‹ Considérations sur quelques affections pulmonaires des ouvriers houilleursChapitre 13 sur 36 · D DS · texte numérisé non relu

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lulaire périlobulaire infiltré d'éléments ronds. Les molécules charbonneuses pénétrant le tissu conjonetif périalvéolaire, celui-ci réagit et se vascularise, d'où diapédèse consécutive, d'où enkvystement sur place et par suite développement des fibrilles conjonctives. Quant aux enkystements dans des territoires éloignés, ils les attribuent aux lymphatiques.

Regimbeau (1), résumant les travaux de Charcot et de Tardieu, s'exprime ainsi : « Le pulvis charbonneux contenu d'abord dans l’intérieur des parois alvéolaires, pénètre dans le tissu périvasculaire et péribronchique. La trame conjonctive. irritée par la présence des particules étrangères, prolifère et s'épaissit. considérablement, au point de tripler et de quadrupler de volume. Il se fait donc là une transformation fibreuse généralisée de ce tissu, pneumonie fibreuse rendue caractéristique par le dépôt noir. Sous l'influence de la rétraction fibreuse consécutive, le champ de l’hématose est considérablement diminué. L'organe présente de plus çà et là des nodules fibreux plus ou moins noirs, imperméables à l'air, avec des vaisseaux sanguins à parois irritées et sclérosées qui perdronl à leur tour leur perméabilité et amèneront la formation de ca vernes. »

Et voici d'autre part l'examen histologique de poumons anthracosiques par notre maître, M. le professeur Carrieu (Archives de physiologie, 1888), et ses conclusions sur la pneumokoniose anthracosique : L'examen à l'œil nu des poumons les moins profondément atteints montre qu'il existe des points de parenchyme relativement sains et comme partiellement épargnés, à côté de noyaux noirs, indurés et complètement imperméables. Cette disposition indique que la lésion ainsi disséminée sans ordre n’est point commandée par le lobe pul-

(1) Regimbeau, Pneumontes chroniques (Thèse d'agrégation, 1880).

2/08 bb monaire, mais dépend plutôt du type lobulaire, qui seul peut

expliquer cette distribution nodulaire.

Examen au faible grossissement : le rasoir ayant sectionné

le lcbule pulmonaire perpendiculairement à la direction de la

bronche centrale, on voit très nettement que tes particules charbonneuses sont disposées sous forme de traînées plus ou moins épaisses où d’amas plus ou moins considérables. et cela dans deux régions bien distinctes du lobule.

1° A la périphérie, vers les limites mêmes du lobule.

2° Vers le centre du lobule autour de la bronche et des vaisseaux satellites. |

Examen au fort grossissement : la bronche a conservé son calibre normal, elle est peu ou pas altérée. La muqueuse persiste avec son épithélium à peu près indemne de dépôt charbonneux ; à peine si de loin en loin quelques cellules épithéliales renferment dans leur intérieur quelques fins granules noirâtres. La seule paroi bronchique manilestement altérée est la paroi externe conjonctive qui est fortement épaissie et dans les interslices de laquelle on rencotre des dépôts charbonneux plus ou moins considérables. Il en est de même pour l'artère et la veine, satellites de la bronche intralobulaire. Leurs parois internes sont dans les deux vaisseaux parfaitement saines, mais leurs tuniques adventices notablement hypertrophiées, remplies de granulations anthracosiques. Les altérations atteignent leur plus haut degré autour de l'artère.

Au niveau des alvéoles, on voit les travées plus ou moins épaissies, à revêtement cellulaire légèrement augmenté de volume, et peu modifié par la présence de quelques grains charbonneux, plus abondants il est vrai que dans l’épithélium bronchique.

Dans la cavité alvéolaire, après envahissement par le charbon, quelques cellulesépithéliales et des leucocytespigmentés.

On sait, depuis Grancher, que les lymphatiques du poumon

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