique.
« 11 y a, tout au moins en apparence, une synergie entre les mouvements du biceps gauche et les mouvements respiratoires.
« Le sommeil et l'effort exercent une influence notable sur les mouvements respiratoires.
« Ce qu'il y a de plus important, c’est que l’enfant a de la tachypnée, et que les mouvements respiratoires sont synergiques avec la contraction du biceps gauche ; le nombre des mouvements respiratoires et des contractions du biceps est de 4i par minute, tandis que le cœur bat à 80.
« Il n'y a pas de coïncidence absolument synchrone, étant donné que les mouvements respiratoires s’exécutent approximativement un einquième de seconde avant la contraction du biceps.
« La méthode graphique a montré que le mouvement respiratoire affecte une forme spéciale : il se caractérise par l'apparition de mouvement respirafoires bigéminés après une, deux ou trois respirations
complètes. Les mouvements du biceps offrent également un état bigéminé.
« Ce phénomène se modifie pendant le sommeil : à mesure que le sommeil s'accuse, le rythme respiratoire se modifie ; la fréquence diminue de 41 à 22 et
se rapproche par conséquent du type normal.
« Au moment du réveil le phénomène inverse se produit, et: la fréquence augmente ».
Le malade de 15 ans, présenté par Roubinovitch;
Barük et Bariéty, est un cas de tachypnée paroxystique.
« On est tout de suite frappé dès le début, de l’examen par les modifications du rythme respiratoire : ce sont des mouvements inspiratoires et expiratoires rapides, réguliers (environ 60 par minute et bruyante du type de la respiration d’essoufflement, d'amplitude
- à peu près égale pour chaque mouvement, le rapport
de l'inspiration à l'expiration est renversé, l’expiration étant très allongée et suspirieuse. Cette série de mouvements respiratoires dure en moyenne une à deux minutes, parfois moins ; généralement, ils sont suivis d’une pause respiratoire, parfois même d’une véritable phase d'apnée. Durant ces moments, on ne note aucun phénomène de cyanose, le pouls reste régulier et bien frappé, cependant la tension artérielle semble un peu plus élevée qu'habituellement. Enfin, le malade accuse durant cette période, une légère sensation de dyspnée. Par contre, l'examen du thorax et de l'appareil respiratoire reste entièrement négatif. Ces mouvements respiratoires apparaissent à inter-
valles plus où moins rapprochés dans la journée, ils ne semblent pas plus fréquents le soir, ils sont plus marqués lorsque le malade marche, ou fait un effort physique, ïls s’atténuent quand on fixe l'attention du malade, ils peuvent être momentanément suspendus sous l'influence de la volonté ; enfin, ils disparaissent durant le sommeil ».
Nous reprenons la description des troubles respira-
toires de notre malade {obs. 15) dont l'observation est relatée plus haut.
« Lorsque nous avons examiné Roger C. pour la première fois, le 22 juillet 1922, nous avons été frappé par une phase d'apnée de durée variable pendant laquelle les joues pâlissent, les lèvres se cyanosent, de-
viennent turgescentes, laissant couler un filet de
salive. Puis, brusquement, le malade fait une inspiration bruyante à laquelle succède une inspiration soufflante. Le rythme. respiratoire d’abord lent, se précipite faisant d’abord songer au début du rythme de Cheyne-Stokes. Le facies devient vultueux jusqu'à ce que vienne une phase d’apnée, marquée par la vaso-constriction des vaisseaux. Depuis le mois d'octobre, ce rythme respiratoire n’a pas tendance à s’accélérer ; il est devenu plus régulier, demeurant à raison de 50 respirations par minute. Entre la tachypnée et l’apnée, existent des périodes normales et régulières quant à la fréquence des mouvements respiratoires. Le pouls bat à 102. Le réflexe oculocardiaque est fortement positif, le pouls tombe de 102 à 64. Après les phases de tachypnée, l'enfant est fati-
gué : « J'ai besoin de dormir, dit-il, et les réponses qu'il fournit, sont lentes et paresseuses. Ces troubles « respiratoires subissent une exacerbation nocturne et « l'émotion accélère leur rythme, rend la respiration « plus bruyante. Il arrive que les phases d’apnée, sur- « tout sous une influence émotionnelle, se compliquent « d’un vertige, durant environ 40 secondes, au cours « duquel le malade a le regard vague, ne répond pas « aux questions, mais ne présente pas de perte de con- « naissance.
« Au cours de la tachypnée paroxystique, Roger C. « a fréquemment des crises de larmes, se gratte, s’écor- « Che, pousse des cris, surtout la nuit. Il serre les mâ- « choires, grince des dents, comme s'il avait un accès « de rage et se mord la lèvre inférieure, laquelle est « profondément ulcérée. À ce point que le malade sup-
plie qu'on lui arrache les dents de la mâchoire supérieure.
