‹ Considérations Sur Les Troubles Mentaux Liés Aux Formes Prolongées De L'Encéphalite Épidémique Chez L'EnfantChapitre 5 sur 29 · PEUT · texte numérisé non relu

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concision dans l'observation à l’école de notre maître, M. le professeur Claude, qui nous à prodigué ses conseils, et à celle de nos premiers maîtres, MM. les docteurs Colin et Pactet. Enfin, nous tenons à remercier pour les services qu'ils nous ont rendus MM. André Collin, Briand, Heuyer, Lhermitte, Roubinovitch et Simon.

Dans la première partie de notre travail, nous rapportons quinze observations d'enfants de 7 à 15 ans, examinés d’abord à l'admission. Nous avons pu suivre l'évolution des troubles à l’asile de Vaucluse pour les garçons, à la fondation Vallée, à Bicêtre,pour les filles. C'est ainsi que nous avons examiné : dans une première catégorie, des enfants sans aucun antécédent héréditaire ; dans une seconde, des enfants dont les parents ont présenté des tares au point de vue mental ; dans une troisième, des enfants qui, malgré des antécédents psychopathologiques en apparence normaux, montrent des stigmates physiques de dégénérescence. Toute catégorie mise à part, nous n’avons retenu que les cas où la notion d'E.E. ne pouvait donner lieu à aucune hésitation. Le diagnostic rétrospectif ne pouvant être mis en doute, nous publions les cas où il n'existait aucun trouble de l'intelligence et du caractère avant l'E.E. En un mot, tous les symptômes que nous décrirons auront été révélés par l'E.E. Nous employons à dessein le terme révélé pour ceux qui veulent qu'une prédisposition préside à l'éclosion de tels troubles, en dehors même de toute tare héréditaire.

A ces quinze observations, il faut en ajouter deux

autres que nous ne faisons pas figurer au même chapitre parce qu'elles ne répondent pas à toutes les conditions que nous venons d'exprimer, mais qui nous ont paru assez suggestives pour éclairer la question du diagnostic.

Dans la deuxième partie de ce travail, nous mettons en valeur les symptômes les plus fréquemment observés. L’énumération de ces symptômes nous sera fournie tant par nos observations que par celles des auteurs qui nous auront paru les plus significatives. Aussi disposerons-nous de matériaux nombreux, émanant de sources diverses, recueillis par conséquent sans parti pris de synthèse. Nous examinerons le mode d'apparition des signes morbides et nous leur assignercns, sil y à lieu, des caractères propres. Nous opérerons ainsi d’une part pour les troubles mentaux, d'autre part pour les troubles physiques. Au point de vue physique, nous insisterons sur les points qui ont été le moins étudiés jusqu'à ce jour et sur ceux qui sont spécifiques en quelque sorte de l’E.E. Au point de vue mental, nous essaierons non seulement de décrire les troubles habituels, mais surtout de mettre en vedette leur criginalité, la note par laquelle le clinicien pourra Îes rattacher à l’E.E.

Une troisième partie sera consacrée longuement au diagnostic. Nous verrons la complexité de cette question, les discussions auxquelles elle a donné lieu, l’importance d'y voir clair.

Sûrs d’une étiologie précise qui nous permettra le diagnostic positif, recherchant des symptômes carac-

téristiques qui nous feront faire le diagnostic difiérentiel, nous verrons s’il est possible d'isoler un syndrome mental de l’'E.E. prolongée chez l'enfant.

Enfin, nous poserons le problème médico-légal et nous discuterons le pronostic.

Notre tâche fut la plus modeste. Nous avons réuni des faits comparables et tenté d'isoler le syndrome qu'ils formaient des groupes nosologiques, classiques en psychiatrie. Nous n'avons abordé aucune discussion pathologique, nous avons cherché à dessiner d’un trait plus accusé les symptômes morbides déjà connus et, dans un but diagnostique, à placer le tableau clinique dans un cadre délimité qui permit de l’isoler et de le faire aisément reconnaître.

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