LE PROBLÈME DE L’UNILATÉRALITÉ DES EXOPHTALMIES MALIGNES
Nous avons vu que, fréquemment, comme dans notre observalion, l'exophtalmie maligne prédomine d’un côté, soit au début de l'affection, soit pendant toute son évolution. Expérimentalement, on peut obtenir des cas semblables, en par-
ticulier avec les extraits antéhypophysaires sur des animaux :
éthyroïdés, mais d’une facon absolument imprévue.
Divers auteurs se sont attachés à ce problème. SoLAMA, dans sa thèse, cite l'hypothèse de DANITELOPOLU qui pense à une « asymétrie neurovégétalive ». Il aurait découvert, chez un malade porteur d’exophtalmie basedowienne unilatérale, une asymétrie vasculaire caractéristique et suffisante pour expliquer la plupart des symptômes. Cette asymétrie vasculaire était elle-même la traduction d’une asymétrie vaso-motrice. La cause de cette asymétrie serait ‘placée dans des lésions locales du sympathique cervical eL ces lésions agiraient alors comme des zones réflexogènes donnant des troubles paralytiques. | ee
De son côté, Justin BESANCON écrit qu’il faut « admettre des prédispositions anatomiques ou physiologiques individuelles encore mal précisées ».
Ces tentatives d'explications sont insuffisantes et il est préférable de conclure, avec H.-P. KLorz à « un problème de réceplivité Lissulaire qui, actuellement, nous dépasse », avouant, ainsi notre ignorance.
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