« Ces troubles respiratoires ne sont pas modifiés « par la position couchée. »
Bien qu'il ne s'agisse pas d’une enfant, mais d’une femme de 22 ans, nous citons le cas « d’arythmie respiratoire et troubles mentaux, séquelles probables d’encéphalite épidémique » publié par J. Capgras et J. Reboul-Lachaux à la S.C.M.M. (Juillet 1922), à cause de la discussion qui suivit la présentation de la malade.
« M.H. Colin. — L'on peut remarquer que la polyp- « née cesse pendant que la malade récite.
«M. Capgras. — Les troubles respiratoires cessent en « effet à l'occasion de certains actes, et de certaines
« émotions. À cause de cela, j'avais un instant pensé ‘ au pithiatisme. Mais l'on se trouve en présence d'un « tel ensemble de signes organiques et fonctionnels, « que je crois qu'il faut écarter cette idée.
MM. Chiray et Lafourcade (1), ont montré à la Société Médicale des Hôpitaux, un malade atteint de troubles respiratoires identiques, et attirèrent l'attention sur un signe radiologique spécial à cette dyspnée : le mouvement du diaphragme « en battements d'ailes ».
J. Babinski et Charpentier, présentèrent à la Société de Neurologie le 9 novembre 1922, un « syndrôme parkinsonien post-encéphalitique avec troubles respiratoires.
« Le point sur lequel les auteurs attiraient particu- « lièrement l'attention est l’inhibition transitoire que « semblent exercer parfois sur ces phénomènes, des « actions psychiques. Une de leurs malades déclare « qu’elle a pu en plusieurs circonstances, par un effort « de volonté, retrouver pour quelque temps, une res- « piration normale. M. J. Bériel a déjà signalé, d'ail- « leurs, des faits analogues. De leur côté, ils sont par- « venus maintes fois à atténuer très notablement, les « troubles au bout de quelques instants, en faradisant « la région cervicale et en affirmant à la malade que « Ce moyen thérapeuthique était efficace. La sédation « obtenue par un procédé qui paraît surtout avoir pour « effet, de modifier l’état psychique du sujet, pourrait
(x) Encéphalite épidémique à séquelles combinées, respiratoires, bradytrophiques, psychiques, policencépbalite basilaire unique ou polio-encéphalite à foyers multiples. M.M. Chiray et Lafourcade. Soc. méd. des Hôp. 2 mars 19323.
donner l'idée que l’on a affaire à un phénomène hystérique ; mais en réalité, il n’en est pas ainsi. Le trouble, après une régression d'une durée quelquefois assez longue, il est vrai, se reproduit et aujourd'hui, après plusieurs mois de traitement, il subsiste. On peut le rapprocher à cet égard, des mouvements de la maladie des tics convulsifs susceptibles d'être enrayés temporairement par un effort de volonté. comme le faisait remarquer Charcot.
M. Souques, à ce propos, relate un cas de tachyp-
née d'apparence hystérique, cédant à l'injonction de la
volonté et où le sujet mourut 5 jours après, d’encéphalite léthargique.
Hardouin (1) à propos d'une malade, réfute l'hypo-
thèse de l’hystérie.
« On trouve un certain nombre de troubles respira-
‘ toires ayant l'hystérie pour origine, mais un seul est
intéressant pour nous, c’est la dyspnée hystérique.
« Elle est caractérisée par une accélération extrême des mouvements respiratoires qui peuvent atteindre le nombre de 170 à 1480 par minute. C’est une véritable polypnée. La respiration se fait sans bruit, sans effort, sans cyanose, le pouls restant à 60 ou 80 pulsations. Cette dyspnée disparaît dans le sommeil.
« Eile survient par accès qui durent 3 ou 4 heures et s'accompagne souvent de quelques symtômes, qui permettent de l'assimiler à des attaques d’hystérie.
« Elle peut, dans d’autres cas, exister à l'état permanent et coïncider ou non, avec des attaques convul-
(1) Hardouin. Loc. cit.
« SIVES.
« Avec ou sans polypnée enfin, on peut HISAEVEE « une respiration saccadée.
« À première vue cette dyspnée hystérique paraît présenter une certaine analogie avec les troubles respiratoires que nous étudions. En réalité, elle en diffère par les caractères essentiels suivants : |
..« La micropnée ne disparaît pas dans le sommeil, « comme le fait la dyspnée hystérique ; on constate « Simplement, que sa fréquence s’atténue légèrement, « comme à l'état normal.
Cet auteur émet l'hypothèse, au niveau du corps strié, de centres respiratoires chargés de la régulation et de la coordination des mouvements respiratoires.
