I LE TRAITEMENT CHIRURGICAL
Le traitement s'impose lorsque les essais médicaux ont echoué. On doit cependant distinguer les cas où la menace qui pèse sur la vision n’est pas trop grande el indique de petits moyens, de ceux où la gravité exceptionnelle de la poussée œdémateuse impose une intervention importante la trépabation décompressive de l’orkite qui peut devenir une opération d'urgence dans les .cas où l’exophtalmie se développe avec une très grande rapidité.
a) Les pelits moyens.
Ils sont nombreux et souvent peu efficaces. Au niveau de l'œil, on a proposé :
— La tarsorraphie, qui est souvent insuffisante à retenir la poussée ædémateuse, tentée chez notre malade ; les points n'ont pas tenu.
__ La résection du bourrelet chémotique, opération illogique, car elle ne diminue e en rien P æœædème orbitaire.
rx canthoplastie assure une protection insuffisante du globe oculaire. |
—— L’exploration de l'orbite avec ou sans ablation de la graisse rétrobulbaire se montre dangereuse et inefficace.
La sympathectomie cervicale a été également proposée.
b) La trépanation décompressive de l'orbite.
Cette opération, malgré sa gravité, apparaît comme le seul moyen de sauver la vision dans les cas particulièrement graves. Elle a pour but d'agrandir la cavité orbitaire en trépanant une de ses parois osseuses. Evitant ainsi au globe d’être comprimé par l’œdème, en attendant que ce dernier disparaisse spontanément.