‹ Considérations sur les varices et leur traitementChapitre 12 sur 28 · DO · texte numérisé non relu

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taire dans les conditions normales, à côté d’un +ystème profond, seul important propulseur, est devenu une chose inutile, dangereuse, une source à des complications fâcheuses, graves, parfois mortelles par hémorragies particulièrement importantes. 11 doit être supprimé. Ces explications pathogéniques nous font également comprendre un fait, qui au début étonna grandement les cliniciens, c'est que l'injection sclérosante n’occasionne pas d'embolie.

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L'illusion de l’Embolie

La crainte d’embolie est chimérique. Personne n'en à jamais vu.

Mais cette appréhension était très naturelle étant donné les dogmes médicaux, qui enseignent, « que toute méthode qui a pour essence même de provoquer une phlébite est une mauvaise méthode ; FPopérateur n’est jamais maître des limites et de l’intensité de l’inflammation qu'il a déterminée ; il expose, en outre, ses malades aux dangers nullement ‘imaginaires de l’embolie, surtout s’il a recours aux procédés aveuglés et condamnables de Finjection intraveineuse » (Quénu : Traité de chirurgie de Duplay et Reclus).

Pour s'assurer que ces injections intraveineuses ne soient pas aveugles et que la crainte de l’embolie soit mal fondée, l’initiateur de la méthode, le professeur Sicard, resta trois ans avant de la publier.

En effet on aurait cru que le sang devait charrier le liquide injecté. Et même si on admettait T'imperméabilité de la veine efférente, on pouvait craindre les nombreuses perforantes, qui relient les veines superficieiles avec celles profondes.

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Rien donc de plus logique que la crainte d’erhbolie. Pratiquement elle est fausse. MM. Sicard et Gaugier se basent sur plus de trente mille injections, P. D. Linser sur six à sept mille et Noble sur trois mille cas depuis plus de sept ans.

Au début, pour éviter cet accident, on mettait un lien en deçà du point à injecter ; mais il avait le désavantage de grossir la varice ét de trop diluer le liquide phlébosciérosant. Aujourd'hui on supprime tout lien et on règle le contenu du vaisseau en mettant le malade en position assise ou debout.

Mais cette absence de danger d’une embolie n’est pas seulement une trouvaille empirique, elle se base très fortement sur des faits anatomiques et physiologiques. ,

L'oblitération par les injections sclérosantes s’obtient, comme l’ont montré les examens histologiques, en premier lieu par irritation de l'endothé. lium de la veine qui réagit, se congestionne, s’Ypertrophie (Binet). Dans un deuxième temps, au niveau de la partie lésée, fa fibrine du sang se dépose, adhère sur toute la hauteur de l’endothélium touché, par conséquent, en une très grande surface, et le caillot de fibrine, ainsi fortement agrippé, est à l'abri de tout risque de détachement.

C’est d’ailleurs non pas une thrombose, formant un caillot, qui remplit le sac variqueux, mais une couche coagulée qui en tapisse la paroi, il s’agit d'une tuméfaction générale de toutes les tuniques de la veine, d’un rapprochement et d'une adhérence

3 Fly.

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