Nous n'avons repris ces observations, et noté les réflexions qu'elles ont suggérées, qu'afin de dégager deux points qui nous paraissent essentiels :
1° Une étiologie infectieuse aussi précise que l'E.E. dans les conditions où nous l’avons étudiée, permet de fixer à ces troubles respiratoires, une base organique ;
2° Les facteurs psychiques, particulièrement ceux de nature émotionnelle et volitionnelle, exercent sur ces troubles, une influence indéniable. Cependant, elle ne paraît pas autoriser l'expression, à la vérité excessive, de pithitiatisme.
Les conclusions où nous arrivons pour les troubles respiratoires, peuvent-elles s'appliquer à l’ensemble des manifestations organiques que nous venons de pas-
ser en revue? Il est bien difficile en général, de faire la part des lésions organiques et des troubles fonctionnels. Cependant, à propos de nos obs. 1, 8, 142 où l'on voit la tête du malade fixée dans une attitude vicieuse, Claude (1) faisait remarquer que « des phénomènes récemment encore considérés comme purement fonctionnels, nous apparaissent dans l'E.E. comme sans doute conditionnés par des lésions organiques. C'est ainsi, disait-il, que l’on rapporte à des\lésions probables des corps striés un syndrome analogue à ce que l'on nommait le torticolis mental et que l’on remarque souvent dans cette affection.
Cependant, le psychisme a une action nette : Germaine B. âgé de 7 ans 1/2, lorsqu'on lui adresse la parole, relève la tête qu’elle tient normalement inclinée sur l'épaule droite.
Ainsi, à propos des troubles de l'écriture dans les états parkinsoniens post-encéphalitiques (3), J. Froment fait remarquer qu'il suffit de faire écrire le malade sur du papier rayé en doubles lignes, pour faire disparaître d'emblée la micrographie ou l'irrégularité extrême (écriture désordonnée et en cercle que Jon observe chez de tels malades.) Cette transformation n'implique aucune rééducation préalable et l'écriture ainsi modifiée est de suite aussi rapide et aussi aisée.
(1) Claude. Discussion. Communication par G. Robin. Séquelles mentales de l’E.E. chez les enfants. S. C.M.M. 7 juillet 1922.
(2) Hamel et Merland. Loc. cit
(3) Troubles de l’écritude dans les états parkinsoniens post-encé phalitiques J. Froment. Soc. méd. des Hôp. de Lyon 23 janvier 1923
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Ce fait qui semble constant, paraît montrer que ces troubles de l'écriture, sont moins sous la dépendance des troubles de la motilité proprement dite que de l’état psychique et de l’inertie mentale avec tendance aux gestes stéréotypés.
À quel point la question des rapports organiques et psychiques est difficile à trancher, c'est ce que montre Laignel-Lavastine (1) à propos d'une communication de Briand et Rouquier : « Ces auteurs, ont observés depuis le début de l'épidémie actuelle d'encéphalite, au Val-de-Grâce, un certain nombre de malades chez lesquels, disent-ils, en dehors de toute suggestion, des syndromes parétiques, choréiformes, pseudo-athétosiques, revêtent les caractères autrefois attribués aux états que l'on qualifiait de pithiatiques ou d'anorganiques. Ces malades sont tous, au point de vue intellectuel, des débiles, et l'influence du psychisme, modifiant, transformant ou fixant ultérieurement leur symptomatologie, est, chez eux, secondaire comme elle est incontestable. »
« Or, j'ai vu, dit Laignel-Lavastine, deux de ces malades : l’un avait un syndrome de Weber avec myoclonie, l’autre un syndrome parkinsonien. Je n’ai pas trouvé chez eux, la moindre manifestation hystérique. Ils n'avaient pas d’antécédents hystériques. Peut-être étant soldats, avaient-ils cherché à tirer le meilleur parti de leur affection. C'est la réaction banale de tout « accidenté », mais sous peine de ne plus s'entendre, il
(x) Laignel-Lavastine. Les troubles psychiques de l’E.E. Gazette des Hôpitaux. Avril 1921.
AS — re faut pas confondre des symptômes résiduels, aujourd’hui. banals, de l'encéphalite avec l'hystérie et le premier degré de la sinistrose ».
Cependant, le, même auteur admet l'hystérie postencéphalitique quand il cite une observation de Roger et Chaix (1) concernant une enfant qui a fait selon toute vraisemblance,'une infection légère à prédominance encéphalique, à laquelle ont succédé des crises de léthargie névropathique, qui ont elles-mêmes fait place à une narcolepsie rythmée. Ce cas ne nous paraît pas probant quant à l’origine pithiatique.
Nous croyons qu'il faut être très prudent quand il s’agit d'accidents pithiatiques. Plus nous constatons l'influence du psychisme sur les troubles moteurs, plus aussi nous voyons l'anatomie pathologique révéler une: origine organique à des troubles considérés jusqu’à ce jour comme fonctionnels. Aussi, ne croyons-nous pas devoir modifier les conclusions très générales que nous exprimions à-propos des perturbations respiratoires.