‹ Considérations sur un cas d'exophtalmie dite «maligne» après thyroidectomieChapitre 36 sur 41 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

La thérapeutique de cette exophtalmie maligne est dominée par une notion de pronostic. Malgré sa gravité, elle finit toujours par se guérir d’elle-même, au prix parfois de graves complications pouvant entraîner la perte de la vision : au médecin d’en éviter l'évolution.

De nombreux essais thérapeutiques ont été proposés. On peut les classer en deux rubriques :

— traitement médical,

— traitement chirurgical, le premier, ayant un caractère essentiellement pathogénique, le second n’apparaissant que symptomatique et allant jusqu’à l’agrandissement de la cavité orbitaire.

If LE TRAITEMENT MÉDICAL

a) Les paralysants du sympathique.

Si ces médicaments paraissent avoir une certaine action sur l’exophtalmie habituelle de la maladie de Basedow, leur effet est nul sur l’exophtalmie maligne.

Certains auteurs ont préconisé cependant l’Yohimbine, le tartrate d’ergatamine et le salicylate d’ésérine. Nous avons essayé, chez notre malade, le gyhimbine par voie intraveineuse : les résultats furent nuls.

b) L'iode.

D’autres auteurs ont proposé l’ide et les iodures. I est bien évident qu'ils restent sans effet dans les cas d’exoph-

talmie maligne résiduelle. Il en est de même des antithyroïdiens de synthèse.

c) Thérapeuliques hormonales.

Dans le but de « freiner l’hypophyse » on s’est proposé de traiter ces malades par des hormones physiologiquement opposées à l’action de lhypophyse : la thyroxine et la folliculine.

REICHLING signale une guérison par la thyroxine, prise à la dose totale de 40 milligrammes per os, et 8 milligrammes intraveineux, D’autres résultats sont moins brillants, Et les dangers d’une telle thérapeutique chez des malades souvent instables, au point de vue cardiaque, ne sont pas à mépriser. OFFRET, à Juste titre, n'accepte cette thérapeutique que comme adjuvant et dans le cas où le myxœdème post-opératoire l'indique formellement. Il en est de même des extraits thyroïdiens.

L'utilisation de la folliculine par voie intramusculaire, malgré ses inconvénients, nous parait moins dangereuse. Cependant, nous n’avons pas trouvé dans la littérature, d’observations de guérisons bien convaincantes. L'emploi de l'hormone cortico-surrénale ne semble pas être meilleur.

d) Les infiltrations du Sympaihiqüe.

On a proposé les infiltrations du sympathique soit pour | agir directement sur la protrusion du globe oculaire, soit pour son action indirecte sur l’hypophyse,

Nous avons tenté chez notre malade une infiltration de son ganglion cervical supérieur droit. Nous n'avons obtenu qu’un certain degré de myosis et de ptosis. Mais aucune action sur l’exophtalmie.

e) La radiothérapie. 3

Chez notre malade, elle a été appliquée sur l'orbite dans un but anti-inflammatoire et sur l’hypophyse pour en freiner les sécrétions. |

CNT ZT

RTE

Nous avons obtenu par cette méthode, nous l'avons vu, des résultats encourageants.

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