MGR
tement au point injecté pour éviter le reflux de liquide dans les tissus périveineux. On fait coucher le imnalade, et on maintient la compression durant une ou deux minutes.
On relève deux effets immédiats de l'injection du salicylate de soude, c'est une vaso- consiriction du segment injecté, accompagnée de pâleur et parfois d'horripilation du tégument de voisinage et puis une crampe. Ge mot de crampe ne satisfait pas tous les auteurs. M. Delater écrit à ce sujet : « Nous employons comme nos malades ce terme « crampe », malgré qu’il ne nous satisfasse pas. Il ne nous paraît pas répondre à une contraction d’un muscle locomoteur, car on ne constate le déplacement d'aucun segment de membre ; il répond plutôt à une sensibilité douloureuse des terminaisons sympathiques aans la veine. {
Cette douleur peut d’ailleurs être le point de départ d'un reflux qui aboutit à une active contraction du muscle veineux. On voit sur toui un territoire la veine injectée et ses affluents, surtout ceux d’amont, se creuser pendant plusieurs minutes. Ce spasme est indépendant de la douleur et peut se produire sans elle ; il ne l'explique donc-pas. Par contre, il laisse à penser que le muscle veineux, s’il peut répondre si vigoureusement à une excitation anormale, doit jouer normalement plus qu'un simple rôle passif, tonique, mais un rôle actif, systolique dans la propulsion du sang »
Cette douleur tortillante a vingt à trente
secondes après l'injection. Elle ‘est d'intensité variable, mais toujours supportable. Elle disparait au bout ‘de quelques minutes. Il ne faut la confondre avec la sensation infense de brûlure, que produit ia fusion du liquide caustique dans le tissu périveineux et qui resle localisée au point de la ponction du vaisseau, tandis que la crampe peut se faire sentir en haut vers la cuisse ou en bas jusque vers la cheville. Cette crampe n'est pas un phénomène constant ; l'oblitération de la veine peut, chez de nombreux malades, s’obtenir, sans que le sujet n'ait jamais ressenti aucune sensation douloureuse. L'’efficacité de l'injection n’est donc pas directemeni :rapport avec la formation de la douleur, malgré que la crampe, dans la plupart des cas, est « du programme ». La pusillanimité et l'imagination grossissante de certains sujets paraissent jouer un assez grand rôle dans le degré de douleur accusée. Pour éviter cette souffrance, Bacharach mélange la solution sclérosante avec un ou deux centimètres cubes de novocaïne pas ampoule, ce qui contribue, de plus, à faire accepter le traitement par les peureux. Le professeur. Sicard repousse cet anesthésiant en faisant valoir, qu'il prive le médecin ‘a critérium parfait qu'est la douleur vive, cuisante en cas d'erreur d’aiguillage ; car toute douleur intense doit faire craindre, qu’on pousse l'injection dans le tissu périvasculaire, danger sur lequel nous ne pouvons pas trop insister, et qui est si facile à éviter. La novocaïne a encore cet inconvénient d'avoir
un effet dépressif sur le cœur ; elle provoque souvent une sensation de malaise, qui impressionne inutilement le malade. |
Après un repos en position allongée d’une dizaine de minutes, le variqueux peut se lever et se rendre à ses occupations ou à son travail, ce qui fait le grand avantage de cette méthode. Elle est ambulatoire. Comme petits incidents, on peut observer parfois, très rarement, un léger hématome dans la région piquée, mais qui ne présente aucune gravité.
Dans les quelques heures qui suivent la piqüre, le malade éprouve une sensation de légère douleur au point d'injection et, dès le lendemain, la varice diminue de calibre. Après la deuxième ou troisième séance, le variqueux sent ses jambes moins lourdes. Il est déjà très soulagé.
Rarement une périveinite, peu accentuée, s’associe à l’endoveinite ; elle disparaît en quelques jours.
Les incidents généraux sont exceptionnels. Le docteur Gaugier signale deux urticaires, vite disparus, trois bourdonnements d'oreilles, un état vertigineux, le tout sans gravité aucune.
