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Les plus graves sont les complications sensorielles, el nous décrirons surtout les ulcères cornéens et les névrites optiques.
a) Les ulcères cornéens.
C'est la complications la plus fréquente, OFFRET l’a rencontrée 21 fois sur 37.
L'uleère commence par un trouble épithélial qui s'étend aussi bien en surface qu’en profondeur. Primitivement au centre de la cornée, il gagne ensuite la périphérie. Enfin, l'ulcération apparaît après desquamation de l’épithélium. Il a peu tendance à guérir spontanément. Parfois légèrement douloureux, il peut, d’autres fois, atteindre une intensité telle qu’il nécessite l'emploi d’opiacés.
Lorsque cel ulcère est constitué, il s'étend aux différentes couches de la cornée ; puis il est recouvert d'une fausse membrane fibrinopurulente, où s'installent divers pyogènes.
Il est souvent accompagné d’un trouble de la sensibilité cornéenne, allant de l’hypoesthésie, jusqu’à l’anesthésie.
Plus tard, on constate un trouble de la chambre antérieure, et l'apparition de l’hypopion. Fréquemment à ce moment là, la cornée est perforée. Si nous avons affaire à une pelite perforation vite comblée par une hernie de l'iris, on a des chances de voir une cicatrisation par leucome adhérent, qui ne détruit pas la vision entièrement. Si au contraire, la perforation est large, le cristallin est énucléé et une panophtalmie secondaire s’installe, nécessitant l’ablation du globe oculaire, amenant ainsi une perte totale de l’œil, quand elle n’entraine pas une septicémie mortelle. Cette dernière éventualité a été relevée dans 8 % des cas compliqués, par GEssor (thèse GaLer, 1923) et dans 19 % des cas par SATTLER (1930).
Mais 1l se peut que le traitement médical ou chirurgical ait une action efficace et que l’ulcère guérisse avant d’avoir perforé la cornée, laissant alors, suivant son DR TESE un néphélion ou un leucome,
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Longtemps attribué à des facteurs mécaniques : exposition de la cornée à l’air libre, absence de protection résultant de la diminution de la sécrétion lacrymale, ces complications paraissent relever d’un mécanisme plus complexe.
Le fait qu'elles peuvent se voir alors que l’exophtalmie reste modérée (l’occlusion palpébrale se faisant normalement), la constatation assez fréquente d’une anesthésie cornéenne, font penser qu'il s’agit, dans certains cas, de troubles trophiques avec atteinte de la sensibilité cornéenne. Mais, à côté de ces ulcérations trophiques, il y a des ulcères à hypopion d’évolution foudroyante qui peuvent aboutir en quelques heures à la fonte purulente de la cornée. Dans ces cas, l’action d’un germe microbien paraît essentielle.
Vouloir parler de kèratite lagophtalmique, de kèratite trophique ou de kératite purulente, pour expliquer ces ulcères, paraît trop absolu. L'association de ces trois facteurs, avec prédominance parfois de l’un ou de l’autre, paraît être en réalité l'explication la plus véridique.
b) Les névrites opliques :
En clinique, elles se présentent sous plusieurs aspects.
D’après OFFRET, la névrite rétrobulbaire paraît la plus fréquente {2 fois dur 4). Elle se révèle par une baisse progressive de la vision avec scotome central. Mais on ne constate généralement pas de lésion du fond de l'œil.
La névrite optique totale semble moins fréquente. En 1914, Von HiPPEL a rapporté quatre cas de névrite optique associée à une hyperplasie thyroïdienne, mais sans relier les deux manifestations. |
La stase papillaire est signalée par ANDERSON, par FRIEDENWALD et par STEWENS qui constatent, en plus, dans un cas, une hémorragie du fond d’œil.
À quoi est due cette stase ? À une compression du nerf optique par l’œdème orbitaire comme le pense FUcHs, Ou bien
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à une névrite optique, en raison de la baisse visuelle. Ou enfin à une hypertension intracrânienne, causée par une lésion hypophysaire. |
Quoiqu'il en soit, le pronostic tardif de ces névrites n'est pas toujours favorable. Si l'intervention chirurgicale permet un résultat appréciable, il en est certaines cependant qui finissent par une atrophie optique (KoEGx).
Que doit-on conclure de cette étude clinique et évolution de l’exophtalmie maligne ? |
L'exophtalmie maligne se terminant presque toujours par la cécité plus ou moins complète, fait peser un grave danger à la vision.
Seules, les méthodes chirurgicales, à condition que les indications soient posées assez Lôt, dès que l’atteinte de la vision est nettement précisée, permettront bien souvent d'obtenir des résultats appréciables. Bien entendu, il y a des cas défavorables et la trépanation décompressive peut conduire à un échec. ee
Enfin, l’exophtalmie maligne n’a pas toujours cette marche inexorable : « L'évolution spontanée de l’exophtalmie maligne, après une période critique, tend à devenir spontanément favorable, » (OFFRET.) ne EN tr
Si la névrite optique et la perforation de la cornée ont pu être évitées, l’ædème orbito-palpébral diminue progressivement. Quelquefois, il disparaît complètement. D’autres fois, il se fait une stabilisation.
Pour ALEXANDER ALBERT, Ceci s’expliquerait par le balancement existant entre la sécrétion du liquide rétro-bulbaire, exerçant une pression sur la face postérieure de l'œil et sa résorption.