‹ Considérations sur un cas d'exophtalmie dite «maligne» après thyroidectomieChapitre 38 sur 41 · SARA · texte numérisé non relu

SARA

La technique en est délicate, Divers auteurs l'ont étudiée : DoLLiNGER, le premier, en 1911, pratique l’ablation de la paroi externe de l'orbite.

—— NAFFZIGER, en 1932, a mis au point une technique classique, consistant en une résection par voie endocränienne de la paroi supérieure de l'orbite, après la création d’un volet frontal.

SEWALL fait une ethmoïdectomie bilatérale.

— Wezri et Orrrer, en 1942, signalent le danger de la voie endocrânienne de NAFFZIGER, et, mettent au point une nouvelle technique par voie latérale externe. A la fois moins shockante et plus large : la résection s'étend aux parois supérieures et externes de l'orbite. Les résultats paraissent favorables.

— ENGEL rapporte une statistique de 31 cas opérés par la technique de NAFFzIGER. Les résultats furent : 2 décès, l’énucléation, et les 28 autres malades ont conservé la vision, alors que l’on connaît le sombre pronostic de l’exophtalmie maligne.

— OFFRET Cite 3 cas opérés avec succès. La vision est considérablement améliorée, mais l’œdème tarde un peu à régresser.

Retenons donc, de ce bref aperçu thérapeutique, que &i le traitement médical s'avère bien souvent décevant, la théra, peutique chirurgicale demeure, en des mains expérimentéesla suprême ressource, et permet de poser un pronostic favorable à cette exophtalmie maligne qui, sans elle, entraînerait parfois la perte de la vision. Avant d'y arriver, il faut penser cependant à la radiothérapie orbitaire et hypophysaire qui paraît nous avoir donné un résultat encourageant.

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