A, LE ROLE DU DIENCÉPHALE
A côté du rôle de l’antehypophyse et de la thyréostimuline, il faut faire intervenir également l’hypothalamus et le diencéphale. Ici, la clinique humaine seule, nous apporte des constatations intéressantes.
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Tout d'abord, l’exophtalmie a souvent été constatée dans des cas de lésions organiques du système nerveux central et en particulier, dans l’encéphalite épidémique. Plusieurs signes oculaires, d'autre part, ont été comparés à ceux que l'on observe dans la maladie de Parkinson. Ces observations entrent d’ailleurs dans le cadre plus général de maladie de la Basedow, s’installant au cours ou après une affection neurologique (ALAJOUANINE).
Inversement, la maladie de Basedow peut. entraîner des manifestations neurologiques plus ou moins importantes et VIALLEFONT et LaronTr envisagent l'existence d’une véritable encéphalite thyréotoxique, par action élective de la sécrétion thyroïdienne sur la région diencéphalo-mésencéphalique. Ces : analogies sont frappantes ; on peut y adjoindre les perturbations de la thermorégularion, du métabolisme basal, de la digestion, des métabolismes, et enfin, de l’'émotivité, symptômes tous communs à la maladie de Basedow et à certaines atteintes encéphaliques.
Nous abordons ici le problème des régulations neurohormonales. Les glandes endocrines et le système neurovégétatif exerçant l’un sur l’autre une influence régulatrice.
MaHAUXx, dans son étude des relations thyréohypophysaires, apporte des idées originales et séduisantes, quoi qu’un peu théoriques sur cette question. Pour lui, la thyréostimuline, d’origine hypophysaire, contiendrait une substance thyroxinoffine qui, se combinant à la thyroxine d’origine thyroïdienne, déterminerait un complexe neuro-stimulant qui activerait les centres diencéphaliques.
De cette étude, un peu longue peut-être, retenons donc d’abord le rôle essentiel de l’antehypophyse, par sa thyréostimuline, et du diencéphale dans la production de l’exophtalmie. Sans oublier le rôle au moins favorisant du corps thyroïde. De ces considérations, sont nées les conceptions classiques de l’exophtalmie.
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