DIAGNOSTIC
Le diagnostic des manifestations mentales tardives de l’'E.E. chez l'enfant, soulève bien des problèmes. Beaucoup d'auteurs, en présence d'un syndrome déterminé, hésitent à juste titre à le rattacher à l'E.E. Nous croyons, en effet, qu'il faut se montrer très réservé dans l'appréciation de ces troubles et nous allons essayer de poser quelques points de repère. Nous nous placerons à un point de vue exclusivement pratique.
(1) Roger et Chaix. Pseudo-encéphalite-névropathique. Paris. Méd. 1Q avril 1920.
afin de montrer, en quelque sorte, au clinicien les étapes qu'il lui faudra parfois franchir pour aboutir à un diagnostic exact.
Les renseignements de la famille ou de RTE immédiat du malade sont souvent indispensables pour établir avec certitude un diagnostic rétrospectif. On recherchera :
1° L'état antérieur. Avant de rattacher à l'KE., les troubles mentaux d’un enfant, il est de toute nécessité d'établir qu'ils faisaient défaut avant l’éclosion de la névraxite épidémique. Si elle frappe des individus antérieurement tarés, nous verrons plus loin la note originale que l’'E.E. pourra apporter aux signes organiques ou mentaux de la dégénérescence. L'enquête portera sur les antécédents héréditaires, les incidents de la grossesse, la naissance de l'enfant, l’âge où le regard s’est fixé, l’âge de la marche spontanée, des premiers mots, des premières phrases, sur la propreté de l’enfant, ses premiers jeux, son écolage, son intelligence et son caractère, ses antécédents pathologiques (maladies infectieuses, végétations, rachitisme, convulsions, etc.).
2° Les manifestations de la période aigûe. — Nous nous trouvons en présence d’un enfant que nos renseignements nous permettent de considérer comme ayant été absolument normal avant la maladie. On nous affirme que cette maladie est l’E.E. Comment nous rallierons-nous à cette opinion, surtout si l'enfant que nous examinons ne présente plus aucun symptôme organique, ce qui est le cas pour quelques-uns de