La méthode de Sicard est exempte de tout risque d'accident et même d'incident, si elle est bien conduite, et surtout si elle est appliquée en dehors de toute phlébite évolutive on ancienne. Les quelques incidents qui ont été, de-ci et de-là, publiés, ressortissent à des phlébites légères, latentes, méconnues par des opérateurs n'ayant pas suffisamment l’habitude d'examiner les états variqueux.
PP Les
Les autres substances
phléboselérosantes
Br-10DURE.
Montpellier et Lacrois, d'Alger, ont préconisé ‘ l'injection de bi-iodure de mercure. Ils emploient la solution suivante :
Bi-iodure de mercure, o gr. o1 ; Iodure de sodium, o gr. or ; Chlorure de sodium, o gr. or ; Eau distillée, r cc. ou 2 cc.
Le pouvoir thrombosant du bi-iodure est net, mais ce n’est peut-être pas à tort que le professeur Dribreuilh, de Bordeaux, nie ce pouvoir, car il faut considérer la veine normale et la veine variqueuse. Il se peut fort bien qu'à dose identique et à taux également identique, une solution bi-iodurée mercurielle puisse n’exercer aucun acte sclérosant visà-vis d’une veine normale (comme celle du pli du coude) et au contraire irriter et scléroser la paroi
endothéliale pathologique d’une veine variqueuse.
Ce
Le bi-iodure est un sel toxique, on ne doit pas en injecter en une seule séance plus de trois à quatre centigrammes. À cette dose, on peut même provoquer, si le traitement est un peu prolongé, de laisto: matite chez des malades qui ne prennent pas toutes les précautions hygiéniques dentaires pour prévenir cette complication fâcheuse et énervante.
À une dose plus élevée, on peut observer de la diarrhée et de l’albuminurie, comme d’ailleurs avec tout sel de mercure. Il faut se méfier aussi de l’idiosyncrasie de certains sujets pour le mercure (Forestier).
En second lieu, la réaction est plus brutale que celle du salicylate de soude. |
MM. Sicard et Gaugier ont observé des poussées de veinite ascendante, allant jusqu'à simuler une phlébite.
On constate assez souvent une inflammation de la région piquée, qui devient rouge et chaude. Sans qu'on puisse l’attribuer à une contamination micro- Bienne du liquide (Sicard, Haguenau).
Chez un tiers des malades, l'endroit de la piqûre devient douloureux le lendemain, et cette douleur persiste durant plusieurs jours. Il n’est pas étonnant que la plupart des médecins, qui se sont spécialisés dans le traitement des varices par les injections sclérosantes, proscrivent ou au moins conseillent à rèestreindre l'emploi de.ce sel.
Delater, avec d’autres, lui reprochent de donner des réactions inconstantes, absentes ou très violen-
tes, provoquant en ce dernier cas un large empatement, prolongeant leur induration, à peine modiliée pendant, parfois, plus de six mois (Presse Mé. dicale, t927). D’autres réservent aux cas rebelles cette injection. D'autres énfin estiment qu'il est avantageux de l’employer sur terrain syphilitique, et notamment en cas d’ulcère de cette nature. La série des injections constitue alors un traitement spécifique. En se répartissant sur le réseau à traiter, le nombre des séances nécessaires à la phlébo-sciérose n’a plus qu’une importance secondaire, dit H. Mathieu (Thèse 1923).
Mais il ne faudrait pas croire que, l'injection üe bi-iodure de mercure, poussée dans les veines variqueuses, soit plus efficace que celle envoyée dans le tissu conjonctif ou dans les muscles au point de vus de traitement antisyphilitique. Car elle n'entre pas dans le courant sanguin, mais reste contenue dans un sac variquéux à parois épaisses.
Les petites escarres presque inévitables, qui se forment au niveau des points d’injections de bi-10: dure de mercure, parlent aussi en défaveur d’un emploi usuel de ce sel comme phlébosclérosant.